SENTINELLE CHRETIENNE

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L’Épître de Saint Paul aux Colossiens 12 avril, 2014

Classé dans : Epitres — Sentinelle Chrétienne @ 9:36

L’Épître aux Colossiens est un livre du Nouveau Testament. Elle est envoyée par l’apôtre Paul à l’Église de Colosses.

Le message de Paul aux Colossiens :

Le chapitre 1 contient les salutations de Paul aux Colossiens.

Colossiens 1: «1. Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, 2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses; que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père! ». Et puis le rendement de grâce à Dieu qui en Jésus Christ nous libère de nos péchés.  

Colossiens 1: «3. Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, et nous ne cessons de prier pour vous, ….. 13 Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transférés dans le royaume du Fils de son amour, 14 par le moyen de qui nous avons notre libération par rançon, le pardon de nos péchés. 15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute création ; 16 parce que par son moyen toutes les [autres] choses ont été créées dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, que ce soient trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs. Toutes les [autres] choses ont été créées par lui et pour lui. ……..

17 Il est aussi avant toutes les [autres] choses, et par son moyen toutes les [autres] choses ont reçu l’existence, 18 et il est la tête du corps, la congrégation. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, pour devenir celui qui est le premier en toutes choses ; 19 parce que [Dieu] a jugé bon [de faire] habiter en lui toute plénitude 20 et, par son intermédiaire, de réconcilier de nouveau avec lui-même toutes les [autres] choses en faisant la paix grâce au sang [qu’il a versé] sur la croix que ce soient les choses sur la terre ou les choses dans les cieux. ». La plupart des chrétiens de l’Église de Colosses étaient issus du paganisme (Col 1:21, 22, 27 « 21 Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair,  22 pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, …….. 27 à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire.».

Les chapitres 2 et 3 sont doctrinaux et contiennent des déclarations sur le rôle rédempteur du Christ.

Colossiens 2: «1. Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage en la chair, 
2 afin qu’ils aient le coeur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans la charité, et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, 3 mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. 4. Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants. 5 Car, si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous, et la fermeté de votre foi en Christ. 
6 Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus Christ, marchez en lui, …
.

Le danger du faux culte et l’importance de la résurrection.

8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. ….  9 Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. …… 12 ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. ….. 13. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses;». 

Colossiens 3: «1. Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. 
2 Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. 3 Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. 
4 Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. 5. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. …… 14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection……. 23 Tout ce que vous faites, faites -le de bon coeur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, 24 sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur.»
. 

Le chapitre 4 enseigne que les saints doivent faire preuve de sagesse en tout.

Colossiens 4: «5. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps. 6 Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. ….. 14 Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas. 15 Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas, et l’Église qui est dans sa maison. 16 Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’Église des Laodicéens, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. 17 Et dites à Archippe: Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir. 
18 Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes liens. Que la grâce soit avec vous
!

Contexte historique et religieux

À l’origine, c’est une lettre écrite par l’apôtre Paul aux Colossiens après la visite d’Épaphras, évangélisateur de l’Église de Colosses (Col. 1:7–8). Épaphras dit à Paul que les Colossiens tombaient dans une grave erreur : ils pensaient qu’ils étaient meilleurs que les autres parce qu’ils observaient soigneusement certaines ordonnances extérieures (Col 2:16 « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats: »), s’imposaient certaines mortifications et adoraient les anges (Col 2:18 « Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, »). Ces pratiques donnaient aux Colossiens le sentiment qu’ils se sanctifiaient. Ils avaient aussi l’impression de mieux comprendre les mystères de l’univers que les autres membres de l’Église. Dans sa lettre, Paul les reprend en enseignant que la rédemption n’est possible que par le Christ et que nous devons faire preuve de sagesse et le servir.

L’origine de l’Épître aux Colossiens

Tant la question sur la datation que celle de l’authenticité de cette épître demeurent ouvertes. Si l’on s’en tient à la thèse traditionnelle, l’apôtre Paul aurait rédigé cette lettre aux environs de l’été 62, c’est-à-dire vers le milieu de sa première captivité romaine. Certains pensent qu’elle aurait plutôt été écrite lors du séjour de Paul à Éphèse (entre 54 et 57), ou encore durant la captivité à Césarée (en 58 et 60). Enfin, certains pensent que ce serait plutôt des disciples de Paul qui l’aurait rédigée, vers la fin du Ier siècle, se faisant passer pour leur maître. Le fait que la ville de Colosses ait été détruite par un tremblement de terre vers l’an 60 suppose que soit Paul a écrit cette lettre avant d’être mis au courant de cette information, soit que c’est justement un alibi dont se seraient servis les disciples de Paul pour se faire passer pour lui.

C’est à Tychique et à Onésime que l’apôtre avait confié la charge de porter cette missive à l’Église de Colosses (cf. Col 4:7-9 « 7. Tychique, le bien-aimé frère et le fidèle ministre, mon compagnon de service dans le Seigneur, vous communiquera tout ce qui me concerne. 8 Je l’envoie exprès vers vous, pour que vous connaissiez notre situation, et pour qu’il console vos coeurs. 9 Je l’envoie avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. »).

La ville de Colosses

Dans un site d’une beauté alpestre, que domine le Mont Cadmus couronné de neiges éternelles, seuls les vestiges d’un théâtre et d’un acropole, parmi des ruines éparses, signalent encore la ville de Colosses, située au bord du Lycus, affluent du célèbre Méandre, dans le sud-ouest de la Phrygie, (La Phrygie était autrefois une province vaste et importante de l’Asie Mineure. À l’époque néo-testamentaire, le mot Phrygie n’était plus un nom de province, mais une appellation locale. Paul traversa la Phrygie lors des 2e et 3e voyages missionnaires). (Le Méandre, appelé aujourd’hui le Menderes, est un fleuve de la Turquie d’Asie, qui rejoint la mer Égée. Il mesure 450 km de long.) À quelque deux cents kilomètres à l’est d’Éphèse, cette ville de l’Asie Mineure était placée à un point stratégique de la route qui menait d’Éphèse vers les provinces orientales (Pisidie, Lycaonie, Cilicie, Syrie, etc.). En effet, à sa hauteur, la vallée du Lycus se resserrait pour former une gorge assez étroite de 16 km de long. Au sud de la ville, le Mont Cadmus dominait le paysage de ses 2400 m. Colosses commandait donc l’accès au col menant vers les hauts plateaux.

Colosses était autrefois une ville très importante. Xénophon en a parlé comme d’une cité «populeuse, riche et vaste, confirmant ainsi le témoignage d’Hérodote, qui parlait, dès le Ve siècle av. J.-C., d’une ‘‘grande ville de Phrygie’’[». Mais, au Ier siècle, en raison des nombreux changements du système routier, elle n’est plus qu’une petite cité insignifiante : les villes voisines, Laodicée et Hiérapolis (toutes deux mentionnées en Col 4:13), distantes d’environ 16 et 21 km, la supplantèrent et s’enrichirent. Elle était cependant, à l’instar de Laodicée, qui était devenue «l’une des cités les plus riches de l’Asie» (cf. Ap 3.14-22), renommée pour sa belle laine aux teintes excellentes. Les inscriptions mentionnent des corporations de teinturiers à Laodicée et Hiérapolis et l’adjectif kolossénos désignait une laine teinte à Colosses.»

Aux temps apostoliques, les Juifs étaient très nombreux dans la région. C’est à Antiochus le Grand (223-187 av. J.-C.) que l’on doit l’immigration dans la Phrygie et la Lydie de deux mille familles juives en provenance de Mésopotamie. Beaucoup de ces familles étaient spécialisées dans la teinture de la laine. Quelques-unes d’entre elles avaient même réussi à prospérer. L’excellence de la région pour l’élevage des moutons a sans aucun doute ouvert la porte à un commerce fructueux. Mais si les affaires rencontraient un tel succès, c’est aussi parce que la présence de ces familles juives dans cette contrée attirait d’autres coreligionnaires, avec qui elles pouvaient facilement commercer.

Comme partout dans le monde antique, un important effectif d’esclaves côtoyait la classe des hommes libres et celle des affranchis. L’esclave Onésime, par exemple, représentait à Colosses le bas de l’échelle sociale, tandis que son maître Philémon appartenait à la catégorie des riches propriétaires.

Au temps de l’apôtre Paul, Colosses n’est plus ce qu’elle était ; «la ‘‘grande ville de Phrygie’’ d’Hérodote, a fait place à la bourgade (polisma) mentionnée par Strabon.» Sa trace dans l’Histoire va s’effacer peu à peu, alors que s’inscrit son nom pour toujours dans le Canon biblique, grâce à la belle lettre de Paul. C’est qu’un terrible tremblement de terre, au début des années 60, devait détruire Colosses et Laodicée, toutes deux étant en effet situées dans une zone prédisposée aux secousses telluriques. Cette dernière avait toutefois réussi à se relever de ses ruines. Colosses, pour sa part, n’est jamais parvenue à retrouver sa vitalité.

Les historiens rapportent que la population phrygienne avait un caractère « en rapport avec la nature volcanique du sol». Ce tempérament était notamment marqué « par une tendance au mysticisme et aux excitations orgiastiques qui firent de la Phrygie le centre du culte frénétique de Dionysos et de Cybèle».

«Peut-être, demande Daniel Furter, [cela] explique-t-il la faveur rencontrée par le Montanisme au IIe siècle ?» En tout cas, ce caractère «volcanique» offrait un terrain propice au foisonnement religieux. (Dans la mythologie grecque, Dionysos était le grand dieu de la Végétation et en particulier de la Vigne et du Vin. Il était le fils de Zeus et de Sémélé. On l’appelait aussi Bakkhos, nom que les Romains ont traduit par Bacchus. Le culte de Dionysos a contribué au développement de la tragédie et de l’art lyrique).

(La mythologie considérait Cybèle non seulement comme la déesse phrygienne de la Fertilité, mais aussi comme «la grande -mère des dieux» (G. FINDLAY, op.cit., p. 11, cité par Alfred KUEN, Les Lettres de Paul, op.cit., p. 275). Son culte, lié à celui d’Attis, s’était répandu (IIIe siècle av. J.-C.) dans le monde gréco-romain et comprenait des cérémonies initiatiques.

De plus, de par sa position stratégique sur la «grande voie commerciale allant de l’Ouest à l’Est», Colosses était, plus que ses voisines, en contact permanent avec les divers mouvements intellectuels et religieux de l’époque. Rhéteurs, philosophes, prédicateurs ambulants (et bien souvent mercantiles) venaient en effet de toutes parts pour répandre leurs systèmes et leurs doctrines nouvelles.

Ainsi, sur le fond du paganisme universel et millénaire, se «greffaient» des cultes divers : «rites de la mythologie gréco-romaine, culte impérial, qui s’était développé à partir de Pergame, mystères, pré gnose, judaïsme, occultisme (cf. Actes 19: « 11 Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, 12 au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. ………
13. Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du Seigneur Jésus, en disant: Je vous conjure par Jésus que Paul prêche! 14 Ceux qui faisaient cela étaient sept fils de Scéva, Juif, l’un des principaux sacrificateurs. 
15 L’esprit malin leur répondit: Je connais Jésus, et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous? 16 Et l’homme dans lequel était l’esprit malin s’élança sur eux, se rendit maître de tous deux, et les maltraita de telle sorte qu’ils s’enfuirent de cette maison nus et blessés.»).

Les syncrétismes de toute sorte étaient donc à la mode, ce qui explique probablement la rédaction de l’épître aux Colossiens, alors que les jeunes églises du Lycus devaient faire face aux différentes pressions religieuses et au danger bien réel d’amalgamer le christianisme primitif avec les croyances païennes populaires. Les chrétiens avaient aussi besoin de se voir mis en garde contre les mœurs licencieuses de leurs concitoyens, que le paganisme ne réprimait pas, mais encourageait plutôt.

L’Église de Colosses

Nous savons que l’apôtre Paul n’a pas été le fondateur de l’Église de Colosses. Il a seulement «entendu parler de [leur] foi en Jésus-Christ» (Col 1:4 «4 ayant été informés de votre foi en Jésus Christ et de votre charité pour tous les saints,»).

D’ailleurs, l’apôtre mentionne que jamais les Colossiens, pas plus que les Laodiciens, n’ont «vu son visage en la chair» (Col 2:1 « 1. Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage en la chair» ).

Paul, a exercé une activité importante et fructueuse tout près de Colosses, à Éphèse, possiblement de 54 à 56. On peut alors supposer que c’est son ministère stratégique à Éphèse qui, a étendu son influence jusqu’à Colosses et les cités voisines que sont Laodicée et Hiérapolis. Des collaborateurs de Paul ont pu, en effet, quitter Éphèse pour aller évangéliser les villes bordant le Lycus et y fonder ces trois églises.

Un certain nombre de biblistes soutiennent que c’est Épaphras qui a fondé l’Église de Colosses. Les textes, cependant, ne mentionnent nulle part d’une manière explicite que c’est à lui que revient le mérite d’avoir établi la communauté colossienne. Nous savons, par contre, qu’il a joué un rôle prépondérant, non seulement dans l’Église de Colosses, mais encore dans celle de Laodicée et dans celle d’Hiérapolis. S’il n’est pas le fondateur de ces églises, Paul semble toutefois le désigner comme «le responsable principal de la congrégation» de Colosses : c’est à lui, en effet, que Paul a donné des instructions pour les Colossiens (Col 1:7). C’est aussi de lui que l’apôtre rend ce beau témoignage : «Je lui rends ce témoignage qu’il prend beaucoup de peine pour vous» (Col 4:12-13). Paul le décrit également comme son «bien-aimé compagnon de service» et comme un «fidèle ministre de Christ» (Col 1.7).

En plus d’Épaphras, de Philémon et d’Onésime, que nous avons déjà cités, nous connaissons aussi Archippe (Col 4:17) et la sœur Appia (Philipiens 1:2). Ces différents noms, affirme Kuen, «sont typiquement païens». Mais il se peut aussi qu’il y ait eu dans la communauté de Colosses quelques Juifs convertis. En effet, les lecteurs semblent familiarisés avec les coutumes et les rites juifs ainsi qu’avec certains enseignements du judaïsme (Col 2:16-18) et ils connaissent les psaumes (Col 3:16). Selon Kuen, «ces connaissances, ont pu leur avoir été transmises par les anciens Juifs parmi eux ou par les hérétiques qui avaient eu, manifestement, des contacts avec le judaïsme».

L’Église de Colosses croissait normalement (Col 1:6) et demeurait ferme dans la foi (Col 2:5-7). Mais elle était aussi menacée par différents dangers: celui de retomber dans l’immoralité du paganisme (Col 3:5-11) et de se laisser séduire par l’hérésie (Col 2:8-23). Daniel Furter explique : Quelques années avaient suffi pour la croissance numérique et spirituelle de la communauté : les développements théologiques et éthiques que contient la lettre impliquent une maturité certaine chez les croyants de Colosses. Cela ne les empêchait pas de courir de grands dangers contre lesquels l’apôtre Paul veut les mettre en garde en leur écrivant.

L’Église de Colosses, cependant, devait disparaître complètement de l’histoire chrétienne après la lettre de l’apôtre, alors que Laodicée et Hiérapolis ont été appelés à jouer un rôle important au cours des premiers siècles. À titre d’exemple : la série de lettres aux Églises d’Asie, dans l’Apocalypse, ne comporte pas de message à l’adresse de la communauté de Colosses, alors que Laodicée et Hiérapolis y figurent toutes deux.

 

 

Notes et références concernant l’Épître aux Colossiens 8 avril, 2014

Classé dans : Epitres — Sentinelle Chrétienne @ 16:33
En ce qui concerne la question de l’authenticité paulinienne de l’Épître aux Colossiens, nous renvoyons le lecteur au commentaire de Daniel FURTER, Les Épîtres de Paul aux Colossiens et à Philémon, Vaux-sur-Seine, Edifac, 1987, p. 20-30. Voir aussi l’ouvrage d’Alfred kuen,   Les Lettres de Paul, Saint-Légier, Emmaüs, 1989, p. 289-304.

Daniel FURTER, op.cit., p. 27 s., n’exclut pas l’hypothèse selon laquelle Timothée aurait été le corédacteur de l’Épître aux Colossiens.

Tychique devait également, au cours de cette même expédition, livrer l’épître destinée aux Éphésiens (cf. Ep 6:21). Quant à l’esclave Onésime, il devait, sur ordre de Paul, retourner auprès de Philémon, son maître, et lui remettre en mains propres le billet que l’apôtre avait écrit pour ce dernier (cf. Phm 1.12, 21). Voir Daniel FURTER, op.cit., p. 37.

Le Méandre, appelé aujourd’hui le Menderes, est un fleuve de la Turquie d’Asie, qui rejoint la mer Egée. Il mesure 450 km de long.

La Phrygie était autrefois une province vaste et importante de l’Asie Mineure. À l’époque néo-testamentaire, le mot Phrygie n’était plus un nom de province, mais une appellation locale. Paul traversa la Phrygie lors des 2e et 3e voyages missionnaires. Voir, à ce sujet, Le Nouveau dictionnaire biblique, Saint -Légier, Emmaüs, 1992, p. 1026.

On appelait aussi cette route «La grande voie commerciale allant de l’Ouest à l’Est» (Nouveau dictionnaire biblique, op.cit., p. 270 [sous la rubrique Colosses]).

Daniel FURTER, op.cit., p. 16, explique les raisons de cette industrie florissante : «Sur le sol fertile de la région poussaient de bons pâturages. Les troupeaux de moutons fournissaient une toison de haute qualité, matière première d’une industrie lucrative : la fabrication de laines teintes. Les propriétés chimiques de l’eau permettaient de produire des teintures excellentes.».

Le Talmud se plaint que les Juifs se soient trop assimilés aux mœurs environnantes : «Les vins et les bains de la Phrygie ont séparé les dix tribus d’Israël» (cité par Alfred KUEN, Les Lettres de Paul, op.cit., p. 275). D’un autre côté, comme le signale Frédéric GODET, Introduction au Nouveau Testament : Les épîtres de Paul, Vol. 1, Neuchâtel, 1893, p. 492, cité par Alfred KUEN, ibid., «cette population nouvelle [la population juive], avec son caractère religieux si profondément marqué, n’avait pu manquer d’exercer une certaine influence sur l’esprit de ces contrées».

Daniel FURTER, op.cit., p. 17, confirme cependant que la ville a survécu, «puisqu’on trouve, dit-il, des monnaies à son nom au IIIe siècle». « Mais la population devait s’établir à quelques kilomètres au sud, dans la localité de Chonas, où se dressait une forteresse byzantine, et qui fut le siège d’un évêché. ».

Dans la mythologie grecque, Dionysos était le grand dieu de la Végétation et en particulier de la Vigne et du Vin. Il était le fils de Zeus et de Sémélé. On l’appelait aussi Bakkhos, nom que les Romains ont traduit par Bacchus. Le culte de Dionysos a contribué au développement de la tragédie et de l’art lyrique.

Commentary, 1950, p. 11, cité par Alfred KUEN, Les Lettres de Paul, op.cit., p. 275. La mythologie considérait Cybèle non seulement comme la déesse phrygienne de la Fertilité, mais aussi comme «la grande-mère des dieux» (G. FINDLAY, op.cit., p. 11, cité par Alfred KUEN, Les Lettres de Paul, op.cit., p. 275). Son culte, lié à celui d’Attis, s’était répandu (IIIe siècle av. J.-C.) dans le monde gréco-romain et comprenait des cérémonies initiatiques.

Daniel FURTER, op.cit., p. 16. Le Montanisme était un mouvement prophétique. Il a été fondé en Phrygie vers les années 170, par un chrétien du nom de Montanus, qui s’identifiait avec le Consolateur. L’influence et la popularité du Montanisme, cependant, n’ont été que de courte durée (environ une génération). Ce mouvement était une réaction violente non seulement contre le cléricalisme, mais aussi contre le gnosticisme et contre tout compromis avec la philosophie païenne. Plutôt extatiques, les Montanistes prétendaient recevoir directement de Dieu des révélations prophétiques. Ils se disaient spirituels par opposition aux psychiques de l’Église officielle. Ils étaient également de formidables ascètes et des rigoristes hors pair. Tertullien a été momentanément montaniste. Voir J.-M. NICOLE, Précis de l’histoire de l’Église, 6e édition, Nogent-sur-Marne, Institut Biblique de Nogent, 1996, p. 28. Voir aussi New Dictionary of Theology, édité par Sinclair B. FERGUSON, David F. WRIGHT et J. I. PACKER, Leicester, Inter Varsity Press, 1998, p. 444.

Daniel FURTER, op.cit., p. 18, s’émeut devant «la belle stratégie du Saint-Esprit» d’avoir établi Éphèse, «porte ouverte sur toute l’Anatolie occidentale», comme base missionnaire de l’apôtre.

Épaphras, Philémon et Archippe exerçaient un ministère.

Alfred KUEN, Les Lettres de Paul, op.cit., p. 276. Peter T. O’BRIEN, op.cit., p. xxviii, qui suit ici de près C.F.D. Moule, avance quatre arguments en faveur d’une composition majoritairement païenne de l’Église de Colosse : 1) Cela est suggéré par Col 1.12, 21, 27, «où il est question de ceux [les païens] qui étaient autrefois à l’extérieur et qui ont été conduit à l’intérieur [du peuple de Dieu]», 2) il y a très peu d’allusions à l’Ancien Testament, 3) les vices mentionnés en Col 3.5-7 sont des péchés typiquement païens, et 4) il n’y a pratiquement aucune information en ce qui concerne la réconciliation entre les Juifs et les païens dans la congrégation.

 

 

L’Épître de Jude

Classé dans : Epitres — Sentinelle Chrétienne @ 16:25

L’Épître de Jude est un livre du N. T. Elle est envoyée par « Jude serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques » (Jude v 1), autrement dit Jude l’un des frères du Seigneur (fils de Marie et Joseph) cités en Marc 6:3 en parlant de Jésus. « 3 N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous? ».

Auteur

Son auteur est parfois identifié à Jude Thaddée, l’apôtre, cependant il ne se présente pas comme un apôtre au verset 1:1 et évoque leur enseignement à la troisième personne au verset 17.

Résumé

C’est une lettre adressée à certains saints qui faiblissaient dans la foi. Ils étaient affaiblis par ceux d’entre eux qui professaient être chrétiens mais pratiquaient un culte païen immoral et prétendaient être exemptés de l’obéissance à la loi morale. Jude voulait sensibiliser les saints au danger spirituel dans lequel ils se trouvaient et les encourager à rester fidèles.

Parmi les passages notables, d’un caractère apocalyptique, il y a le verset 6, qui évoque la chute des anges, et les versets 14 et 15, qui citent 1 Hénoch 60:8 et 1:9 (qui est basé lui-même sur la bénédiction de Moïse dans le Deutéronome 33:2.)

Jude 14-15 « Hénoch le septième depuis Adam » a prophétisé « Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous… »

1 Hénoch 60:8 « Hénoch le septième depuis Adam »

1 Hénoch 1:9 « Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous… »

Deutéronome 33:2 « Voici, le Seigneur est venu de Sinaï… il est sorti des myriades de saints ».

Voici le témoignage de Saint Jérôme concernant son admission dans le canon : « Jude, frère de Jacques, a laissé une brève épître, qui est du nombre des sept épîtres catholiques; elle est rejetée par plusieurs du fait qu’elle invoque le témoignage du livre d’Hénoch, un apocryphe ; cependant, par son ancienneté et l’usage qui en a été fait, elle n’a pas manqué d’autorité et elle prend place au rang des Saintes Écritures. »

Richard Bauckham affirme que l’auteur de Jude considérait le livre d’Hénoch simplement comme authentique. Neyrey cependant laisse ouverte la possibilité que l’auteur de Jude l’ait utilisé rhétoriquement, en toute connaissance de cause. La grammaire de la citation est inhabituelle; au lieu de «Hénoch a prophétisé au sujet de ces hommes » (génitif), le texte grec contient « Hénoch a prophétisé à ces hommes » (datif).

Voici l’Épître de Jude en entier

Jude 1 « 1. Jude, serviteur de Jésus Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus Christ:

2 que la miséricorde, la paix et la charité vous soient multipliées! 
3. Bien aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.

4 Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus Christ.

5 Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l’avoir tiré du pays d’Égypte, fit ensuite périr les incrédules;

6 qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure;

7 que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel.

8. Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires. 
9 Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit: Que le Seigneur te réprime!

10 Eux, au contraire, ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent, et ils se corrompent dans ce qu’ils savent naturellement comme les brutes.

11 Malheur à eux! car ils ont suivi la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l’égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Coré.

12 Ce sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes. Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents; des arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés; 
13 des vagues furieuses de la mer, rejetant l’écume de leurs impuretés; des astres errants, auxquels l’obscurité des ténèbres est réservée pour l’éternité.

14 C’est aussi pour eux qu’Énoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes: Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, 
15. pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies.

16 Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d’intérêt.

17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d’avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus Christ.

18 Ils vous disaient qu’au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies;

19 ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels, n’ayant pas l’esprit.

20 Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit,

21 maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle.

22 Reprenez les uns, ceux qui contestent;

23 sauvez-en d’autres en les arrachant du feu; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair.

24 Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse, 
25 à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles! Amen!

 

 

Première épître de Jean 6 avril, 2014

Classé dans : Epitres — Sentinelle Chrétienne @ 19:03

La Première épître de Jean est un livre du N. T. Bien que l’auteur de cette épître et des deux suivantes ne donne pas son nom, la langue ressemble tellement à celle de l’apôtre Jean qu’on admet que c’est lui qui a écrit les trois, comme l’indique la tradition chrétienne. Cette épître expose la grande vérité de la vie éternelle que possède celui qui croit en Jésus Christ. Cette vie qui est la nature même de Dieu.

Résumé de l’épître

Le chapitre 1 exhorte les saints à entrer en communion avec Dieu.

1Jean 1 « 1. Ce qui était dès le commencement, … la parole de vie, – 2 car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, - 3 ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ……. 5. La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. 
6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité……… 8.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.

9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 10 Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous.». 

Le chapitre 2 souligne que les saints connaissent Dieu par l’obéissance et leur recommande de ne pas aimer le monde.

1Jean 2 «1. Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. 2 Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 3. Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu. …. 9 Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. 11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. …… 15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; 
16 car tout ce qui est dans le monde,
la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde….. 23 Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père……. 29 Si vous savez qu’il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui». 

Le chapitre 3 appelle tous les hommes à devenir enfants de Dieu et à s’aimer les uns les autres.

1Jean 3 «1. Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.

2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. ……. 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu…….. 13 Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait…….  17 Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui?…… 20. car si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses».

Le chapitre 4 explique que Dieu est amour et demeure en ceux qui l’aiment.

1Jean 4 «1. Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 2 Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu; …… 15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu……  20 Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?».

Le chapitre 5 explique que les saints naissent de Dieu par la foi au Christ.

1Jean 5 «1. Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. 
2 Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements…… 7 Car il y en a trois qui rendent témoignage:
8 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord……. 12 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie……. 14. Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.

15 Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. …… 20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ. 
21
C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles.».

 

 

Deuxième et Troisième épître de Jean

Classé dans : Epitres — Sentinelle Chrétienne @ 18:56

La Deuxième épître de Jean est un livre du Nouveau Testament. Bien que l’auteur de cette épître, de la précédente et de la suivante ne donne pas son nom, la langue ressemble tellement à celle de Jean l’apôtre qu’on suppose que c’est lui qui a écrit les trois.

Contexte historique de la deuxième épître de Jean

À l’époque où l’apôtre Jean a écrit son épître, la communication était très efficace dans l’Empire romain. Elle n’était certes pas aussi efficace qu’aujourd’hui, mais elle connaissait tout de même une situation qui était jusqu’alors inégalée dans l’histoire de l’humanité. Les gens communiquaient à l’aide de messagers équestres, ces derniers pouvant emprunter assez librement les routes de l’Empire Romain en raison de leur grande sûreté assurée par les légions romaines. John Stott, dans son commentaire sur les épîtres de Jean, explique:

L’établissement et la consolidation de l’Empire romain rendaient les voyages à travers le monde habité beaucoup plus faciles et sûrs que cela n’avait jamais été le cas auparavant. Ils étaient facilités par les grandes routes que bâtissaient les Romains et par la «Pax Romana» que maintenaient leurs légions, autant que par un langage compris par tous. [John Stott, Les Épîtres de Jean, Vaux-sur-Seine, Edifac, 1998, p. 185].

Les chrétiens voyageaient aussi, pour diverses raisons : le commerce, la famille, le travail, la mission chrétienne, etc. Ils devaient par conséquent trouver de l’hébergement. Mais où aller? Le confort des hôtels modernes n’existait pas à ce temps-là. Dans les auberges antiques? Elles étaient souvent malpropres et tenues par des gens aux mœurs plutôt douteuses. En conséquence, il était normal que les chrétiens en déplacement reçoivent l’hospitalité des membres des Églises locales.

Certaines traces dans le Nouveau Testament attestent nettement la pratique de cette coutume à l’époque de l’Église primitive (voir Actes 16:4 « En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem » ; 17:5-6 « 5 Mais les Juifs, jaloux prirent avec eux quelques méchants hommes de la populace, provoquèrent des attroupements, et répandirent l’agitation dans la ville. Ils se portèrent à la maison de Jason, et ils cherchèrent Paul et Silas, pour les amener vers le peuple.  
6 Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en criant: Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici,
et Jason les a reçus. » ; Romains 16:23 « 23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Église, vous salue. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. »
 ;

Actes 21:8 «8. Nous partîmes le lendemain, et nous arrivâmes à Césarée. Étant entrés dans la maison de Philippe l’évangéliste, qui était l’un des sept, nous logeâmes chez lui….  , 21:16 Quelques disciples de Césarée vinrent aussi avec nous, et nous conduisirent chez un nommé Mnason, de l’île de Chypre, disciple de longue date, chez qui nous devions loger. » ).

Par contre, cette coutume de pratiquer l’hospitalité envers les chrétiens voyageurs entraînait des abus. Il y avait les charlatans, les faux prophètes et les faux docteurs, qui se présentaient comme des chrétiens et qui désiraient également obtenir l’hospitalité de la part des Églises locales. Or cette situation ne manquait pas de donner lieu à une question de nature pratique: devait-on aussi accorder l’hospitalité à de tels individus? Dans sa deuxième épître, Jean donne des instructions concernant ceux à qui l’Église doit interdire l’hospitalité. Les instructions de l’Ancien visent surtout la procédure à adopter vis-à-vis des faux prophètes et des faux docteurs.

Cette épître est la seule lettre du Nouveau Testament qui est écrite à une femme ; la « dame élue« .

Voici La Deuxième épître de Jean en entier (13 versets)

2Jean 1: «1. L’ancien, à Kyria l’élue et à ses enfants, que j’aime dans la vérité, -et ce n’est pas moi seul qui les aime, mais aussi tous ceux qui ont connu la vérité, – 2 à cause de la vérité qui demeure en nous, et qui sera avec nous pour l’éternité: 
3 que la grâce, la miséricorde et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus Christ, le Fils du Père, dans la vérité et la charité! 
4 J’ai été fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père. 
5. Et maintenant, ce que je te demande, Kyria, -non comme te prescrivant un commandement nouveau, mais celui que nous avons eu dès le commencement, -c’est que nous nous aimions les uns les autres. 
6 Et l’amour consiste à marcher selon ses commandements. C’est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l’avez appris dès le commencement.

7. Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist.

8 Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. 
9 Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.
10. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas: Salut! 
11 car celui qui lui dit: Salut! participe à ses mauvaises oeuvres. 
12. Quoique j’eusse beaucoup de choses à vous écrire, je n’ai pas voulu le faire avec le papier et l’encre; mais j’espère aller chez vous, et vous parler de bouche à bouche, afin que notre joie soit parfaite. 
13 Les enfants de ta soeur l’élue te saluent.

Voici La Troisième épître de Jean en entier (15 versets)

Jean félicite quelqu’un du nom de Gaïus pour sa fidélité et l’aide qu’il apporte à ceux qui aiment la vérité.

3Jean 1: «1. L’ancien, à Gaïus, le bien aimé, que j’aime dans la vérité. 2 Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. 3. J’ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité. 
4 Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. 5 Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, 
6 lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l’Église. Tu feras bien de pourvoir à leur voyage d’une manière digne de Dieu. 7 Car c’est pour le nom de Jésus Christ qu’ils sont partis, sans rien recevoir des païens. 

8 Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la vérité. 9. J’ai écrit quelques mots à l’Église; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. 
10 C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Église. 11 Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu; celui qui fait le mal n’a point vu Dieu. 12. Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai. 13 J’aurais beaucoup de choses à t’écrire, mais je ne veux pas le faire avec l’encre et la plume. 
14 J’espère te voir bientôt, et nous parlerons de bouche à bouche. (1:15) Que la paix soit avec toi! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun en particulier

 

 

La deuxième épître de Saint Pierre 5 avril, 2014

Classé dans : Epitres — Sentinelle Chrétienne @ 15:17

La deuxième épître de Pierre est un livre du N. T. Elle est envoyée par « Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ » (1:1).

Datation

Certains exégètes représentant la critique moderne considèrent qu’il s’agit de l’écrit le plus tardif du Nouveau Testament. Schlosser et Brown par exemple proposent une datation autour de 130. (J. Schlosser, « La deuxième épître de Pierre », in : Introduction au Nouveau Testament, sous dir. D. Marguerat, Genève, Labor et Fides, 2001; R.E. Brown, Que sait-on du Nouveau Testament?, Paris, Bayard, 2000).

Les raisons sont le parallélisme entre les chapitres 2 et 3 et l’épître de Jude (le texte est presque identique, la principale différence étant l’absence des citations des livres apocryphes de l’Ancien Testament ce qui amène ces exégètes à dater la deuxième épître de Pierre après l’événement qu’ils considèrent comme le moment de fixation du canon juif de l’Ancien Testament à Jamna), le fait que les lettres de Paul sont constituées en recueil et considérées comme Écriture sainte (2P 3:15 et ss), l’évocation de la disparition de la première génération chrétienne (2P 3:2 et 3:4b). Par ailleurs, Clément de Rome et Irénée de Lyon ne connaissent qu’une seule Épître de Pierre.

D’autres exégètes, qui tiennent une position plus traditionnelle, datent l’épître des années 60. L’on peut se référer au texte même et aux témoignages de l’Église ancienne (cf. l’étude très fouillée de A.D. Baum, Pseudepigraphie und literarische Fälschung im frühen Christentum, WUNT 2/138, Tübingen, Mohr Siebeck, 2001).

L’auteur serait alors Pierre, éventuellement par l’intermédiaire d’un secrétaire. (On peut trouver ces positions par ex. dans la Bible d’étude du Semeur, ou dans A. Kuen, Introduction au Nouveau Testament, tome 3 : Les épîtres générales, Saint-Légier, Editions Emmaüs, 1996; ou en anglais: D.A. Carson/D.J. Moo/L. Morris, An Introduction to the New Testament, Zondervan, 2005)

Résumé

Le chapitre 1 exhorte les saints à affermir leur vocation et leur élection.

2Pierre 1 : «1. Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus Christ: …. 5. à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, 6 à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, 7 à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité…… 13 Et je regarde comme un devoir, aussi longtemps que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par des avertissements, 14 car je sais que je la quitterai subitement, ainsi que notre Seigneur Jésus Christ me l’a fait connaître.

15 Mais j’aurai soin qu’après mon départ vous puissiez toujours vous souvenir de ces choses. 16. Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.

17 Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. 18 Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne. 

Le chapitre 2 met en garde contre les faux prophètes, faux docteurs.

«Audacieux et arrogants …. ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent »

2Pierre 2 : «1. Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. …. 9 le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux, et réserver les injustes pour êtres punis au jour du jugement, 10. ceux surtout qui vont après la chair dans un désir d’impureté et qui méprisent l’autorité. Audacieux et arrogants, ils ne craignent pas d’injurier les gloires, 11 tandis que les anges, supérieurs en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le Seigneur.

12 Mais eux, semblables à des brutes qui s’abandonnent à leurs penchants naturels et qui sont nées pour êtres prises et détruites, ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent, et ils périront par leur propre corruption, …….. 20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. 22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. 

 

Le chapitre 3 parle des derniers jours et de la seconde venue du Christ qui ne tardera pas puisque « devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » incite aussi à lire les lettres de saint Paul.

2Pierre 3 : «1. Voici déjà, bien-aimés, la seconde lettre que je vous écris. Dans l’une et dans l’autre je cherche à éveiller par des avertissements votre saine intelligence, …. 2 afin que vous vous souveniez des choses annoncées d’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur, 3. enseigné par vos apôtres, sachant avant tout que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, 
4 et disant: Où est la promesse de son avènement? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. 
5 Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, 6 et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau, 7 tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et
réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.

8. Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. ……. 15 Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. 
16 C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. 

 

 

Première épître de Pierre apôtre 3 avril, 2014

Classé dans : Epitres — Sentinelle Chrétienne @ 11:20

La Première épître de Pierre est un livre du N. T

L’auteur s’identifié lui-même comme « Pierre, apôtre de Jésus-Christ » (1Pierre 1:1). Des exégètes modernes se sont montrés sceptiques sur le fait que Pierre, un pêcheur de la mer de Galilée, ait pu l’écrire. Sont en cause le style cultivé de l’écriture grecque et le manque de détails personnels suggérant des contacts avec Jésus de Nazareth.

Cependant, de son témoignage même, nous savons qu’il a eu recours pour la rédaction à Sylvain (1P 5:12) (ce nom étant la forme latinisée de Silas, qui est le nom d’un personnage connu pour être disciple de Paul (2 Co 1:19 ; 1 Th 1:1 ; 2 Th 1:1 ; Ac 15:40), et qu’il est un apôtre (1P 1:1), « témoin des souffrances du Christ » (1P 5:1).

Contexte

L’épître fut écrite de «Babylone» (peut-être Rome, même si Babylone existait encore à cette époque) et fut envoyée aux saints dans ce qui est maintenant appelé l’Asie Mineur peu après que Néron eut commencé à persécuter les chrétiens.

Résumé

Le chapitre 1 parle du rôle auquel le Christ était pré ordonné, celui de Rédempteur.

1Pierre 1: «1. Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie, 2 et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées! 3. Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, 4 pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, 
5 à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes
gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps! 
6. C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez
attristés pour un peu de temps par divers épreuves, 
7 afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra, ……. 15 Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:

16 Vous serez saints, car je suis saint…….  22 Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre coeur, 23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. 
24. Car Toute chair est comme l’herbe, Et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe. L’herbe sèche, et la fleur tombe;». 
 

Les chapitres 2 et 3 expliquent qu’il est la pierre angulaire de l’Église (l’assemblée des appelles), que les croyants forment un sacerdoce royal (quelquefois appelé sacerdoce universel) une nation sainte (chapitre 2:9-10) et que le Christ a prêché aux esprits en prison qui. («aux jours de Noé » non pas cru).

1Pierre 2: «4. Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu;

5 et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ. 6 Car il est dit dans l’Écriture: Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. 
7 L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; 

1Pierre 3: «18. Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit, 
1
9 dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, 
20 qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau. 21. Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ, 22 qui est à la droite de Dieu, depuis qu’il est allé au ciel, et que les anges, les autorités et les puissances, lui ont été soumis.» 

Le chapitre 4 expliquent pourquoi l’Évangile est prêché aux morts du temps de Noé.

1Pierre 4 «1. Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché ….. 6 Car l’Évangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l’Esprit……..

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

17 Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu? 18 Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur? 
19 Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien. 

Le chapitre 5 s’adresse aux anciens qui doivent avec amour faire paître le troupeau, «non pour un gain… non comme dominant sur eux».

1Pierre 5 : «1. Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée: 
2
Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; 3 non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. 
4 Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.

5. De mêmes, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable; 7 et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. 8. Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. 9 Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde ……..

12 C’est par Sylvain, qui est à mes yeux un frère fidèle, que je vous écris ce peu de mots, pour vous exhorter et pour vous attester que la grâce de Dieu à laquelle vous êtes attachés est la véritable. 
13 L’Église des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils.

14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’affection. Que la paix soit avec vous tous qui êtes en Christ!

 

 
 

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