SENTINELLE CHRETIENNE

Bienvenue sur mon blog: Homme 76 ans Retraité, Chrétien Évangélique, poète et écrivain publie sur blogs, n’aime pas la polémique ni la vulgarité, aime beaucoup les bonnes fructueuses échanges d’opinions. J’ai besoin de vos commentaires d’encouragement.

 

Le petit renne au nez rouge 16 décembre, 2017

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 11:05

Le petit renne au nez rouge

Quand la neige recouvre la verte Finlande

Et que les rennes traversent la lande
Le vent dans la nuit

Au troupeau parle encore de lui

Ah comme il était mignon
Le p’tit renne au nez rouge

Rouge comme un lumignon

Son p’tit nez faisait rire

 

On l’appelait Nez Rouge
Chacun s’en moquait beaucoup

On allait jusqu’à dire
Qu’il aimait boire un p’tit coup

Une fée qui l’entendit
Pleurer dans le noir

Pour le consoler lui dit :
« Viens au paradis ce soir »

 

Comme un ange Nez Rouge
Tu conduiras dans le ciel

Avec ton p’tit nez rouge
Le chariot du Père Noël

Quand ses frères le virent d’allure aussi leste
Suivre très digne les routes célestes
Devant ses ébats
Plus d’un renne resta baba

 

On l’appelait Nez Rouge
Ah comme il était mignon
Le p’tit renne au nez rouge
Rouge comme un lumignon

Maintenant qu’il entraîne
Son char à travers les cieux
C’est lui le roi des rennes
Et son nez fait des envieux

 

Vous fillettes et garçons
Pour la grande nuit
Si vous savez vos leçons
Dès que sonnera minuit

petit point qui bouge
Ainsi qu’une étoile au ciel
C’est le nez de Nez Rouge

Annonçant le Père Noël (bis)

 

« Rudolf the red nosed Reindeer »
Adaptation française : Jacques Larue

 

 

Préhistoire et histoire de l’humanité (14 articles) 8 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 17:30

 

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Sédentarisation et agriculture (12.500 a J.C.) ( 1 ) 7 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 9:37

Nous sommes dans la préhistoire (la période ou l’homme n’avais pas encore inventé l’écriture, l’histoire commence avec l’écriture).

Entre l’an 12.500 et l’an 7.500 avant JC, de petites communautés humaines commencent à se grouper dans des villages permanents. Puis elles développent l’agriculture en complément de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Elles pratiquent ensuite l’élevage et enfin cultivent les arts du feu, notamment la poterie et la métallurgie du bronze.Les hommes cessent d’être seulement des prédateurs qui puisent leur subsistance dans la nature. Ils deviennent des producteurs qui renouvellent ce qu’ils consomment (graines, gibier) par les semis et l’élevage. Ce changement est observé au Moyen-Orient et presque simultanément en Chine du nord, au Sahara et dans la Cordillère des Andes.


Jeanne Laffont.Avant l’agricultureAvant que ne survienne ce changement, les premiers hommes vivaient dans des abris sous roche et tiraient leur subsistance de la chasse, de la pêche et de la cueillette… Ainsi vivaient par exemple les hommes qui décorèrent les grottes de Lascaux et d’Altamira (16.000 ans avant notre ère).
Nomades et peu nombreux (quelques centaines de milliers en tout et pour tout), ils parcouraient la terre en quête de nourriture. Ils jouissaient sans trop de mal des fruits de la Terre, d’autant qu’après la dernière glaciation, qui remonte à 16.000 ans avant JC, le réchauffement du climat avait favorisé dans les zones tempérées la prolifération du gibier, des céréales (blé et orge) et des légumineuses (pois ou lentilles).

Ces premiers hommes utilisaient des pierres et des os pour se défendre, découper la viande et déterrer les racines. Pour rendre ces outils rudimentaires plus coupants et plus pointus, ils les taillaient avec du silex (une pierre extrêmement dure). Cette lointaine époque est pour cela appelée l’Âge ancien de la pierre taillée, ou Paléolithique (du grec palaios, ancien, et lithos, pierre). Elle a duré 20.000 ans.

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Mines à silex ( 2 ) 6 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 9:32

Le silex, roche siliceuse très dure, est présent sous forme de gisements dans certains sols calcaires. Il a été très utilisé par les premiers hommes et même, au temps des pharaons, par les Égyptiens.Les meilleurs gisements étaient exploités comme des mines de charbon et la précieuse pierre faisait l’objet d’échanges commerciaux. On peut voir une reproduction de mine de silex à Samara, près d’Amiens.
Premiers villages
Tout change vers 12.500 ans avant JC. Le changement est si important que les préhistoriens le qualifient de «révolution néolithique».

Le mot Néolithique a été forgé en 1865 par le banquier et naturaliste sir John Lubbock à partir du grec neos, nouveau, et lithos, pierre. Il signifie l’Âge nouveau de la pierre polie et fait suite au Paléolithique… l’Âge ancien de la pierre taillée.

Le Moyen-Orient se couvre à cette époque-là de graminées (céréales) et l’«on a pu calculer qu’une personne pouvait récolter en deux semaines assez d’engrain sauvage pour nourrir une famille de quatre personnes pendant un an»

Au Proche-Orient, dans la région du Jourdain, certaines communautés profitent de cette nourriture abondante à portée de main pour habiter à plusieurs familles dans un village permanent plutôt que de se déplacer sans cesse et de dormir dans des abris de fortune. Ils choisissent de vivre groupés mais sans rien changer à leur pratique de chasseur-cueilleur.

Ces villages marquent le début d’une période charnière appelée Mésolithique (du mot grec mesos qui signifie milieu).
L’archéologue Jean Perrot a mis à jour le site d’un tel village à Mallaha, au nord d’Israël, en 1955. Il s’agit d’un hameau de cinq ou six maisons rondes, semi – enterrées et en dur, construit entre 12.500 et 10.000 avant JC. Des hameaux similaires ont été aussi mis à jour près du Mont Carmel et sur le site de Ouadi en-Natouf d’où l’appellation de Natoufiens donnée par les savants aux représentants de cette lointaine culture.

«Par leur sédentarité, ces groupes accrus s’enracinent en outre dans un milieu stable, où la société des morts, dont témoignent les premiers cimetières mêlés aux habitants, renforce métaphoriquement celle des vivants et peut légitimer en quelque sorte son implantation fixe», écrit Jacques Cauvin

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Rencontre du chien et de l’homme ( 3 ) 5 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 9:27

Avec les Natoufiens du Mont Carmel (Israël), qui vécurent 10.000 ans avant JC, nous découvrons le plus ancien ami de l’homme : le chien. C’est le premier exemple de domestication animale… Les hommes du Mésolithique ont attendu trois mille ans avant de domestiquer un nouvel animal : la chèvre ! Au cours du demi -millénaire suivant (10.000 à 9.500 avant JC), dans la même région, les Khiamiens multiplient les représentations de femmes. Il s’agit de figurines en calcaire assimilables à une déesse Mère. Elles cohabitent avec des représentations de taureaux, le taureau étant le symbole de la force virile et indomptable. Les cultes de la déesse Mère et du taureau se diffusent de concert… de même que la vénération des crânes.

Premiers semis

Après qu’ils aient commencé à se grouper dans des villages permanents, les hommes ont commencé à pratiquer l’agriculture. Les archéologues ont repéré les premiers signes d’une domestication des céréales chez les Khiamiens de l’oasis de Damas.

De tous temps, les hommes avaient observé qu’une graine tombée dans le sol générait une nouvelle plante mais ils n’avaient pas exploité cette observation. Cette fois, les villageois prennent l’initiative de récolter des graines et de les semer sur place ou à proximité de leurs habitations.

C’est le début de l’agriculture. Les origines de ce changement ne sont pas complètement élucidées mais le préhistorien Jacques Cauvin peut toutefois affirmer que «le passage à l’agriculture n’est pas, à ses débuts, une réponse à un état de pénurie»

Plantes sauvages, plantes cultivées

Le tournant agricole se repère à la modification des caractères génétiques des restes végétaux qu’ont retrouvés et analysés les archéologues. Les céréales sauvages ont des graines qui, à leur maturité, s’envolent d’elles-mêmes au premier souffle de vent. C’est la condition de leur reproduction. Or, les hommes, quand ils récoltent les graines mûres en vue de leur consommation ou d’un semis volontaire, prennent, par la force des choses, les graines qui sont restées attachées à l’épi du fait d’une mutation génétique rare.

C’est ainsi que les céréales mutantes caractérisées par un rachis solide (le rachis désigne la fixation de la graine à l’épis) tendent à se multiplier dans les zones cultivées, au détriment des céréales ordinaires. C’est à ce phénomène que les archéologues reconnaissent l’existence de pratiques agricoles.

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Révolution culturelle ( 4 ) 4 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 9:59

Des deux millénaires qui s’écoulent entre 9500 et 7500 avant JC, il nous reste des vestiges remarquables sur le site de Jéricho, la plus ancienne des villes actuelles, comme sur celui de Mureybet, au bord de l’Euphrate (l’Irak actuel).

Selon les propos de Jacques Cauvin, ces vestiges témoignent d’un véritable choc culturel avec la banalisation de l’agriculture, l’apparition de l’élevage et le développement d’une civilisation urbaine, avec aussi une hiérarchie sociale et une segmentation par profession.

Une nouvelle architecture émerge avec des maisons à plan rectangulaire. La forme ronde est dès lors réservé aux maisons communautaires ou aux sanctuaires (comme aujourd’hui le chevet des églises ou le mirhab des mosquées).

Les maisons rectangulaires non enterrées et les premières chèvres domestiquées témoignent de la volonté des hommes de s’affranchir des éléments naturels et de les dominer.

La révolution néolithique se diffuse assez vite du Levant (la région du Jourdain) vers l’Anatolie (la Turquie actuelle). On en trouve les traces à Cayönu et Nevali ainsi qu’à Catal Hüyük. Le site archéologique de Catal Hüyük, près du lac de Konya montre des maisons resserrées, auxquelles on accède par le toit (à cause du climat froid de la région).

Ce village aurait été fondé vers 7.500 avant JC. Enfin, entre 7.500 et 6.200 avant JC, c’est l’explosion, le «grand exode» ! Des migrants diffusent l’économie urbaine et agro-pastorale du néolithique au-delà du Moyen-Orient, vers l’Europe comme vers les monts Zagros (Iran).

L’émergence au Néolithique de la sédentarisation et de l’agriculture a partout des conséquences incalculables sur l’organisation sociale. Il faut que chacun se prémunisse contre le risque de se faire dépouiller de ses cultures et de ses provisions. Ainsi naissent la propriété et le droit qui s’y attache !

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Vers l’âge des métaux ( 5 ) 3 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 9:53

La révolution néolithique se clôt avec l’apparition de la poterie et des premiers objets métalliques.

- poteries et céramiques :

Moulées à la main (sans tour) et cuites au four, les premières poteries sont fragiles. Elles n’en permettent pas moins des changements culinaires importants en autorisant la préparation de soupes et bouillies.
Notons que la poterie surgit au Japon dès le XIIe millénaire avant JC et dans le Sahara au IXe millénaire, soit bien avant l’invention de l’agriculture !

- Travail des métaux :

Pour travailler la terre, les paysans utilisent des outils de plus en plus spécialisés : houe, faucille,… Ces outils sont en bois, en pierre polie, voire en bronze. Dès 4.500 ans avant JC, les hommes du Levant s’aperçoivent qu’en faisant fondre certaines roches (il s’agit de minerais), ils obtiennent un matériau mou et malléable à chaud qui devient très dur et résistant en refroidissant. Quand il est bien modelé à chaud, ce matériau (le métal) rend plus de services que la pierre taillée ou polie. Le premier métal qu’apprennent à travailler les hommes est le bronze. C’est ainsi qu’après l’époque néolithique vient l’Âge des métaux.

Vers des métiers spécialisés :

Les paysans font appel à des artisans spécialisés pour leur fournir les outils et les vêtements dont ils ont besoin. Ces artisans tissent la laine du mouton ainsi que des fibres végétales comme le lin ou le chanvre, pour en faire des vêtements. D’autres fabriquent des poteries en terre cuite pour conserver les céréales et l’huile ainsi que pour cuire les aliments…

Au Moyen-Orient, au bout de quelques milliers d’années, les pluies se faisant plus rares, les populations d’agriculteurs se concentrent dans une région en forme de croissant que nous appelons pour cette raison Croissant fertile.

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Le Croissant fertile ( 6 ) 2 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 9:46

Dans cette région aujourd’hui en grande partie désertique qui va de l’Égypte à la Mésopotamie (l’Irak actuel) sont nées les villes, l’agriculture et l’écriture !

Dans ce Croissant fertile, de grands fleuves favorisent l’irrigation des champs et compensent la raréfaction des pluies. Ces fleuves sont le Nil, qui traverse l’Égypte, le Jourdain, qui baigne la Palestine et surtout le Tigre et l’Euphrate dont le bassin forme la Mésopotamie (aujourd’hui l’Irak).

L’écriture, apparue presque simultanément en Mésopotamie et en Chine, 3 à 4.000 ans avant notre ère, engendre les premiers États avec un embryon d’administration. L’humanité entre dans l’Histoire…

La Bible et la révolution néolithique

La Bible des Hébreux, ensemble de textes faisant référence à des événements immémoriaux, témoigne, d’après le préhistorien Jacques Cauvin, d’une singulière concordance avec le déroulement de la révolution néolithique.

Ainsi la découverte de la nudité par Adam et Ève serait-elle assimilable à la révélation de la finitude de la vie; la perte du jardin d’Eden traduit l’éloignement de la divinité (opposition architecturale entre le cercle et le rectangle) ; Caïn illustre l’avènement de l’agriculture et Abel, son frère cadet, de l’élevage.

3300 avant JC «L’Histoire commence à Sumer»

«L’Histoire commence à Sumer» selon la formule célèbre de l’historien américain Samuel Noah Kramer.
Située au sud de l’Irak actuel, Sumer est une région de l’antique Mésopotamie, une expression qui veut dire : «le pays d’entre les fleuves», d’après les mots grecs méso, (milieu), et potamos (fleuve).

Cette région du Moyen-Orient, très ensoleillée et manquant de pluies, doit son nom au fait qu’elle est traversée par deux grands fleuves, le Tigre et l’Euphrate. Ces fleuves ont attiré très tôt de nombreuses communautés humaines et favorisé le développement de l’agriculture.

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Our, la cité d’Abraham ( 7 ) 1 novembre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 19:07

Dans cette région aujourd’hui en grande partie désertique qui va de l’Égypte à la Mésopotamie (l’Irak actuel) sont nées les villes, l’agriculture et l’écriture !
Ourouk, première cité – État

Vers 3.300 avant JC, se produit la révolution urbaine avec l’apparition, dans la région de Sumer, de nombreuses cités avec une organisation sociale hiérarchisée, dominée par un roi – prêtre. Ces communautés pratiquent le culte de la déesse de la fécondité.

L’une des plus prestigieuses de ces cités – États est Ourouk (en anglais Uruk, Érek dans la Bible, aujourd’hui Warka). Peuplée à son apogée de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, elle a engendré la légende épique du roi – héros Gilgamesh. Cette légende évoque un déluge semblable à celui dont parle la Bible.

Ourouk est aussi à l’origine de la première écriture de l’histoire humaine. Il s’agit de signes gravés avec la pointe d’un roseau sur des tablettes d’argile humides qui sont ensuite séchées au soleil ou cuites au four. Ces signes sont en forme de clous ou de coins d’où le qualificatif de cunéiforme donné à cette écriture (d’après le latin cuneus, qui signifie coin).

Our, la cité d’Abraham

Sur les bords de l’Euphrate se développe au cours du millénaire suivant, la cité d’Our. De cette cité serait originaire Abraham, à l’origine du peuple hébreu !
La nécropole d’Our témoigne de la grandeur de la civilisation sumérienne. Avec environ 2.000 tombes dont beaucoup richement meublées et décorées, elle est contemporaine des pyramides d’ Égypte (2700 à 2500 avant JC)…

Nous avons conservé de l’époque sumérienne de nombreux cylindres-sceaux, des milliers de tablettes d’argile recouvertes de caractères cunéiformes et bien sûr d’innombrables oeuvres d’art : représentations de dieux et de rois.

Les apports de Sumer s’étendent à l’astronomie et au calcul. Bénéficiant d’un ciel très pur, les habitants de la région ont pris le temps d’observer les astres. Ils sont devenus très férus d’astronomie et nous leur devons la division sexagésimale du temps et du cercle : 60 minutes dans une heure, 24 heures dans une journée, 360 degrés dans un cercle…

À la lumière de toutes ces avancées civilisatrices, on conçoit que les auteurs de la Bible aient situé le paradis terrestre en Mésopotamie, sur le site actuel de Bagdad

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Déclin et renaissance de Sumer ( 8 ) 31 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 18:58

Grâce à l’écriture, les chefs des cités sumériennes transmettent plus facilement leurs ordres à leurs soldats et à leurs adjoints. Personne ne peut faire mine d’ignorer ces ordres. L’autorité des chefs s’accroît et conduit à la naissance de véritables États avec une administration efficace et des sujets obéissants.

Pendant le IIIe millénaire avant JC, les cités -États de Sumer ne cessent de se combattre entre elles un peu comme les républiques urbaines de l’Italie de la Renaissance. Ces rivalités vont causer leur chute.

Vers 2300 avant JC, la région de Sumer est soumise par un conquérant venu du pays d’Akkad, au nord de la Mésopotamie. Il s’agit de Sargon 1er, roi d’Agadé. Les nouveaux maîtres, les Akkadiens, semblent être des Sémites venus de la péninsule arabe. Leur langue est parente de l’arabe comme de l’hébreu. Ils tirent leur supériorité militaire de la maîtrise de l’arc.

Le déclin rapide de la dynastie akkadienne entraîne une renaissance des cités sumériennes, à commencer par Our. L’une des principales rivales d’Our est Lagash, dont le prince le plus célèbre est Goudéa. Nous en avons gardé de nombreuses et belles représentations en calcite.
Au tournant du IIIe millénaire au IIe millénaire, après l’an 2000 avant JC, les cités sumériennes vont laisser place à une cité de Mésopotamie centrale promise à la plus glorieuse des destinées :

Babylone De la ziggourat à la tour de Babel

Vers 5000 avant JC apparaissent en Mésopotamie des temples à plateforme. Ils vont donner naissance au fil du temps à un modèle architectural appelé à faire date : la ziggourat. Il s’agit d’un temple édifié sur une pyramide à étages, à base carrée. L’ensemble est construit en briques, comme tous les édifices de la région.
Les premières ziggourats sont bâties à Our, Ourouk et Nippur vers 2100 avant JC, par le roi Our -Nammou. À Ourouk, la ziggourat se tient au cœur d’un sanctuaire appelé Eanna, voué à la déesse Inanna (ou Innin).

Au fil du temps, les ziggourats vont se multiplier en Mésopotamie du sud. En briques, elles se feront de plus en plus élevées, par addition d’étages, jusqu’à atteindre la hauteur de 90 mètres pour celle de Babylone, Etemenanki (Temple des fondations du ciel et de la terre), dédiée au dieu Mardouk.

La ziggourat de Babylone est à l’origine du mythe biblique de la tour de Babel (les premiers hommes auraient élevé cette tour pour atteindre le ciel et défier Dieu ; celui-ci les aurait punis de leur arrogance en détruisant la tour et en leur faisant parler des langues différentes de façon à les diviser à jamais). Le minaret de l’ancienne mosquée de Samarra (Irak), construit au IXe siècle, a inspiré les représentations modernes de la tour de Babel.

Bibliographie

On peut lire sur la Mésopotamie ancienne l’ouvrage -culte de Samuel Noah Kramer : L’Histoire commence à Sumer (Arthaud). Je recommande aussi l’Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient ancien (Michael Roaf, Brepols, 1991), clair et riche en documents.
Alban Dignat.

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