SENTINELLE CHRETIENNE

Bienvenue sur mon blog: Homme 76 ans Retraité, Chrétien Évangélique, poète et écrivain publie sur blogs, n’aime pas la polémique ni la vulgarité, aime beaucoup les bonnes fructueuses échanges d’opinions. J’ai besoin de vos commentaires d’encouragement.

 
  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2014

L’enlèvement de l’Eglise pour revenir sur terre 27 octobre, 2014

Classé dans : religion — Sentinelle Chrétienne @ 12:36

alerteenlevement-1

untitledjesusressuscit.bmp

David Vincent / L’enlèvement de l’Eglise : fuite au ciel ou accueil sur Terre ?

L’enlèvement est un sujet qui suscite beaucoup de débats dans le monde évangélique, notamment entre les « pré-tribulationistes » et les « post-tribulationistes ». Toutefois à peu près tous sont d’accord pour définir l’enlèvement comme le départ des chrétiens vers le ciel.

Il me semble cependant que cette conception ne correspond pas tout à fait à la pensée de l’apôtre Paul, et j’aimerais dans cette chronique ré-examiner le texte d’1 Thessaloniciens 4 : 16-17 avec vous : « Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre (apantèsis) du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Apantèsis

Le terme clef de ce verset est « apantèsis » qui est traduit par « rencontre » dans la plupart des Bibles. Si en français le terme de « rencontre » est assez neutre, le terme grec « apantèsis » peut en revanche avoir un sens beaucoup plus précis et décrire un mouvement bien codifié. Il s’agit du protocole d’accueil réservé aux personnalités importantes.

On peut relever trois temps :

1) La personnalité importante se dirige vers une destination (point A), pendant que d’autres personnes l’attendent à ce point A.

2) Les personnes qui attendent au point A apprennent que la personnalité va bientôt arriver. Elles sortent donc à sa rencontre.

3) Lorsque ces personnes rencontrent la personnalité importante, elles font demi-tour et accompagnent cette personnalité importante jusqu’à sa destination (le point A). Les personnes sorties à sa rencontre sont donc revenues à leur point de départ.

Le but de « l’apantèsis » est en fait de constituer une escorte pour honorer la personnalité importante qui arrive. La plupart du temps, il s’agissait d’empereurs, de rois ou de gouverneurs qui venaient rendre visite à une cité.

Avant de revenir sur le verset qui nous intéresse, j’aimerais relever les deux autres passages où ce terme est employé dans le Nouveau Testament.

La venue de l’époux

Le premier de ces deux passages est Matthieu 25 où le terme apparaît deux fois. Ce passage est particulièrement intéressant puisqu’il nous parle justement de la venue de l’époux.

« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre (apantèsis) de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre (apantèsis) ! »

Nous retrouvons à nouveau les trois étapes décrites précédemment :

1) L’époux se dirige vers la salle des noces où les vierges attendent devant la porte

2) Au milieu de la nuit, les vierges apprennent l’arrivée de l’époux et vont donc à sa rencontre

3) Lorsqu’elles rencontrent l’époux, elles font demi-tour et accompagnent l’époux jusqu’à la salle des noces. Les vierges sont donc revenues à leur point de départ.

Paul à Rome

Le dernier emploi du terme apantèsis se trouve en Actes 28 : 15

« De Rome vinrent à notre rencontre (apantèsis), jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois Tavernes, les frères qui avaient entendu parler de nous. Paul, en les voyant, rendit grâces à Dieu, et prit courage. »

Là encore nous retrouvons les trois étapes

1) Paul et Luc se dirigent vers Rome

2) Les frères qui apprennent sa venue sortent immédiatement à sa rencontre

3) Quand les frères ont rencontré Paul, ils font demi-tour et l’accompagnent jusqu’à Rome

Revenons donc à la venue de Jésus.

La venue de Jésus et « l’enlèvement »

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre (apantèsis) du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » 1 Thessaloniciens 4 : 16-17

Nous retrouvons ici le même schéma en trois temps :

1) Jésus descend du ciel et se dirige vers la Terre

2) Alertés de sa venue, les chrétien(ne)s viennent à sa rencontre, c’est l’enlèvement. Comme Jésus descend et que les chrétiens montent, cette rencontre se passera dans les airs

3) Mais, dès que les chrétiens ont rencontré Jésus dans les airs, ils redescendent avec Lui sur Terre

Le but de « l’apantèsis » n’est donc pas de quitter la Terre et de partir, même temporairement, au ciel, mais d’accompagner Jésus lors de son retour sur Terre.

David Vincent

 

 
  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2014

Superman de il y a 5000 ans, 8 / 12 de Genèse 1-11 18 octobre, 2014

Classé dans : Théologie — Sentinelle Chrétienne @ 13:26

imagesCAXZJ0YS

De: http://www.fmboschetto.it/religione/libri_storici/introd.htm

Une vision de l’histoire en 12 articles en lisant Genèse 1-11

8° l’article sur 12. Théologie de Genèse 1-11

Un Superman de il y a 5000 ans

Les Juifs, étaient esclaves à Babylone 587-539 av. JC, et avait donc de bonnes raisons de détester cette ville, qui avait détruit leur temple et leur nation, et également cherchait à détruire leur foi. or, à Babylone, les Juifs ont vu l’énorme tour avec des marches qui était la ZIGGURAT, c’était le temple principal de la ville; on dit qu’elle était vraiment grande et impressionnante, et nous ne sommes pas surpris, vue qu’elle a laissé une trace même dans la Bible!

Cette ziggourat était, une tour avec des grand gradins, simili non pas tellement aux pyramides égyptiennes, mais plutôt à ceux des maya qui encore aujourd’hui s’élèvent en Amérique centrale, faites de parallélépipèdes superposées, toujours plus petits au fur et en mesure que on va vers le haut, avec un petit temple au sommet. Ainsi, il s’agissait d’un lieu de culte païen, hostile au vrai Dieu. Voila une vraie photo et une reconstruction de la célèbre ziggourat d’Ur, l’unique qui soit parvenu jusqu’à nous (de celle de Babylone, il ne restent que les fondations, ce qui sonne presque comme un dernier signe de la désapprobation de Dieu!).

Nous nous sentons alors dans le droit de nous demander, cette ziggourat quel impression a fait aux Juifs, quand ils sont arrivés esclaves à Babylone? Évidemment, de illimitée SUPERBIE PRETENTIEUSE et ORGOILLEUSE. Les Babyloniens étaient si fiers et prétentieux qu’ils ont voulut construire leurs temples si élevés au point de défier et presque à percer les cieux!

Ainsi est née un autre conte, qui on peut le définir étiologique (la fonction qui explique l’origine d’un fait, d’un récit mythologique) dans le sens où il veut justifie l’existence de nombreux peuples différents sur la terre; mais ceci est un aspect secondaire. Le point crucial historique du récit doit être récupéré justement dans la haine ressenti par les Juifs à l’encontre de la superbe Babylone.

Pensez-y: même dans l’Apocalypse, qui est chronologiquement l’un des derniers livres du Nouveau Testament, elle est entendue comme l’ennemi par l’excellence, de sorte que le nom de Babylone est également utilisé pour indiquer Rome (Apocalypse 17:1 à 18:24). Même aujourd’hui, influencé par la Bible hébraïque, quand on voit une confusion terrible, nous la définissons une «Babylone»!

Et ainsi donc, qui nais l’idée que les humains, à un certain moment de leur histoire, se sont arrêté à un certain point précis, la plaine de Schinear. Cet emplacement est mentionné huit fois dans l’Ancien Testament, entre autres dans le chapitre 1 de Daniel et Zacharie chapitre 11, où est identifié avec ce qui est maintenant connu comme la Mésopotamie centrale, c’est à dire la où le Tigre et l’Euphrate s’approchent dans leurs cours jusqu’à 40 km. Selon la plupart des spécialistes, Shinéar est en relation avec la Sangar égyptienne (cité dans les célèbres textes de Tell el -Amarna, la capitale de Akhenaton) et Singara, une ville au pied de la montagne homonyme en Mésopotamie, qui était une colonie romaine aux temps de l’empire, mais il y a certains qui tire ce terme de « Sumer. »

Dans tous les cas, il s’agit d’un pays pauvre de la pierre, mais riche en argile et de bitume, tout comme la zone dans laquelle a été fondée la grande Babylone. Maintenant il n’y a que des ruines, mais elle, avec Thèbes « des cent portes’’ et quelques autres, a été considéré comme l’une des plus grandes villes du monde pré hellénique, si bien que les jardins suspendus de Babylone, selon la légende, construit par Sémiramis, ont été considérés comme l’une des sept merveilles du monde antique. Et cela n’était pas peu de chose, parce que cinq d’entre eux (le colosse de Rhodes, le phare d’Alexandrie, la statue de Zeus à Olympie, le tombeau du roi Mausole à Halicarnasse et le temple de Diane à Éphèse) étaient grecs, et seulement deux (les pyramides de Gizeh et, bien sûr, les jardins suspendus) sont antérieures au monde grec. Cela signifie que les Grecs, qui ont compilé cette liste, les aimait beaucoup! (les pyramides égyptiennes sont la seule des sept merveilles existantes aujourd’hui.).

Puisque Babylone est si grand et fière, alors elle a du avoir un fondateur aussi superbe qu’elle. Ceci est identifié par la Genèse en NIMROD (ou Nemrod), ce que Dante appelle « Nembrotte » en langage Florentin, et qui est condamné à «l’enfer à ne pas parler une langue qu’elle soit compréhensible et à ne pas en comprendre aucune. « (Inferno XXXI, 77-78).

Nemrod il est le fils de Cush, à son tour fils de Cham, (comme tous les grands héros de l’antiquité, lui est donné une généalogie précise), et la Genèse le dépeint comme un homme fort, comme une sorte de «surhomme», le « superman » ou « Goldorak » de l’époque. L’auteur souligne que, en fait, qu’il était «grand chasseur devant le Seigneur», parce que la chasse été considérée comme une démonstration de force contre les bêtes et contre la nature hostile; dans le monde sémitique cela avait été, en effet, devenu un proverbe disant «grand chasseur devant l’Éternel, comme Nimroud. » Ce proverbe, évidemment répandue à l’époque de l’auteur biblique (un peu aussi comme sont populaire aujourd’hui «courir aussi vite que Achille» ou ‘’caste comme Cléopâtre »), régulièrement intégré dans le livre de la Genèse, et il lui est donné une étiologie.

Le royaume de Nimrod, le chasseur

Ensuite, il est dit: « les prémices de son royaume furent Babel, Erec, Accad et Calne dans la plaine de Schinear. » De Babel on dira plus ci-dessous. Erec est la Uruk patrie de Gilgamesh, tandis que Akkad était la capitale de Sargon, le souverain le plus puissant dans le troisième millénaire avant JC, fondateur du première grand empire de l’histoire humaine: il est possible que Nimroud a absorbé une quelques « fanfaronnade » attribué au héros sumérien Gilgamesh et puissant roi akkadien. Plus mystérieux est la place de Calne, qui ne correspond pas à l’une des grandes villes de la Mésopotamie nommés sur nos livres d’histoire.

Le célèbre archéologue William Foxwell Albright (1891-1971) a proposé que ceci n’est pas vraiment un nom propre d’une ville, mais seulement le mot hébreu qui signifie «toutes». Le texte devrait donc être lu:

‘’les prémices de son royaume furent Babel, Erec, Accad, toute dans la plaine de Schinear. » Mais, étant également mentionné dans Amos 6:2 et Isaïe 10:9, certains ont proposé l’identification avec des villes qui ont existé. Le premier a été Saint-Jérôme, qui a suggéré d’identifier Calne avec Ctésiphon, la capitale de l’empire des parthe et puis de Sassanide, très puissante en son temps.

Par contre, le Easton Bible Dictionnaire de 1897, sur la base de quelques citations du Talmud, collègue Calne à Nippour, une des plus anciennes villes sumériennes, à environ 60 miles au sud-est de Babylone, dans le site de l’actuelle Nuffar en Irak. C’est la Calne de la Genèse? D’autres commentateurs ont voulu voir dans Calne le centre de Kullan-Koy dans le nord de la Syrie, ou Canneh, mentionné dans Ézéchiel 27:23 comme l’une des villes avec lesquelles Tyr négociés activement, ou même la ville de Kainah mentionné par Xénophon sur la rive ouest du Tigre, près de la Haute Zab. Dans tous les cas, une Calne est mentionnée dans les conquêtes des rois assyriens Salmanasar III et Tiglatphalasar III.

La liste des villes fondées par Nimrod poursuit avec Assur, Ninive, Rehoboth-Ir et Calach. La ville d’Assur, qui a donné son nom à l’Assyrie, était placé sur le Tigre à 350 km au nord de Babylone. Beaucoup plus connu d’Assur est Ninive, qui (c’est un particulier inconnu à plusieurs) était la capitale de l’Assyrie seulement qu’au cours du dernier siècle de leur empire, le VII av. JC. Avant d’être élevé à la capitale par le roi Sennachérib (704-681 avant J.-C.), était une petite ville, bien que d’origine ancienne, et par conséquent, il semble bien difficile que Nimrod puisse l’avoir fondée en même temps que les autres métropoles de la Mésopotamie antique tel que Babylone, Uruk, et Akkad .

Au moment de la rédaction finale du Pentateuque, cependant, Ninive était une ville très puissante, et seulement l’alliance entre les peuples les plus guerrière du monde a pu avoir raison d’elle; d’où l’anachronisme (l’auteur Biblique la croyait aussi ancienne que Uruk). L’emplacement de Rehoboth-Ir n’est pas connue; mais étant donné que ce terme peut signifier « larges rues‘’, il peut se référer à Ninive elle-même, plutôt que à une autre ville différente, alors peut-être on devrais lire « Ninive des larges rues » (une épithète de saveur homérique).

Calach a été fondée par le roi Salmanasar I (1265-1233 avant JC) comme la nouvelle capitale de l’empire assyrien au lieu d’Ashur et aujourd’hui les Arabes l’appellent Nimrud, en l’honneur de son fondateur légendaire. Le verset 11 du chapitre 10 énumère ensuite toutes les trois capitale assyrienne Assur, Ninive et Kalach, attribuant sa fondation au petit-fils de Cham. Le verset suivant, cependant, ajoute à la liste la ville de « Résen entre Ninive et Kalach, et celle-ci c’est la grande ville« . Laquelle des trois sera la grande ville dans l’esprit de l’auteur de la Bible: Résen, Ninive ou Kalach? La logique voudrait Ninive, en partie parce que on ne connais pas de «grande ville» de la Mésopotamie appelé Résen fondée entre les deux capitale assyrienne.

Certains ont identifié Resen avec Karamlish, dans le nord de l’Irak, à 30 km au sud-est de Mossoul: c’était déjà en fait un centre habité important à l’époque sumérienne, mais a été détruit pendant la rébellion de Assurdaninpal contre son père, le roi assyrien Salmanazar III (859-824 av. JC), et a décliné rapidement.

Cependant, le roi Sargon II (722-705 avant JC), le destructeur de Samarie, l’avait restauré et utilisé comme sa capitale temporaire; selon certains, donc c’est la raison pour laquelle l’auteur biblique l’a appelée «la grande ville», car elle l’était à l’époque où a été formé le texte des entreprises de Nimrod tel que aujourd’hui nous est parvenu . Dans les langues sémitiques « RESEN » peut signifier « réservoir d’eau », et en fait Karamlish est une oasis entourée de collines: l’endroit idéal, donc, dans lequel le légendaire Nimrod aurais pu construire une «grande ville».

Mais qui est ce bienheureux Nimrod? Son nom peut dériver du verbe hébreu maradh, «se rebeller». Dans le Talmud de Babylone, en fait, il est dit: « Pourquoi, alors, a été appelé Nimroud ? Parce que il a incité tout le monde à se rebeller contre la souveraineté de Dieu« , en commençant la construction de la Tour de Babel, comme nous le verrons bientôt. Les villes fondée par lui correspondent à l’empire de Sargon le Grand, qui a vécu autour de 2300 avant JC, fondateur de la dynastie d’Akkad, la première qui a unifié toute la Mésopotamie. Même de lui, comme du Nimrod biblique, on racontait des exploits légendaires (lui-même affirme qu’il a été confié aux eaux de l’Euphrate dans un panier, comme Moïse, et d’avoir été recueillis et élevés par Akki, le jardinier des dieux, pour après profiter des grâces d’Ishtar, la déesse de l’amour).

Sargon

Sargon di Accad, Museo Nazionale dell’Iraq

Ici, vous pouvez voir un portrait en bronze qui provient de Ninive; il semble peu probable, cependant, que l’Auteur Biblique a été inspiré par un personnage si loin de lui. Il est un fait que la chasse était l’une des occupations des empereurs assyriens (parmi les sujets de prédilection de l’art de ce peuple sont les grandes scènes de chasse au gros gibier dont leurs rois sont les protagonistes). Et l’un des premiers entre les rois assyriens était Tukulti-Ninurta I (« ma confiance est en Ninurta », le dieu de la guerre), fils et successeur de Salmanasar I, qui régna entre 1233 et 1207 av. JC. Il a vaincu les Hittites et les Kassites, il a conquis Babylone et a jeté les bases de la grandeur de son peuple.

Il était plus ou moins contemporain de la guerre de Troie et l’Exode des Hébreux d’Égypte. Le souvenir de ses exploits est arrivé jusqu’aux historiens Grecs de l’époque hellénistiques, qui l’ont appelé Nino (Nine) en estropiant la deuxième partie de son nom, tenu comme fondateur éponyme de Ninive, comme Romulus de Rome. Il est possible que son nom ait été estropié par les Juifs en Nimrod, chevauchant l’étymologie ci-dessus concernant sa rébellion contre Dieu.
« Les gens / Shinéar avec lui dans ce superbe fluor »

Mais quel genre de rébellion? La première ville fondée par Nimrod selon l’auteur biblique est justement Babel, et donc est apparu naturel d’associer le nom du roi mythologique à la construction de la tour de Babel de Genèse 11, l’histoire qui au début été complètement indépendante de la «généalogie» de la table les Gens. L’auteur de la Bible nous dit que l’ensemble de l’humanité, qui à l’époque avait la même langue, c’est rassemblé, dans la plaine de Schinear, et commence à construire une ville. Après tout, même Caïn, après avoir fui son père et sa mère, comme première chose il a construit une ville pour son fils. Donc, construire une ville est une entreprise de pécheurs.

En outre, dans ce cas, c’est la mère de toutes les villes, parce que

Nimrod veut construire une tour si haute que aucun déluge ne puisse la renverser, et que puisse être vue de n’importe quelle partie de la terre, comme un avertissement à l’humanité tout entière. Arriver vers le ciel et défier Dieu face à face n’est peut-être pas l’intention de Nimrod exprimée dans la Bible, mais l’interprétation rabbinique successive (en hébreu, un midrash); cela n’enlève rien, cependant, qu’il soit une glose particulièrement efficace, en conformité avec la suprême arrogance que était habituellement attribué aux empereurs assyriens, dont l’auteur est évidemment en train de penser tout en retracent la figure de Nimrod.

Bien sûr, en ligne avec la «théorie de la rétribution« , au milieu de l’ouvrage Dieu, par son intervention directe, dit: {Les hommes sont un seul peuple et ont un seul langage; «confondons leur langage» 11:7, ainsi ils ne seront jamais dans la possibilité de finir le travail.} Dans le chapitre 3, il a dit, presque de la même manière: «Voici, l‘homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger et de vivre éternellement». C‘est une action préventive. Et quel est le résultat? Pas le fait que la tour tombe en morceaux, même si l’Éternel aurais pu la frapper et détruire en un coup de pieds comme pour un château de sable; Il préfère agir sur les êtres humains, pas sur les choses, et ceci c’est le point le plus important de l’histoire de la tour de Babel .

Les hommes ne se comprennent plus par œuvre divine; ils parlent des langues différentes, et puis, comme le dit le résumé rabbinique, à ceux qui demandent le mortier des briques lui sont donnés, à ceux qui demandent le marteau est donné une scie; et alors les hommes, qui ne se comprennent plus l’un avec l’autre, décident d’arrêter l’œuvre.

Selon vous, quel nom il voulait imposer Nimrod à cette ville?

La tradition postérieur a dit «Nimrod», bien sûr, son nom comme de même Caïn appelé « Enoch » la ville de son fils Enoch. Même Rome a eu aussi le nom de son fondateur, Romulus; et ainsi de suite. Au lieu de cela, à cette ville lui est reste collé le nom de Babel, qui en hébreu signifie «confusion». En fait, Babel il ressemble un peu à Babylone. Mais, probablement en akkadien Babylone signifie «la porte de Dieu», un nom beaucoup plus noble; mais, comme je l’ai déjà dit, les Juifs avaient tendance à accoster à un nom de chaque chose une étymologie qui faisait allusion à quelque chose d’autre, de façon en quelque sorte d’expliquer le sens et la place qui tout a dans l’histoire.

Dans ce cas, aucun pire rôle ne pouvait pas être confiée à Babylone, que celui d’être un symbole de confusion. Il faut imaginer ce carrefour de peuples qui vont et viennent de toutes les parties du vaste empire de Nabuchodonosor; alors les Juifs, qui sont là et ils entendent toutes les langues de la terre, ils disent: « Ici, Dieu est intervenu et a confondu les langues, qui étaient auparavant une seule. » Et ainsi nous avons reconstruit la genèse de ce récit.

Les patriarches postdiluviennes

Oh, bien sûr, ne croyez pas que, parce que je vous ai dit tout cela, la Bible puisse être démythisée, ou même tourné en dérision. Non, absolument pas. Nous avons fait ce travail de pénétration afin de comprendre quelle est la véritable signification de la Bible; et à quelques résultats nous sommes arrivé, car nous avons compris quel était le sens réel de l’histoire de la Création, de la chute d’Adam dans le péché, du meurtre d’Abel le juste, du Déluge, de la Tour de Babel …. A ce point, pour compléter notre discours, il nous reste seulement la dernière partie de ce chapitre. 11, c. à d. la généalogie d’Abraham.

Étant donné que cette généalogie part de Noé, même ici, nous devons admettre que les données sont mythiques. Bien que … il est clair que ces patriarches, en quelque sorte, ils avaient tendance à garder une sorte de «HISTOIRE DE LA PATRIE », et donc à se passer de bouche en bouche les noms de leurs ancêtres. Par exemple, même dans nos familles, nous avons tendance à retenir les noms des grands-parents, et parfois même leurs métiers (meuniers, passeurs sur la rivière …).

Et cela c’est ce qui s’est passé, même pour les patriarches, qui étaient conscients des listes de noms, pas toujours faux; parfois, ils sont en fait des souvenirs de GENEALOGIE ANTIQUE. Dans 10:24 et 11:12 est dits que Arfaksad engendra Shelah, un nom pas mieux connu, dont le nom en hébreu signifie «envoyé» (la même étymologie de la piscine de Siloé à Jérusalem, qui «envoie» l’eau) ou, selon d’autres interprétations, «prospérité» (un nom bien augurale pour de nombreux enfants en Israël). Mais bien plus important que lui, c’est son fils Eber, puisque son nom contient clairement la racine éponyme du peuple hébraïque!

Il est communément admis que son nom signifie «au-delà»; par conséquent, donne à penser que certaines peuples vivaient «au-delà de la rivière», peut-être l’Euphrate, compte tenu de la provenance d’Abraham. De Eber est dérivé le nom des hébreux, qui peut-être leur a été donné par les Cananéens, parce qu’ils venait de « l’autre côté » du Jourdan; ce ethnonyme est également connu par les inscriptions égyptiennes qui parlent des Habiru.

Les fils de Jokthan

De Eber en 10:25, il est dit qu’il a eu deux fils, Peleg et Jokthan (en 11:16 parle de seulement Peleg). Du premier est donné une étymologie légendaire: Peleg signifierais «division», étant donné que «à ses jours la terre fut divisée. » La signification de son nom, cependant, correspond exactement au substantif akkadien pulukku qui indiquait une division du territoire par des frontières; même le correspondant verbe assyrien, palgu, fait référence à la division de la terre par l’intermédiaire de canaux et de systèmes d’irrigation.

Il y avait une ville qui portait le nom de Peleg, à savoir le centre akkadien de Phalgu, dont les ruines sont situées au confluent de l’Euphrate et du fleuve du Kebar, mieux connue grâce à Ézéchiel 1:1. Et ainsi, nous pensons que même les noms de la Grande Généalogie des Sémites nous renvoient à des localités plutôt que à de personnes vivaient historiquement. Ceci est confirmé par le frère de Peleg, Jokthan, indiqué par Genèse 10:26-30 comme l’ancêtre de pas moins de treize tribus arabes, et dont le nom nous trouvons aujourd’hui dans la ville de Jectan, près de l’actuel Mecque.

Le nom de son premier-né Almodad est semblable à celle de la tribu arabe d’al-Morad. La deuxième Selef porte le nom d’une tribu yéménite dont la capitale, Sulaf, est situé à environ 90 km au nord de Sanaa (San‘a). Le troisième né Ascarmavet appelé, Asermoth par Josèphe Flavio, porte un nom étonnamment similaire all’Hadramaut, une vallée qui s’étend parallèlement à la côte méridionale de l’Arabie pour plus de 300 kilomètres, et dont le nom peut signifier «ville de la morts» (pour son ‘sol sec et aride‘). Strabon nous dit que la tribu de Ascarmavet était l’une des quatre grandes tribus arabes préislamiques.

Le quatrième Jerach porte le nom d’une ville arabe non loin de l’Hadramaut, déjà mentionné comme Yarki dans les inscriptions de Assurbanipal.

Le cinquième enfant Adocam nommé Hurarina dans les inscriptions de Assurbanipal, et la tribu arabe correspondant était stationné près Yarki. Beaucoup plus important est le sixième né Uzal (Josèphe Flavio l’appelle Aizel), puisque, selon les historiens arabes nous disent que Azal était le nom de la ville pré-islamique de Sanaa (San‘a), la moderne capitale du Yémen!

Le septième fils Dikla apparaît dans les documents akkadiens en tant que Diklat et dans les Assyriens comme Idiklat, indiquant le fleuve Tigre; cela indiquerait un lieu d’installation de Dikla, une région au nord du golfe Persique, ou à l’extrême nord-est de la péninsule arabique.

Le huitième enfant Obal représente une tribu de l’Arabie du Sud anciennement connu sous le nom Abil ou Ebal. Le neuvième enfant Abimael a le nom d’une tribu du Yémen, où son existence est connue des anciennes inscriptions Sabéens. Le dixième fils Saba fait clairement référence à l’origine ethnique de la reine de Saba, mentionné dans 10:7 dans le tableau des nations. Le onzième fils Ofir porte un nom bien connu dans la Bible, puisque Salomon importé l’or d’Ophir, bois de santal et des pierres précieuses selon 1 Rois 9:28 et 10-11 et selon 2 Chroniques 8:18 et deuxième et 9-10.

La ville d’Ophir est même devenue proverbiale comme un lieu de richesse (un peu comme on dit aujourd’hui «vaut un Pérou! »): dans le Psaume 45:10 Il est dit du Roi « Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées; La reine est à ta droite, parée d’or d’Ophir, » et dans Isaïe 13, 12  » je les rendrai plus rares que l’or d’Ophir. « Ce nom proverbiale a été conservé jusqu’à ce jour dans la ville côtière de Ma’afir dans le sud-ouest de l’Arabie Saoudite.

Même sur le douzième enfant Avila il y a peu à dire, puisque il a été mentionné dans le tableau des nations comme le second fils de Cush (et donc comme Chamite (hamite). Enfin, le treizième enfant Yobab porte le nom d’un peuple déjà connues aux Accadi avec le nom de Labibi, et conservés jusqu’à aujourd’hui dans la ville de Juhaibab, à proximité de La Mecque d’aujourd’hui.

Les ancêtres d’Abraham

Revenons maintenant aux ancêtres d’Abraham. En 11:18, il mentionne le nom du fils aîné de Peleg, Rehu. Il apparais en tant que nom de personne déjà dans les documents akkadiens, sous la forme Ra’u, après grécisé en Ragau. Rehu était le nom d’une île de l’Euphrate près de la ville de Anat, mais comme pour Shéla cela peut être un nom commun de personne, avec la signification de « voila! » (implicite: un fils, comme ils le disaient les sages-femmes montrant le rejeton à son père). Revenons aux noms de lieux avec le fils de Rehu, Serug, dont le nom est celui d’une ville et du district correspondant, connu par les Akkadiens comme Sarugi, à l’ouest de Haran. L’hypothèse actuelle est que du terme Seroug est dérivé un nom désormais célèbre, celui de la Syrie (même si il y a ceux qui disent que c’est une déformation du nom de l’ancienne Assyrie).

Même le nom du fils de Serug, Nachor, nous est connu par des inscriptions de Assourbanipal et des tablettes d’argile trouvés dans Mari, qui contiennent le nom Nahur, en référence à une ville importante au cours du deuxième millénaire avant J.-C.

Nachor est aussi le nom de l’un des frères d’Abraham. Nous voila ainsi à Térah, père d’Abraham, le dernier homme à qui le Livre de la Genèse donne une longue durée de vie, plus de deux siècles. Dans la littérature sémitique son nom est associé à celui du dieu de la lune, et est relié à ce qu’on appelle teraphim, petites représentations idolâtres qui ont été trouvés dans de nombreux foyers du deuxième millénaire avant JC. Il est possible que la plupart des familles les gardait à la maison comme le faisaient les Romains avec le pénates, les divinités tutélaires de la maison. Cependant, près de la ville de Haran, il y avait aussi une ville du nom de Térah, connu aux Akkadiens comme Turahu et par les Assyriens Turahi.

Terah selon Genèse 11:26 avait eu trois fils: Abram, Nahor et Haran. Haran, le plus jeune de trois enfants, est né à Ur et y mourrais à un âge jeune après qu’il eut engendré Lot, qui à partir de là Abraham le traité comme son enfants. La tradition successive dira que, son père Térah ne se limite pas à émigrer avec sa tribu à Haran, mais il aurais même fondé la ville qu’il a nommée Haran en l’honneur de son fils. Cette ville se trouvait sur la route principale qui reliait Ninive à Karkemish deux grands importants centres au moment de l’auteur biblique, mais pas à celle d’Abraham.

Elle correspond à la Carre romaine, où Crassus a été tué, battu par les Parthes; dans la Haute Mésopotamie, elle était l’un des principaux centres du culte lunaire, qui, comme nous l’avons dit était associée avec le nom de Térah (il semble que son temple était également célèbre que la ziggourat d’Ur). Quand enfin, à Abraham, le fondateur du monothéisme tel que nous le connaissons aujourd’hui, a Babylone a été trouvé une tablette d’argile sur lequel est écrit le nom d’un homme du nom de Abi-Ramu, et aussi dans les tablettes d’Ebla apparaît un Abarama; à Ebla est attesté également le nom de Saraï .

Le sens communément accepté de ce nom est « PÈRE SUBLIME », mais plus tard, avec un petit changement, il va devenir «père d’une multitude». Cette transformation n’est pas un hasard: la Genèse le présente comme une intervention directe du Tout Puissant, qui change le nom à son pupille. Tous les noms géographiques sont imposées à des endroits différents par leur découvreur, au moment de la prise de possession: imposer le nom signifie donc affirmer sa possession sur quelques chose.

Quand Dieu change le nom de quelqu’un, cela signifie qu’Il lui attribue un rôle dans l’histoire. À Abraham lui affecte le sort de ne plus être un père, excellant oui, seulement pour ses propres enfants, mais désormais pour être le père d’une multitude de croyants (juifs, chrétiens et musulmans).

Epilogue: Pas «historiquement certains »,

mais « historiquement vérifiables »

Avec cela, nous avons conclus l’analyse de la possible historicité de la partie « mythique sapientielle » de la Genèse. Les aventures d’Abraham, Isaac, Jacob et Joseph ne peut pas encore être considérée comme historique dans le sens moderne du mot, étant donné que ces quatre personnages appartiennent encore à la culture ORALE: leurs traditions pendant des siècles ont été transmis oralement et ont donc fait l’objet d’une longue période de réélaboration, avec le résultat que quelque chose a été modifiée, coupée ou gigantesquement grandi.

Pensez que justement tout le discours de Dieu à Abraham, c. à d. les chapitres qui donnent l’impression d’une plus grande historicité, sont les plus TARDIVES de toutes les histoires des patriarches.

Ils semblent être écrits en prise directe, presque comme s’ils étaient sténographiées, et pourtant ont été composées vers 500 avant J.-C., soit près de 15 siècles après les événements auxquels elles se rapportent! Il est évident que nous ne pouvons pas prétendre l’historicité de ces récits: elles sont voilées par des éléments sapientielles, qu’ils veulent nous conter un projet de Dieu, non pas tant une histoire comme la succession au trône de David.

Cependant, malgré cela, la figure d’Abraham, et donc aussi ceux d’Isaac, Jacob et Joseph, bien qu’ils ne sont historiquement certain, parce que nous n’avons pas (à différence des rois d’Israël) des documents archéologiques, qui nous peuvent l’existence, sont considéré historiquement vérifiable, puisque ils rentrent dans un contexte historique précis. Dans le quel, les Juifs n’étaient pas un peuple installés, comme nous le trouvons dans les jours des rois, ou même des juges; mais ce sont des éleveurs nomades. Ce que Moïse dit à son peuple dans le Deutéronome 26:4 ss.? « Mon père était un Araméen errant».

C’est le fondement de tous les discours sur le passé des Juifs. Au début, ils étaient des nomades, comme les Bédouins; que par la suite sont devenus sédentaires. Abraham, Isaac et Jacob sont placés à ce moment précis de l’histoire où les Juifs n’étaient pas encore ce que nous savons d’eux à travers des documents historiques, c. à d. qu’ils n’étaient pas encore un peuple sédentaire comme les autres civilisations monumentales leurs contemporaines. Et comme à leurs lointains descendants de l’immédiate post-exil babylonien était intéressé à savoir qui étaient leurs ancêtres, et que es que ils faisait dans ce coin du monde (après tout, cela intéressé peut-être à nous aussi ?), a définitivement été mis par écrit l’ensemble des traditions différentes, dont certaines remontent au règne de David, qui à la fin est venu à constituer le livre, que nous connaissons maintenant comme « La Genèse ».

À partir de cette intention fondamentalement didactique afin de faire comprendre aux pieux Israélites quel était le fondement historique de leur foi, le récit a ensuite été extrapolé (pour satisfaire une curiosité innée en chacun de nous) jusque à donner une réponse à la fameuse et éternelle question « Quel a été le commencement de toutes choses? » Très bien, je pense que la question que nous avons posée au début sur la possible historicité de Genèse 1-11, a maintenant reçu une réponse plus que adéquate.

Bien sûr, mon analyse ne prétend pas épuiser le sujet, mais n’être qu’un point de départ pour ceux qui veulent explorer les thèmes de l’exégèse biblique; et c’est à cette fin que j’ai préparé pour vous une liste détaillée de tous les événements de Genèse 1-11, verset par verset recueillies, comme vous pouvez le voir dans l’annexe.

Pour ma part, j’espère que je ne vous ai pas ennuyé, en vous retenant si longtemps sur ce thème, parce que pour moi c’est valable l’exhortation de Sirach (7:14): « Ne parlez pas trop longtemps dans l’assemblée! » Merci pour votre attention et aux prochain hypertexte.

Voir: Tableau récapitulatif

9° article sur 12. Théologie de Genèse 1-11

 

 
  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2014

Babele e un Superman di 5.000 anni fa, 8/12 Genesi 1-11 2 octobre, 2014

Classé dans : Teologia — Sentinelle Chrétienne @ 18:57

imagesCAXZJ0YS

Da: http://www.fmboschetto.it/religione/libri_storici/introd.htm

Una Visione della Storia in 12 articoli leggendo Genesi 1-11

8° dei 12 art. di Teologia su Genesi 1-11  Un Superman di 5.000 anni fa

La « Ziggurat » di Babele

Gli Ebrei, come si sa, sono stati schiavi a Babilonia dal 587 al 539 a.C., e quindi avevano dei buoni motivi per odiare quella città, che aveva distrutto il loro Tempio e la loro nazione, e cercava anche di distruggere la loro fede. Ora, in Babilonia gli Ebrei hanno visto quell’enorme torre a gradoni che era la ZIGGURAT, cioè il tempio principale della città; dicono che fosse veramente alta ed imponente, e non ci stupiamo, visto che ne è rimasta traccia anche nella Bibbia!

Questa ziggurat era, come detto, una torre a gradoni, simile non tanto alle piramidi egizie, quanto piuttosto a quelle maya, che ancor oggi si innalzano nell’America Centrale, fatte di parallelepipedi sovrapposti, più piccoli via via che si sale verso l’alto, con alla sommità un tempietto. Quindi, si trattava di un luogo di culto pagano, ostile al vero Dio. Ecco una foto reale ed una ricostruzione della celebre Ziggurat di Ur, l’unica che sia pervenuta fino a noi (di quella di Babilonia non restano che le fondamenta, il che suona quasi come un ultimo segno di disapprovazione da parte di Dio!)

Noi ci sentiamo allora autorizzati a chiederci: questa ziggurat che impressione ha fatto agli Ebrei, quando sono arrivati come schiavi a Babilonia? Evidentemente, di sconfinata SUPERBIA. I Babilonesi erano così superbi che hanno voluto costruire i loro templi tanto in alto da voler sfidare, quasi da bucare il Cielo! In tal modo nasce un altro racconto, che si può definire eziologico nel senso che vuol giustificare l’esistenza di tanti popoli diversi sulla terra; ma questo è un suo aspetto secondario.

Il vero nocciolo storico del racconto va recuperato proprio nell’odio provato dagli Ebrei per la superba Babilonia.

Pensate: ancora nell’Apocalisse, che anche cronologicamente rappresenta uno degli ultimi libri del Nuovo Testamento, essa viene intesa come la NEMICA per eccellenza, tanto che il nome di Babilonia viene utilizzato anche per indicare Roma (Ap 17,1 – 18,24). Ancora oggi, influenzati dalla Bibbia ebraica, quando noi vediamo una confusione pazzesca, la definiamo una « Babilonia »! E così, nasce l’idea che gli uomini, ad un certo momento della loro storia, si siano fermati in un punto preciso, la pianura di Sennaar. Tale località è menzionata otto volte nell’Antico Testamento, tra cui il capitolo 1 di Daniele e il capitolo 11 di Zaccaria, nei quali viene identificata con quella che attualmente è conosciuta come Mesopotamia Centrale, cioè il punto dove il Tigri e l’Eufrate avvicinano i loro corsi fino a 40 chilometri. Secondo la maggior parte degli studiosi, Sennaar è in relazione con l’egiziano Sangar (citato nei famosi testi di Tell el Amarna, la capitale di Achenaton) e con Singara, una cittadina ai piedi del monte omonimo in Mesopotamia, che fu colonia romana ai tempi dell’impero, ma c’è anche chi fa derivare questo termine da « Sumer ».

In ogni caso, si tratta di un paese povero di pietra, ma ricco di argilla e di bitume, proprio come la zona nella quale fu fondata la grande Babilonia. Ora ne restano solo rovine, ma essa, con Tebe « dalle cento porte » e poche altre, era considerata una delle città meravigliose del mondo pre-ellenico, tant’è vero che i giardini pensili di Babilonia, secondo la leggenda fatti costruire da Semiramide, erano considerati una delle sette meraviglie del mondo antico. E ciò non era poco, perchè cinque di esse (il colosso di Rodi, il Faro di Alessandria, la statua di Zeus ad Olimpia, la tomba di re Mausolo ad Alicarnasso e il tempio di Diana ad Efeso) erano GRECHE, e solo due (le piramidi di Gizah e, appunto, i giardini pensili) preesistevano alla grecità. Vuol dire che i Greci, che compilarono questa lista, li apprezzavano molto! (le piramidi egiziane rappresentano l’unica delle sette meraviglie esistente ancor oggi.).

Siccome Babilonia è così grande e superba, allora deve avere avuto un fondatore altrettanto superbo quanto lei. Questo fondatore è identificato dalla Genesi in NIMROD (o Nemrod), quello che Dante chiama « Nembrotte » alla fiorentina, e che è condannato all’ inferno a non parlare alcuna lingua comprensibile e a non capirne nessuna, proprio perché « per lo suo mal coto [ pensiero ] / pur un linguaggio nel mondo non s’usa » (Inferno XXXI, 77-78).

Sargon

Sargon di Accad, Museo Nazionale dell’Iraq

Costui è figlio di Cus, a sua volta figlio di Cam (come tutti i grandi eroi dell’antichità, gli si dà una genealogia ben precisa), e la Genesi ce lo dipinge come un forzuto, come una specie di « superman » o di « Goldrake » di quei tempi. L’Autore infatti sottolinea che egli fu « gran cacciatore al cospetto del Signore », perché la caccia era vista come una prova di forza contro le belve e contro la natura ostile; nel mondo semitico anzi era diventato un proverbio dire « gran cacciatore al cospetto del Signore, come Nimrod ». Questo proverbio, evidentemente diffuso ai tempi dell’autore biblico (un po’ come oggi sono diffusi « veloce come Achille » o « casta quanto Cleopatra »), viene puntualmente incastonato nel libro della Genesi, e gli viene data una eziologia.

Il regno di Nimrod, il cacciatore

Si dice poi: « le primizie del suo regno furono Babel, Erech, Accad e Calne nella pianura di Sennaar ». Di Babel diremo più sotto. Erech è la Uruk patria di Gilgamesh, mentre Accad era la capitale di Sargon, il sovrano più potente del III millennio a.C., fondatore del primo grande impero della storia umana: è possibile che Nimrod abbia assorbito qualche « spacconata » attribuita all’eroe sumerico Gilgamesh e al potente re accadico. Più misteriosa è invece Calne, che non corrisponde a nessuna delle grandi città della Mesopotamia nominata sui nostri libri di storia.

Il famoso archeologo William Foxwell Albright (1891-1971) ha proposto che questo non sia in realtà un nome proprio di città, ma solo la parola ebraica che significa « tutte ». Il testo perciò andrebbe così letto: « le primizie del suo regno furono Babel, Erech e Accad, tutte nella pianura di Sennaar ». Ma, essendo essa menzionata anche in Amos 6, 2 e in Isaia 10, 9, c’è chi ha proposto l’identificazione con città realmente esistite. Il primo fu San Gerolamo, che suggerì di identificare Calne con Ctesifonte, la capitale dell’impero dei Parti e poi di quello Sasanide, assai potente alla sua epoca. Invece l’Easton Bible Dictionary del 1897, basandosi su alcune citazioni del Talmud, collega Calne a Nippur, una delle più antiche città sumeriche, circa 60 miglia a sudest di Babilonia, nel sito dell’attuale Nuffar in Iraq. Si tratta della Calne della Genesi? Altri esegeti hanno voluto vedere in Calne il centro di Kullan-Koy nel nord della Siria, oppure Canneh, menzionata in Ezechiele 27, 23 come una delle città con le quali Tiro commerciava attivamente, o ancora la città di Kainai menzionata da Senofonte sulla riva occidentale del Tigri, presso l’Alto Zab. In ogni caso, una Calne figura tra le conquiste dei sovrani assiri Salmanassar III e Tiglat-Pileser III.

La lista delle città fondate da Nimrod prosegue con Assur, Ninive, Rehobot-Ir e Calach.

La città di Assur, che diede nome all’Assiria, era posta sul Tigri 350 Km a nord di Babilonia. Ben più nota di Assur è Ninive, che però (è un particolare ignoto a molti) fu capitale degli Assiri solo durante l’ultimo secolo del loro impero, il VII a.C. Prima di essere elevata a capitale dal re Sennacherib (704-681 a.C.), era solo un piccolo centro abitato, per quanto di origine antichissima, e dunque difficilmente Nimrod può averla fondata contemporaneamente alle altre metropoli dell’antica Mesopotamia come Babilonia, Uruk e Accad.

Ai tempi della redazione finale del Pentateuco, tuttavia, Ninive era una città potentissima, e solo l’alleanza fra i popoli più bellicosi del mondo poté aver ragione di essa; di qui l’evidente anacronismo (l’Autore Biblico la credeva antica quanto Uruk). L’ubicazione di Rehobot-Ir non è nota; siccome tale espressione può significare « larghe strade », essa potrebbe far riferimento a Ninive stessa, piuttosto che ad una città differente, cosicché forse si dovrebbe leggere « Ninive dalle larghe vie » (un epiteto di sapore molto omerico).

Calach fu fondata dal re Salmanassar I (1265-1233 a.C.) come nuova capitale dell’impero Assiro in sostituzione di Assur, ed oggi gli arabi la chiamano Nimrud, proprio in onore del suo leggendario fondatore. Il versetto 10, 11 dunque elenca tutte e tre le capitali assire: Assur, Ninive e Calach, attribuendone la fondazione al nipote di Cam. Il versetto successivo tuttavia aggiunge alla lista la città di « Resen tra Ninive e Càlach; e questa è la GRANDE CITTÀ ». Quale delle tre sarà la grande città nella mente dell’Autore Biblico: Resen, Ninive o Calach? La logica vorrebbe Ninive, anche perchè non si conosce alcuna « grande città » della Mesopotamia chiamata Resen, fondata tra le due capitali assire. Alcuni hanno identificato Resen con Karamlish, nell’Iraq del nord, 30 km a sudest di Mossul: effettivamente era un centro abitato importante già nell’epoca sumerica, ma fu devastata durante la ribellione di Assurdaninpal contro suo padre, il re assiro Salmanassar III (859-824 a.C.), e declinò rapidamente.

Tuttavia il re Sargon II (722-705 a.C.), il distruttore di Samaria, la fece restaurare e la utilizzò come sua capitale temporanea; secondo alcuni perciò questo è il motivo per cui l’Autore Biblico la definì « la grande città », essendolo effettivamente al tempo in cui si formò il testo delle imprese di Nimrod così come oggi ci è pervenuto. Nelle lingue semitiche « resen » può significare « serbatoio d’acqua », ed in effetti Karamlish sorge in un’oasi circondata da colline: il posto ideale, dunque, nel quale il mitico Nimrod avrebbe potuto edificare una « grande città ».

Ma chi è questo benedetto Nimrod? Il suo nome può derivare dal verbo ebraico maradh, « ribellarsi ». Nel Talmud babilonese infatti si legge: « Perché, allora, fu chiamato Nimrod? Perché istigò il mondo intero a ribellarsi alla sovranità di Dio », avviando la costruzione della Torre di Babele, come diremo tra poco. Le città da lui fondate corrispondono all’impero di Sargon il Grande, vissuto attorno al 2300 a.C., fondatore della dinastia accadica, la prima che unificò tutta la Mesopotamia. Anche di lui, come del biblico Nimrod, si narravano imprese leggendarie (lui stesso afferma di essere stato affidato alle acque dell’Eufrate in una cesta, come Mosè, e di essere stato raccolto e allevato da Akki, il giardiniere degli déi, per poi godere nientemeno che delle grazie di Ishtar, la dea dell’amore).

Sopra si vede un suo ritratto in bronzo proveniente da Ninive; appare però improbabile che l’Autore Biblico si sia ispirato a un personaggio così lontano da lui. È un dato di fatto che la caccia fu una delle occupazioni degli imperatori assiri (fra i soggetti preferiti dall’arte di quel popolo vi sono le grandiose scene di caccia grossa di cui i loro re sono protagonisti). E uno dei primi fra i sovrani assiri fu Tukulti-Ninurta I (« la mia fiducia è in Ninurta », il dio della guerra), figlio e successore di Salmanassar I, che regnò fra il 1233 e il 1207 a.C. Egli sconfisse gli Ittiti e i Cassiti, conquistò Babilonia e pose le basi della grandezza del suo popolo.

In pratica, egli fu più o meno contemporaneo della Guerra di Troia e dell’Esodo degli Ebrei dall’Egitto. Il ricordo delle sue imprese arrivò fino agli storici greci dell’epoca ellenistica, che lo chiamarono Nino, storpiando la seconda parte del suo nome, e ritenendolo il fondatore eponimo di Ninive, come Romolo di Roma. Non è escluso che il suo nome possa essere stato storpiato dagli Ebrei in Nimrod, sovrapponendolo alla suddetta etimologia riguardante una sua ribellione contro Dio.

« Le genti / che in Sennaar con lui superbe fuoro »

Ma che tipo di ribellione? La prima città fondata da Nimrod secondo l’autore biblico è proprio Babel, e perciò apparve naturale associare il nome del re mitologico all’edificazione della torre di Babele narrata in Genesi 11, vicenda che inizialmente era del tutto indipendente dalle « genealogie » della tavola delle genti. L’Autore Biblico ci dice che l’intera umanità, che a quei tempi aveva un medesimo linguaggio, viene a radunarsi nella pianura di Sennaar, e che comincia a costruire una città. Dopotutto anche Caino, dopo essere fuggito lontano da suo padre e da sua madre, come prima cosa aveva costruito una città per suo figlio. Dunque, costruire una città è un’impresa da peccatori. Inoltre, in questo caso si tratta della madre di tutte le città, perchè Nimrod vuole costruire una torre talmente alta che nessun diluvio possa più abbatterla, e che si veda da qualunque parte della terra, come un monito per tutta l’umanità. Arrivare fino al cielo e sfidare Dio a faccia a faccia non è intenzione di Nimrod espressa dalla Bibbia, ma un’interpretazione rabbinica successiva (in ebraico, un midrash); ciò non toglie comunque che si tratta di una chiosa particolarmente efficace, in accordo con la suprema superbia che si era soliti attribuire agli imperatori assiri, cui l’autore sta evidentemente pensando mentre tratteggia la figura di Nimrod.

Naturalmente, in linea con la solita « teoria della retribuzione », a mezzo dell’opera arriva Dio; col suo intervento diretto, dice: « Gli uomini sono un sol popolo ed hanno un solo linguaggio; confondiamoglielo ben bene, così non potranno mai terminare l’opera. » Nel capitolo 3 aveva detto, quasi allo stesso modo: « Adesso l’uomo sa la differenza tra il bene e il male; facciamo in modo che non stenda la mano e non colga dell’albero della vita, così che viva per sempre… » È un’azione PREVENTIVA. E il risultato qual è? Non il fatto che la torre cada a pezzi, anche se Jahweh potrebbe darle un calcio e annientarla come un castello di sabbia; preferisce agire sull’uomo, non sulle cose, e questo è il punto più importante del racconto della torre di Babele.

Gli uomini non si capiscono più per opera divina; parlano lingue diverse, e allora, come dice l’epitome rabbinica, a chi chiede la malta vengono dati i mattoni, a chi chiede il martello viene data la sega; e allora gli uomini, non capendosi più l’un con l’altro, decidono di interrompere l’ opera. Se qualcuno di voi ha letto a scuola la « Divina Commedia » con più entusiasmo di quanto non pretenda il professore medio, ricorderà quanto dice Dante in Purgatorio XII, 34-36: « Vedea Nembrot a piè del gran lavoro, / quasi smarrito, e riguardar le genti / che in Sennaar con lui superbe fuoro… » La descrizione è potentissima: Dante « fotografa » un Nimrod rimasto solo, con gli ultimi compagni che gli restano, ai piedi delle immense rovine della costruzione che doveva essere la più bella, la più grande, la più fastosa, ed è rimasta lì incompleta, come simbolo dell’impotenza umana a realizzare progetti che vanno al di là delle nostre capacità.

Secondo voi, quale nome voleva imporre Nimrod a questa città? La tradizione posteriore ha detto « Nimrod », ovviamente, il suo STESSO nome, come Caino chiama « Enoc » la città di suo figlio Enoc. Anche Roma ha avuto il nome del suo fondatore, Romolo; e così via. Invece, a questa città rimane appiccicato il nome di Babel, che in ebraico significa « CONFUSIONE ». In effetti, Babel somiglia un pochettino a Babilonia. In realtà, probabilmente in accadico Babilonia significa « Porta del dio », un nome molto più nobile; ma, come vi ho detto, gli Ebrei tendevano ad accostare al nome di ogni cosa un’etimologia che alludeva a qualcos’altro, in modo da spiegare in qualche modo il significato e il posto che tutto ha nella storia. In questo caso, nessun ruolo peggiore poteva essere assegnato a Babilonia, di quello di essere simbolo di confusione. Voi dovete immaginare questo crocevia di popoli che vanno e che vengono da ogni parte dell’immenso impero di Nabucodonosor; allora gli Ebrei, che sono lì e sentono parlare tutte le lingue della terra, dicono: « Qui Dio è intervenuto ed ha confuso le lingue, che prima erano una sola. » E così abbiamo ricostruito la genesi di questo racconto.

I patriarchi postdiluviani

Oh, beninteso, non dovete pensare che, perchè io vi ho raccontato tutto questo, la Bibbia possa essere DEMITIZZATA, o magari DERISA. No, assolutamente. Noi abbiamo fatto questo lavoro di penetrazione per capire qual è il vero significato della Bibbia; e a qualche risultato siamo arrivati, dal momento che abbiamo capito qual era il vero senso del racconto della Creazione, della caduta di Adamo nel peccato, dell’uccisione di Abele il giusto, del diluvio, della torre di Babele… A questo punto, per completare il nostro discorso, non ci resta che l’ultima parte del cap. 11, cioè la genealogia di Abramo.

Siccome questa genealogia parte ancora da Noè, anche qui dobbiamo purtroppo ammettere che si tratta di dati mitici. Anche se… è evidente che questi patriarchi, in qualche modo, tendevano a conservare una specie di « STORIA PATRIA », e quindi a passarsi di bocca in bocca i nomi dei propri antenati. Per esempio, anche nelle nostre famiglie si tende a ricordare i nomi dei trisnonni, e a volte anche i loro mestieri (mugnai, traghettatori sul fiume…).

E ciò è successo anche ai patriarchi, che si sono ricordati delle liste di nomi, non sempre fasulli; a volte sono effettivamente il ricordo di ANTICHE GENEALOGIE. In 10, 24 e in 11, 12 si dice che Arfaksad generò Selach, personaggio non meglio conosciuto il cui nome in ebraico significa « inviato » (la stessa etimologia della Piscina di Siloe in Gerusalemme, che « invia » l’acqua) o, secondo altre interpretazioni, « prosperità » (un nome benaugurale per molti figli in Israele). Ma ben più importante di lui è suo figlio Eber, poiché il suo nome contiene evidentemente la radice eponima dello stesso popolo ebraico! Comunemente si ritiene che il suo nome significhi « AL DI LÀ »; quindi, lascia intendere che certi popoli vivevano « al di là del fiume », forse l’Eufrate, vista la provenienza di Abramo. Da Eber è derivato il nome degli Ebrei, dato forse loro dai Cananei, perchè provenivano « dal di là » del Giordano; tale etnonimo è noto anche dalle iscrizioni egiziane, che parlano degli Habiru.

I figli di Joktan

Di Eber in 10, 25 si dice che ebbe due figli, Peleg ed Joktan (in 11, 16 si parla del solo Peleg). Del primo viene data un’etimologia leggendaria: Peleg significherebbe « divisione« , dal momento che « ai suoi tempi fu divisa la terra ». Il significato del suo nome tuttavia corrisponde esattamente al sostantivo accadico pulukku, che indicava una divisione del territorio per mezzo di confini; anche il corrispondente verbo assiro, palgu, si riferisce alla divisione dei terreni per mezzo di canali e sistemi di irrigazione. Vi era una città che portava il nome di Peleg, e precisamente il centro accadico di Phalgu, le cui rovine si trovano alla confluenza tra l’Eufrate e il fiume Chebar, meglio noto grazie ad Ezechiele 1:1.

E così, abbiamo la sensazione che anche i nomi presenti nella Grande Genealogia dei Semiti rimandino a località, più che ad individui storicamente vissuti. La conferma viene dal fratello di Peleg, Joktan, indicato da Gen 10:26-30 come il progenitore di non meno di tredici tribù arabe, ed il cui nome ritroviamo oggi in quello della città di Jectan, nei pressi dell’odierna Mecca.

Il nome del suo primogenito Almodad è affine a quello della tribù araba degli al-Morad. Il secondogenito Selef porta il nome di una tribù yemenita la cui capitale, Sulaf , si trova circa 90 km a nord di San’a. Il terzogenito Ascarmavet, chiamato Asermoth da Giuseppe Flavio, porta un nome incredibilmente simile all’Hadramaut, una valle che corre parallela alla costa meridionale dell’Arabia per oltre 300 chilometri, e il cui nome può significare « città della morte » (per l’aridità del terreno). Strabone ci dice che la tribù di Ascarmavet era una delle quattro principali tribù arabe preislamiche. Il quartogenito Jerach porta il nome di una città araba non lontano dall’Hadramaut, già citata come Yarki nelle iscrizioni di Assurbanipal.

Anche il quintogenito Adocam porta il nome di Hurarina nelle iscrizioni di Assurbanipal, e la corrispondente tribù araba era stanziata vicino a Yarki. Ben più importante appare il sestogenito Uzal (Giuseppe Flavio lo chiama Aizel), poiché secondo gli storici arabi ci dicono che Azal era il nome preislamico della città di San’a, la moderna capitale dello Yemen! Il settimo figlio Dikla appare nei documenti accadici come Diklat e in quelli assiri come Idiklat, ad indicare il fiume Tigri; ciò indicherebbe come luogo di insediamento di Dikla una regione a nord del Golfo Persico o nell’estremo nordest della penisola arabica.

L’ottavo figlio Obal rappresenta una tribù dell’Arabia meridionale già nota come Ebal o Abil. Il nono figlio Abimael ha il nome di una tribù dello Yemen, dove è nota la sua esistenza da antiche iscrizioni sabee. Il decimo figlio Saba fa evidente riferimento alla terra d’origine della Regina di Saba, già citata in 10:7 nella Tavola delle Genti. L’undicesimo figlio Ofir porta un nome ben noto alla Bibbia, giacché Salomone importava da Ofir oro, legno di sandalo e pietre preziose secondo 1 Re 9:28 e 10-11 e secondo 2 Cronache 8:18 e 9-10.

Il paese di Ofir divenne addirittura proverbiale come luogo di ricchezze (un po’ come noi oggi diciamo « vale un Perù »!): nel Salmo 45:9 si dice del Re « Figlie di re sono fra le tue dame d’onore, alla tua destra sta la regina, adorna d’oro di Ofir », e in Isaia 13, 12 « renderò gli uomini più rari dell’oro fino, più rari dell’oro di Ofir. » Questo nome proverbiale si è conservato fino ad oggi in quello della città costiera di Ma’afir nel sudovest dell’Arabia Saudita. Anche sul dodicesimo figlio Avila c’è poco da dire, essendo già stato citato nella Tavola delle Genti come secondogenito di Cus (e quindi come camita). Infine, il tredicesimo figlio Ibab porta il nome di un popolo già noto agli Accadi con il nome di Labibi, e conservatosi sino ad oggi nella città di Juhaibab, vicina all’odierna Mecca.

Gli antenati di Abramo

Torniamo ora agli antenati di Abramo. In 11,18 si cita il nome del primogenito di Peleg, Reu. Questo compare come nome di persona già nei documenti accadici, nella forma Ra’u, poi grecizzato in Ragau. Reu era il nome di un’isola dell’Eufrate presso la città di Anat, ma come Selach anche questo può essere un nome comune di persona, con il significato di « Ecco! » (sottinteso: un figlio, come dicevano le levatrici mostrando il rampollo a suo padre). Torniamo ai toponimi con il figlio di Reu, Serug, il cui nome è quello di una città e del distretto corrispondente, noto agli Accadi come Sarugi, ad ovest di Haran. L’ipotesi corrente è che dal termine Serug sia derivato un nome oggi famosissimo, quello della Siria (c’è però chi affèrma che esso sia una deformazione del nome dell’antica Assiria).

Anche il nome del figlio di Serug, Nacor, ci è noto da iscrizioni di Assurbanipal e dalle tavolette di argilla ritrovate a Mari, che contengono il nome Nahur, con riferimento ad una città importante nel secondo millennio a.C. Nacor è anche il nome di uno dei fratelli di Abramo. Ed arriviamo così a Terach, il padre di Abramo, ultimo uomo al quale la Genesi assegna una vita lunga più di due secoli. Nella letteratura semitica il suo nome è associato a quello del dio della luna, e va collegato ai cosiddetti teraphim, piccole raffigurazioni idolatriche che sono state rinvenute in moltissime case del secondo millennio a.C. È possibile che la maggior parte delle famiglie li tenesse in casa come i Romani facevano con i Penati, i numi tutelari del focolare domestico. Tuttavia, vicino alla città di Haran vi era anche un centro abitato con il nome di Terach, noto agli Accadi come Turahu e agli assiri come Turahi.

Terach secondo Gen 11, 26 ebbe tre figli: Abramo, Nahor e Haran.

Haran, il più giovane dei tre figli, sarebbe nato ad Ur e vi sarebbe morto in giovane età, dopo aver generato Lot, che da allora in poi Abramo avrebbe trattato come un figlio. La tradizione successiva dirà che suo padre Terach non si è limitato ad emigrare con la sua tribù ad Haran, ma avrebbe addirittura fondato quella città, chiamandola così in onore di suo figlio. Tale città sorgeva sulla strada principale che congiungeva Ninive a Karkemish, due centri importanti all’epoca dell’Autore Biblico, ma non a quella di Abramo.

Essa corrisponde alla romana Carre, dove Crasso trovò la morte, sconfitto dai Parti; nell’Alta Mesopotamia essa era uno dei principali centri del culto lunare, che come abbiamo detto era associato al nome di Terach (pare che il suo tempio fosse altrettanto famoso della ziggurat di Ur). Quanto infine ad Abramo, il fondatore del monoteismo come noi oggi lo conosciamo, a Babilonia è stata ritrovata una tavoletta di argilla sulla quale è riportato il nome di un uomo chiamato Abi-Ramu, ed anche nelle tavolette di Ebla compare un Abarama; ad Ebla è attestato anche il nome di Sarai.

Il significato comunemente accettato di questo nome è « PADRE ECCELSO », ma in seguito, con una piccola modifica, diverrà « PADRE DI UNA MOLTITUDINE ». Questa trasformazione non è un fatto casuale: la Genesi la presenta come un intervento diretto dell’Altissimo, che cambia nome al suo pupillo. Tutti i nomi geografici vengono imposti ai diversi luoghi dal loro scopritore, al momento di prenderne possesso: imporre il nome vuol dire cioè RIAFFERMARE LA POTESTÀ su qualcosa. Quando Dio muta il nome di qualcuno, vuol dire che gli assegna un ruolo nella storia. Ad Abramo assegna il destino di non essere più un padre, eccelso sì, ma solo dei propri figli, bensì quello di essere il padre di una moltitudine di credenti (degli Ebrei, dei Cristiani e dei Musulmani). Non so se lo sapevate, ma al momento dell’annunciazione l’arcangelo Gabriele cambia nome anche a Maria, assegnandole quello che viene chiamato il suo « nome di grazia »: Kekaritomene, cioè « la Piena di Grazia », l’ »oggetto dell’amore » di Dio.

Epilogo: non « storicamente certi », ma « storicamente accertabili » Con questo, abbiamo concluso l’analisi della possibile storicità della parte « mitico -sapienziale » della Genesi. Le avventure di Abramo, Isacco, Giacobbe e Giuseppe non possono ancora essere considerate storiche nel senso moderno della parola, in quanto questi quattro personaggi appartengono ancora alla cultura ORALE: le loro tradizioni per secoli sono state tramandate oralmente, e perciò sono state soggette ad un lungo periodo di rielaborazione, con la conseguenza che qualcosa è stato modificato, tagliato o ingigantito. Pensate che proprio i discorsi di Dio ad Abramo, e cioè i brani che danno l’impressione di maggior storicità, sono i più TARDI di tutte le storie dei patriarchi.

Paiono scritti in presa diretta, quasi fossero stati stenografati, eppure sono stati composti verso il 500 a.C., e cioè quasi 15 secoli dopo le vicende a cui si riferiscono! È ovvio che non possiamo pretendere la storicità da questi racconti: essi sono velati da elementi sapienziali, cioè vogliono raccontare un progetto di Dio, non tanto una storia come la successione al trono di Davide.

Tuttavia, nonostante questo, la figura di Abramo, e quindi anche quelle di Isacco, Giacobbe e Giuseppe, pur non essendo storicamente certe, perchè non possediamo (a differenza dei re d’Israele) documenti archeologici che ne comprovino l’esistenza, sono da ritenersi storicamente accertabili, rientrando in un preciso quadro storico. In esso, gli Ebrei non erano un popolo stanziale, come lo troviamo ai tempi dei Re, o anche solo dei Giudici; bensì dei pastori nomadi. Cosa dice Mosè al suo popolo in Deut 26, 4 ss.? « Mio padre era un arameo errante ».

È il fondamento di tutti i discorsi sul passato degli Ebrei. All’inizio erano NOMADI, come i beduini; solo in seguito sono divenuti SEDENTARI. Quindi Abramo, Isacco e Giacobbe si collocano in quel preciso momento storico nel quale gli Ebrei non erano ancora ciò che noi conosciamo di loro attraverso i documenti storici, cioè non erano ancora un popolo stanziale come le altre civiltà monumentali loro contemporanee. E siccome ai loro lontani discendenti dell’immediato post-esilio babilonese interessava sapere chi fossero i loro antenati, e cosa ci facessero in quell’angolo di mondo (dopotutto non interessa forse anche a noi?), fu definitivamente messo per iscritto quell’insieme di tradizioni diverse, alcune delle quali risalenti al regno di Davide, che finì per costituire il libro che oggi conosciamo come « la Genesi ».

A partire da questo intento fondamentalmente didattico, in modo da far comprendere ai pii israeliti quale fosse il fondamento storico della loro fede, la narrazione venne poi estrapolata (per soddisfare una curiosità innata in tutti noi) fino a dare una risposta alla famosa ed eterna domanda: « Qual è mai stato il principio di tutte le cose? » Molto bene, credo che la domanda che ci siamo posti all’inizio circa la possibile storicità degli eventi di Genesi 1-11, ha ormai ricevuto una più che adeguata risposta.

Naturalmente, questa mia analisi non pretende di esaurire l’argomento, ma vuole essere solo un punto di partenza per chi vuole approfondire i temi dell’esegesi biblica; ed è a questo fine, che ho preparato per voi un elenco dettagliato di tutti gli eventi di Genesi 1-11, raccolti versetto per versetto, come potete vedere nell’Appendice. Dal canto mio, io spero di non avervi annoiato, trattenendovi così a lungo su questo tema, perché vale anche per me l’ammonimento del Siracide (7,14): « Non parlare troppo a lungo nell’assemblea! » Grazie dell’attenzione, e al prossimo ipertesto.

Vedi: Tavola sinottica9° dei 12 art. diTeologia su Genesi 1-11

 

 
 

koki |
EGLISE DE DIEU Agapè Intern... |
UNION DES EVANGELISTES INTE... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | bornagain
| وَلْ...
| articles religieux