SENTINELLE CHRETIENNE

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Deuxième livre des Rois, Étude Théologique 26 août, 2013

Classé dans : Théologie — Sentinelle Chrétienne @ 13:10

Deuxième livre des Rois, Étude Théologique dans Théologie elieetlescorbeau1           Élie et les corbeaux

Denomination du livre, II Rois

Les Livres, premier et deuxième des Rois, formait à l’origine un seul livre. Ils font partie des livres historiques pour le canon chrétien et des prophètes  »antérieurs » pour le canon juif. Dans la version grecque des Septante, ils constituent le troisième et le quatrième livre des Royaumes (basileion) et dans la Vulgate le troisième et le quatrième livre des Rois (après ceux de Samuel).

Rédaction
La rédaction finale est placé par la plupart des chercheurs dans le VIe siècle av. JC. L’auteur biblique est le même que le premier livre des Rois, et appartient à la cercle religieuse qui a produit le livre du Deutéronome, c’est pourquoi il est appelé le  »Deutéronomiste. »
Pour reconstituer l’histoire des deux royaumes d’Israël, il s’appuie sur des documents d’archives qui ne sont plus en notre possession (le livre perdu des ’’Chroniques des rois de Juda »), à la tradition orale et de la mémoire historique de son peuple. Une des caractéristiques de l’auteur Deutéronomiste est l’utilisation continue de formules fixes pour décrire les règnes des différents souverains qui, de la maladie et la mort du roi Achazia jusqu’à la destruction du Temple de Jérusalem par le roi babylonien Nabuchodonosor, se sont succédé sur le trône de Juda et le royaume du nord d’Israël.

Subdivision du texte

Le Second Livre des Rois représente le prolongement idéal du première, décrivant l’histoire du peuple juif du neuvième au sixième siècle avant JC, c’est à dire de la fin du règne d’Achazia (environ 852 avant JC) à la destruction du royaume de Juda en 587 av. JC. En tout comprend 25 chapitres qui peuvent être divisés en plusieurs parties:

1)  L’enlèvement d’Elie au ciel (2 Rois 1-2);

2)   Le cycle du prophète Élisée (2 Rois 3-13), y compris la miserable fin de Jézabel (2 Rois 9) et les vicissitudes de l’usurpatrice Athalie (2 Rois 11);

3)   Le déclin et la fin du royaume d’Israël (2 Rois 14-18);
4) Le cycle du prophète Isaïe et les règnes d’Ezéchias et Manassé (2 Rois 19-21);

5)  La réforme religieuse du roi Josias (2 Rois 22-23);
6) L’invasion des Chaldéens et la fin du royaume de Juda (2 Rois 24-25).

Contenu

L’Assomption de Élie

Dans le chapitre 1 il est raconté la maladie et la mort d’Achazia, fils d’Achab, roi d’Israël, à qui Élie avait prophétisé la fin imminente. Quand Achazia envoie pour deux fois cinquante soldats pour le faire prendre et le conduire au palais, les deux fois un feu céleste invoqué par Elie les incinère, le capitaine de la troisième équipe invoque pitié et YHWH laisse que Élie puisse aller avec lui. Mais ce-ci (Élie) réitère au roi la condamnation de Dieu, causé par le fait qu’il a consulté l’oracle d’un dieu étranger « comme si n’existait pas en Israël aucun Dieu à consulter. »

Chapitre 2 est l’un des plus célèbres de toute la Bible, après avoir traversé le Jourdain, qu’il a divisé avec son manteau, Elie, le Thischbite est pris dans le ciel par un char de feu: l’une des plus impressionnants théophanies de tous les livres historiques de la Bible. Le verbe «laqah » (« être pris ») avec lequel l’auteur désigne L’Assomption d’Élie est le même que celui utilisé pour le patriarche Hénoc (Genèse 5:24 « Hénoc marcha avec Dieu; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. »), celui que «personne n’as pu voir plus, parce que Dieu le prit. » C’est pour cela que la littérature apocalyptique souvent associée Hénoc à Élie. Le fait que n’as pas été trouvé le corps d’Elie unit plutôt ce grand personnage à Moïse, et en fait, les deux apparaissent ensemble au cours de la Transfiguration de Jésus sur le mont Tabor, en plus à l’époque du Nouveau Testament était une croyance largement répandue selon laquelle Elie reviendrait un jour pour annoncer la venue du Messie. Il suffit de lire ce passage de Matthieu 17:10-13:

«10 Les disciples lui firent cette question: Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement? 11 Il répondit: Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. 12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. 13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.» Matthieu 17:10-13 

L’Assomption au Ciel de Élie est complété par la fidélité de Élisée qui répète trois fois « Pour l’Éternel qui est vivant et pour ton âme qui est vivante, je ne te laisserai pas »; par sa demande d’avoir sur soi « les deux tiers de ton esprit » et son cri désespéré: « Mon père, mon père, char d’Israël, et son cocher! « . Toutefois, il faut le comprendre comme l’entrée du prophète dans la pleine lumière du Seigneur pour la quel il avait tant lutté, malgré les lois de la nature. En tout cas, Élisée répète le miracle de l’ouverture des eaux du Jourdain, à partir de laquelle tout le monde comprend que l’esprit d’Élie repose sur lui. Et ce n’est pas tout: dé que des enfants de Béthel lui donnent de «tête chauve», il les maudit et tout à coup deux ourses sortent du sous bois et dévorent 42 de ces jeunes. (nous retrouvons le nombre symbolique: 2 x 3 x 7). Pour cela Dante nome Élisée utilisant cette périphrase, quand il rappelle le ravissement céleste de Élie:

«Et comme celui qui s’est vengé avec les ours
a vu le char d’Elie au départ,
lorsque les coursiers au ciel se levons droit,
que on ne pouvait pas suivre des yeux,
qu’il ne voyait autre qu’une seule flamme,
comme petit nuage ascendant vers le haut … »
(Inferno XXVI, 34-39)

Même si la «tête chauve» pourrait se référer à une tonsure rituelle, et donc il pourrait être vu en tant dérision sacrilège, franchement la réaction de Élisée semble hors de proportion: c’est l’un des textes bibliques qui peuvent être compris seulement à la lumière d’une «pédagogie de la révélation » Comme nous le disions dans l’introduction.

Le cycle de Élisée

Dans le chapitre 3 entre en scène Joram, le frère de Achazia, qui lui succéda sur le trône d’Israël, qui forme une coalition avec le roi Josaphat de Juda et le roi d’Edom contre Mesa, le puissant roi de Moab, du quel a été trouvé à Dibon, en Transjordanie, une stèle datant de 830 avant JC, citant Israël parmi ses ennemis: un texte précieux pour prouver l’historicité du Livre des Rois, en dépit des « récits » attribues à Élie et Élisée. Puisque les trois alliés sont en difficulté dans le désert de Moab, ils décident de se servir de Élisée lequel utilise un moyen pas rare pour tomber dans un état de transe pour être investi par l’Esprit du Seigneur: un joueur de lyre.

La réponse est en faveur de la coalition, et la victoire sourit à elle grâce à un malentendu qui a du romanesque: la pluie de la nuit remplit les fosses du désert, à la lumière de l’aube, les Moabites pensent qu’il s’ait de sang et que les trois armées se soit battus s’entretuant les uns les autres, et ils partent donc à l’attaque, se retrouvent dans la bouche de leurs ennemis qui en font massacre. A noter que la stèle de Dibon parle de victoire Moabite: comme arrivait souvent dans le Proche Orient, les parties en conflit ont des versions contradictoires de la réalité, très différents les uns des autres, comme le démontrent les textes des Égyptiens et les Hittites qui se sont battu à Qadesh (en Syrie) au XIIIe siècle avant J.-C.: l’histoire des deux parlent d’une victoire éclatante, mais il est probable que le conflit s’est résolu par un match nul.

Le chapitre 4 présente d’autres miracles d’Élisée, y compris entre autre la multiplication de l’huile de la veuve (peut-être il s’agit d’une nouvelle édition du même miracle d’Élie à Sarepta dans 1 Rois 17:8-16), la concession d’un fils à la généreuse Sunamite et puis la résurrection du même enfant. Là encore, c’est probablement un doublon du même miracle d’Elie dans 1 Rois 17:17-24: l’auteur biblique veut montrer qu’il est vraiment tombé sur Élisée, 66% de l’esprit d’Elie, puisque le disciple est capable de reproduire les miracles du maître. En outre, comme Elie avait Élisée comme disciple, Élisée a le fidèles Gehazi. Successivement Élisée annule les effets de l’empoisonnement de courges sauvages à Guilgal et multiplie vingt pains d’orge et d’épeautre: un épisode qui sera considéré comme un modèle par les quatre évangélistes par le célèbre miracle de la multiplication des pains et des poissons opérée par Christ. Mais sûrement le plus à souligner comme important entre tous les miracles d’Élisée se trouve,

au chapitre 5, la guérison de la lèpre de Naaman, commandant de l’armée du roi de Syrie: un païen qui accepte d’entrer dans l’orbite de la religion mosaïque. Pour la première fois dans l’entier Ancien Testament le culte à YHWH sera officié en dehors des limites du peuple élu, et c’est pour cela que Naaman apporte avec lui un sac de terre de la Palestine pour y officier dessus les rites sacrés: le lien entre la terre et le culte était si forte, que on pensait qu’ils pouvait légitimement adorer un Dieu national qu’à l’intérieur des frontières de ce pays. Quant à Guéhazi, le serviteur d’Élisée, qui avait obtenu le don que le prophète a refusé à Naaman, pour sa cupidité est puni par la lèpre.

Dans le chapitre 6, nous voyons Élisée repêcher miraculeusement une hache dans le fleuve Jourdan, où elle était tombée; après cet épisode le roi d’Aram a envoyé un détachement pour l’arrêter parce qu’il le considère comme un dangereux espion, mais YHWH oppose à l’armée syrienne la propre, faite, encore une fois, de charres et de chevaux de feu, et affecte de cécité les ennemis du prophète, qui après feint de conduire ses adversaires près de celui qu’ils cherchent, et au lieu de cela il les conduit à Samarie, où sont tous fait prisonnier. Mais Élisée exige qu’ils soient bien traités et renvoyés chez eux.

Chapitre 7 voit le roi de Syrie, Ben -Hadad II assiéger Samarie, et la population est tellement affamée d’avoir à manger leurs propres enfants. Le roi Joram déchira ses vêtements, et promet de faire la fête à Élisée (le tuer), sans raison apparente, on peut penser peut-être que, comme Isaïe avec Achaz, il avait exhorté le roi à résister au siège. Mais ensuite, il se ravise et Joram change sur Élisée qui après lui prédit la libération de Samarie, ce que se produit bien vite.

Au chapitre 8, le roi de Syrie, est tombé malade et, se rappelle de la guérison de Naaman, il envoie son serviteur Hazaël pour l’interroger, mais Élisée éclate en sanglots, ayant pressenti que Hazaël allais usurper le trône, et faire la guerre à Israël et causer de nombreux décès. Les sources assyriennes confirment l’historicité de cet événement, la mort violente de Ben- Hadad II et l’accession au trône de Hazaël, qui n’était pas de sang royal.

Le Chapitre 8 mentionne également l’accession au trône de Juda de Joram, fils de Josaphat, et le mari d’Athalie, fille d’Achab, qui l’amène à l’idolâtrie, c’est sans surprise que on vois ce roi pas en mesure de s’opposer à la sécession d’Edom qui est libéré de l’assujettissement à Jérusalem. Après seulement sept ans, son fils Achazia lui succéda.

La fin de la dynastie d’Achab

Chapitre 9 On voit le désormais vieux Élisée ordonner à un disciple d’aller oindre Jéhu roi d’Israël, un général d’Israël: en pratique, le prophète cautionne un coup d’État contre la maison d’Achab. Jéhu tua Joram, roi du nord et blessé mortellement Achazia, roi du sud, la mort de ce dernier arrive dans la forteresse de Megiddo, où il avait réussi à réparer. À ce point à Jéhu ne lui reste que éliminer la reine mère Jézabel, qui est encore très puissante, elle s’affiche sur le balcon se posant comme le souverain légitime, et s’adresse avec beaucoup de courage à l’assassin de son fils et de son gendre, lui reprochant de félonie. Immédiatement Jéhu ordonna à trois eunuques de la lancer vers le bas depuis le balcon.

La scène est horrible (9:33-36): «33 Il dit: Jetez-la en bas! Ils la jetèrent, et il rejaillit de son sang sur la muraille et sur les chevaux. Jéhu la foula aux pieds; 34 puis il entra, mangea et but, et il dit: Allez voir cette maudite, et enterrez-la, car elle est fille de roi. 35 Ils allèrent pour l’enterrer; mais ils ne trouvèrent d’elle que le crâne, les pieds et les paumes des mains. 36 Ils retournèrent l’annoncer à Jéhu, qui dit: C’est ce qu’avait déclaré l’Éternel par son serviteur Élie, le Thischbite, en disant: Les chiens mangeront la chair de Jézabel dans le camp de Jizreel; 

Le massacre se poursuit dans le chapitre 10 avec l’extermination complète de la maison d’Achab et des adorateurs de Baal. Malgré cela, le Livre des Rois félicite Jehu (dont le nom signifie «Yahweh est Dieu ») pour avoir déraciné de Israël avec tous les moyens à lui disponibles l’abominable adoration idolâtre, même s’il n’as pas abattu les fameux veaux d’or érigés par Jéroboam. À Jéhu succède son fils Joachaz.

Le chapitre 11 nous parled’un autre massacre, cette fois dans le royaume du sud: Athalie, la reine mère, après la mort de son fils Achazia fait exterminer tous les autres membres de la famille royale et se proclame reine. Son nom signifie «Yahvé a fait connaître sa gloire», mais néanmoins elle favorise le culte idolâtre de Baal, comme sa mère, Jézabel, provoquant la réaction indignée des Lévites et du peuple.

Cependant, le second livre des Rois affirme qu’un enfant a échappé au massacre: c’est Joas, fils d’Achazia, qui est caché dans le harem pendant six ans. Il est possible que la lignée de David avait été complètement anéanti, et Jehojada, chef de la caste sacerdotale de Jérusalem, a effectivement présenté un autre pour le fils de la vieille famille de roi échappé au massacre, c’est peut-être la raison pour laquelle Luc, dans le chapitre 3 de son évangile, retrace la généalogie de Jésus à David, non par Salomon, mais par Nathan, un fils cadet. Cependant, avec l’aide de quelques mercenaires de Carie (Asie Mineure), Yoyada met en acte un coup d’État et oint roi Joas. Athalie cris à la trahison, mais il est trop tard: le peuple est avec Joas, fatigué de l’idolâtrie imposée par l’usurpatrice. Ainsi, celle-ci est traîné hors de l’enceinte sacrée, et sommairement exécuté.

L’histoire complexe des deux royaumes

Dans le chapitre 12 il est décrit le règne de Joas, particulièrement loué et apprécié car il a fait supprimer toutes les traces de l’idolâtrie importées par sa grand-mère, révélant en ceci qu’il a vraiment été élevé et instruit par les prêtres. Pour se sauver de l’invasion de Hazaël de Syrie, cependant, Joas doit lui payer un fort et in glorieux tribut et ainsi ses généraux tisser une intrigue, et l’éliminent. Tout aussi malchanceuse est la fin de Joachaz, fils de Jéhu, roi d’Israël:

Dans le chapitre 13, il est écrit de la guerre qu’il a perdu contre le puissant Cazaël. Lui succède son fils, également appelé Joas, particulièrement vilipendé pour avoir fait « ce qui est mal aux yeux de l’Éternel. » Toutefois, lorsque Élisée était malade et sur le point de mourir, Joas d’Israël descend pour lui rendre visite et le prophète lui révèle la défaite par son armée du royaume d’Aram, mais pas de façon définitive. Après la mort d’Élisée il y a encore de la place pour un miracle: un cadavre touche ses os et revient à la vie. Pas un hasard si le Siracide dit de lui (48:15): « Dans sa vie, il a fait des merveilles, et après sa mort, ses œuvres étaient merveilleux. »

Le chapitre 14 contient les événements du règne d’Amatsia, fils de Joas, roi de Juda, qui en premier bat le roi d’Edom en bataille, et puis, pris d’orgueil, il voudrait également se mesurer avec Joas, roi d’Israël. Ce-ci, cependant, a répondu par une parabole, dans un style très commun dans le Proche-Orient (14:9-10): « 9 Et Joas, roi d’Israël, fit dire à Amatsia, roi de Juda: L’épine du Liban envoya dire au cèdre du Liban: Donne ta fille pour femme à mon fils! Et les bêtes sauvages qui sont au Liban passèrent et foulèrent l’épine. 10 Tu as battu les Édomites, et ton coeur s’élève. Jouis de ta gloire, et reste chez toi. Pourquoi t’engager dans une malheureuse entreprise, qui amènerait ta ruine et celle de Juda? 

Amatsia ne l’écoute pas et s’engage dans la bataille avec lui, mais a été vaincu et fait prisonnier; Joas monté jusque à à Jérusalem, et ouvre une brèche dans ses murs, pillant le trésor du Temple et il s’en va après avoir pris des otages. À Joas succédé son fils Jéroboam II, et à Amatsia, éliminé comme son père par une conspiration, succédé son fils Azaria, également appelé Ozias, qui fait reconstruire le port d’Eilat sur la Mer Rouge.

Le règne de Jéroboam II représente pour Israël une période de grande splendeur, comme en témoignent même les prophètes Amos et Osée, qui lui étaient contemporains (première moitié du VIIIe siècle avant J.-C.). Cependant, le livre que nous étudions ne les mentionne pas, mais parle du prophète Jonas, fils d’Amitthaï, dont nous ne savons absolument rien parce qu’il n’a pas laissé d’écrites, mais auquel bien des siècles après, il a été consacré un livre intéressant qui fait partie de la Bible, dont nous parlerons dans une autre page. Le jugement du Deuxième livre des Rois est très dur, parce que le roi est ici jugé en une prospective non politique, mais religieuse.

Chapitre 15 nous montre une période politique particulièrement désordonnée: Amatsia c’est le roi de Juda qui a régné plus longtemps (52 ans), mais comme il n’avait pas retiré les collines sacrées sur lesquelles les gens ont fait des sacrifices plutôt que d’aller au Temple de Jérusalem, il est frappé par la lèpre, il doit donc se retirer dans un endroit isolé, selon la loi de Moïse, et s’associé au trône son fils Jotham, qui sera son successeur. Pendant ce temps, l’anarchie règne dans le royaume du Nord, désormais en plein déclin politique marqué par une tourbillonnante succession de cinq rois en quatorze ans, tous mort assassinés.

En fait, Zacharie, fils de Jéroboam II a régné seulement pendant six mois, après avoir été éliminé par une conspiration et avec lui est la fin de la dynastie de Jéhu. Son meurtrière Challoum régna à sa place, mais juste pendant un mois car il y a eu un autre prétendant, Menachem, qui lui fait suivre le même sort, puis suit la pratique horrible du massacre complet de ceux qui ne l’acceptent pas comme le roi, en fait les frais Tirzah l’ancienne capitale, qui est brûlé, détruite rasée au sol. En plus de cette politique de terreur pour rester au pouvoir Menachem doit payer à l’Assyrie un tribut exorbitant. Il est remplacé par son fils Pekachia contre lequel est réaffirmé le jugement sévère réservé à presque tous les rois d’Israël. Mais le parti indépendantiste anti-assyrien organise encore un autre complot et le remplace par le général Pékakh, évidemment hostile à la vassalité aux Assyriens, qui ont atteint l’apogée de la propre puissance.

En fait, peu de temps après le roi assyrien Pul, identifié par les historiens avec Téglath-Phalasar III (745-725 avant J.-C.), se précipite en Galilée, le vainc et revendique l’allégeance à lui et un nouvel tribut très lourd. Entre autres choses il commencé à déporter la population de la tribu de Nephtali; commence ainsi une saison triste pour le peuple élu. Le même parti anti-assyrien qui avait élu Pékakh maintenant le désavoue en le faisant tomber, pour le remplacer avec Osée (rien à voir avec le prophète éponyme.) Pendant ce temps en Juda Jotham succédé à son père, puis a lui succède son fils Achaz.

La chute de Samarie

Le règne d’Achaz est décri dans le chapitre 16, ainsi que la « guerre syro- Efraimite» que les rois de Syrie et Israël lui firent contre lui, nous en parlerons plus en détail. La victoire d’Achaz, a comme prix la demande à l’aide à l’Assyrie et d’allégeance lourd à ce dernier. Mais il y a pire dans le royaume du Nord, qui désormais a ses jours comptés:

Au chapitre 17 le roi assyrien Salmanazar V (727-722 AC) découvre que Osée le trahit, en lui refusant le tribut et en cherchant une alliance avec le Pharaon So, un nom inconnu en dehors de la Bible, à l’époque à régner sur l’Égypte était Sneferra (747-716 avant J.-C.), de la XXVe dynastie nubienne, mais peut-être qu’il a été confondu avec le successeur Shabaka, duquel So; selon d’autres, il se réfère à la ville de Saïs, qui à cette époque était la capitale de l’Égypte. Cependant, Salmanazar V vise à régler la question avec les méthodes habituelles vive typiques des Assyriens, et assiège Samarie. Au bout de trois années, Samarie tombe dans les mains de son successeur Sargon II (722-705 avant J.-C.), et le royaume du Nord prend fin après 208 années, réduite à une simple province assyrienne. L’explication de cette chute, selon l’auteur du Deutéronome est très simple (2 Roi 17:7-13): «7. Cela arriva parce que les enfants d’Israël péchèrent contre l’Éternel, leur Dieu, qui les avait fait monter du pays d’Égypte, de dessous la main de Pharaon, roi d’Égypte, et parce qu’ils craignirent d’autres dieux.

8 Ils suivirent les coutumes des nations que l’Éternel avait chassés devant les enfants d’Israël, et celles que les rois d’Israël avaient établies. 
9 Les enfants d’Israël firent en secret contre l’Éternel, leur Dieu, des choses qui ne sont pas bien. Ils se bâtirent des hauts lieux dans toutes leurs villes, depuis les tours des gardes jusqu’aux villes fortes. 
10 Ils se dressèrent des statues et des idoles sur toute colline élevée et sous tout arbre vert. 11 Et là ils brûlèrent des parfums sur tous les hauts lieux, comme les nations que l’Éternel avait chassées devant eux, et ils firent des choses mauvaises, par lesquelles ils irritèrent l’Éternel. 
12 Ils servirent les idoles dont l’Éternel leur avait dit: Vous ne ferez pas cela. 13 L’Éternel fit avertir Israël et Juda par tous ses prophètes, par tous les voyants, et leur dit: Revenez de vos mauvaises voies, et observez mes commandements et mes ordonnances, en suivant entièrement la loi que j’ai prescrite à vos pères et que je vous ai envoyée par mes serviteurs les prophètes. » (2 Roi 17:7-13):

Les dix tribus du nord ont été déportés par les vainqueurs, comme c’était la coutume à éradiquer les peuples et les soumettre mieux, et remplacés par d’autres peuples païens, à leur tour expulsés d’autres coins du vaste empire. A ainsi origine la lignée des Samaritains qui se convertissent au culte de YHWH, mais ils réalisent un syncrétisme Judéo -païen et adorèrent Dieu sur le mont Garizim à la place de Jérusalem. C’est ce qui explique la haine raciale manifestée par les Juifs contre eux, témoigné même dans l’Évangile de Jean (Jn 4:9): « les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains. » Est né aussi le mythe des « Tribus perdus d’Israël, » que les historiens de tout temps ont voulu fantastiquement identifier avec diverses peuples de partout dans le monde, et même avec les Mayas! Nous en reparlerons plus loin.

A partir de là, on parle seulement du royaume du sud.

Le cycle d’Isaïe

A  Achaz succédé son fils Ezéchias (chapitre 18), tant vantée plus que tous ses prédécesseurs: « Il avait confiance en l’Éternel, le Dieu d’Israël. Parmi tous les rois de Juda personne n’as était comme lui, ni parmi ses successeurs, ni ses prédécesseurs. Rattaché au Seigneur il ne s’en est détourné; observait les commandements que le Seigneur avait donnés à Moïse. Le Seigneur était avec Ezéchias, et il a réussi dans toutes les initiatives. Il se révolta contre le roi d’Assyrie, et il ne lui fus pas soumis. Frappa les Philistins jusqu’à Gaza et ses frontières, du plus petit village aux forteresses « (2Rois 18: 1-8).

«2Rois 18 «1. La troisième année d’Osée, fils d’Éla, roi d’Israël, Ézéchias, fils d’Achaz, roi de Juda, régna. 2 Il avait vingt-cinq ans lorsqu’il devint roi, et il régna vingt-neuf ans à Jérusalem. Sa mère s’appelait Abi, fille de Zacharie. 3 Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, entièrement comme avait fait David, son père. 4 Il fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui: on l’appelait Nehuschtan.

5 Il mit sa confiance en l’Éternel, le Dieu d’Israël; et parmi tous les rois de Juda qui vinrent après lui ou qui le précédèrent, il n’y en eut point de semblable à lui. 6 Il fut attaché à l’Éternel, il ne se détourna point de lui, et il observa les commandements que l’Éternel avait prescrits à Moïse. 
7 Et l’Éternel fut avec Ezéchias, qui réussit dans toutes ses entreprises. Il se révolta contre le roi d’Assyrie, et ne lui fut plus assujetti. 8 Il battit les Philistins jusqu’à Gaza, et ravagea leur territoire depuis les tours des gardes jusqu’aux villes fortes.»

Entre autres choses, il a «coupé en morceaux le serpent d’airain que le Seigneur avait donné à Moïse », le fameux totem contre la morsure des serpents venimeux mentionnés dans Nombres 21:6-9, peut-être un vestige du culte pré- israélite du dieu serpent, mais en tout cas, à l’époque d’Ezéchias un serpent de bronze était adoré comme une idole, et il l’enlève au milieu d‘eux. Esaïe aussi dans son livre prophétique tisse vaste louanges de ce roi, témoin entre autres, de la chute de Samarie entre les mains assyrien. Bien sûr, le roi assyrien Sennachérib veut garder soumis pour lui le royaume de Juda, située (comme nous le savons) dans un emplacement stratégique le long des routes commerciales entre l’Afrique de l’Est, l’Arabie, la Mésopotamie, l’Anatolie et la Perse; il est monté contre Juda, en occupe tous les principaux bastions et Ezéchias a été contraint de lui verser encore un autre colossal tribut, en spoliant le Temple de Jérusalem.

Sennachérib envoie son échanson jusqu’à devant les murs de Jérusalem, et fit dire à Ezéchias que le même Dieu d’Israël enverrait les Assyriens pour le punir du culte centralisé à Jérusalem. Les délégués d’Ezéchias ont peur et demandent à l’échanson de parler en araméen, la lingua franche de la Mésopotamie, parce qu’ils la comprennent, mais pas le peuple, de façon à qu’ils ne prennent peur, comme toute réponse, l’échanson crie toutes ses menaces contre Jérusalem en hébreu. Une note linguistique important, parce que jusqu’à l’exil les Juifs ne parlait que l’hébreu, et ont adopter par la suite aussi l’araméen comme langue populaire.

À ce stade (chapitre 19) intervientle prophète Isaïe, qui encourage le roi et toute sa cour, en promettant le retour de Sennachérib dans sa patrie avec la queue entre ses jambes. Après que Sennachérib ay envoyé à Ezéchias de nouvelles menaces, cette fois par lettre, Esaïe répond avec un longue oracle poétique, dans lequel il attaquait vivement l’empire de l’ennemi pour avoir insulté et raillé « le Saint d’Israël. » C’est l’un des «oracles contre les nations » que les prophètes bibliques jettent continuellement dans leurs livres. Cette nuit-là, l’ange du Seigneur frappe 185.000 hommes de l’armée assyrienne, certainement un chiffre hyperbolique qui cache une peste, retraçant l’histoire du livre de l’Exode dans lequel l’Ange tue les premiers-nés des Égyptiens. Sennachérib a été forcé de retourner à Ninive, où il a été assassiné par deux de ses enfants, mais en fait, cet événement historique s’est passé vingt ans après le siège manqué de Jérusalem, mais l’auteur les fusionne en un seul événement pour suggérer une interprétation théologique de histoire . De Sennachérib on va en reparler plus tard.

Le chapitre 20 parle d’une mystérieuse maladie mortelle d’Ezéchias. Mais Isaïe annonce que à son royaume ont été rajoutés encore quinze ans, et pour guérir le mal il appliqué sur l’ulcère du roi un gâteau de figues, peut-être un remède de la médecine populaire juive. Puisque Ezéchias demande un signe, Dieu a laissé l’ombre reculer de dix degrés. Malheureusement Isaïe est obligé aussi de prophétiser la future destruction du Temple de Jérusalem, même si Ezéchias n’a pas réalisé la gravité de la chose. Souvent, dans ce livre à un roi digne suive un roi indigne, et ainsi, au chapitre 21, à Ezéchias succédé son fils Manassé, certainement le pire des rois de la dynastie davidique, de l’avis du Deutéronomiste auteur des livres des roi. Manassé non seulement restaure les lieux de culte païens détruit par son père, mais ose même profaner le Temple avec l’idole de Asera, Astarté, divinité cananéenne, persécutant ceux qui restent fidèles au culte de YHWH.

La tradition juive postérieur comptera parmi les victimes de cette persécution aussi le prophète Isaïe, que le méchant roi l’aurait fait scier en deux. Le chroniqueur (2 Chroniques 33:11-19) parlera d’une conversion de Manassé après sa déportation en Assyrie, pour expliquer la longueur inhabituelle de son règne (55 ans), qui dans les temps anciens a été considéré comme un signe de bénédiction.

Le pieux mais malchanceux Josias

Amon, fils de Manassé, ne se comporte pas mieux que le père, et il est donc éliminé par une conspiration après seulement deux ans, mais le peuple se révolte et mis sur le trône son fils Josias n’avait que huit ans.

Le chapitre 22 est tout dédié à son royaume et à la réforme religieuse par lui voulue. Josias, en fait, ordonne des travaux de restauration du temple de Salomon, afin d’éliminer toutes traces de paganisme voulu par son père et son grand-père, au cours de ces travaux, le grand prêtre Hilkiah découvre un livre, peut-être caché pendant les persécutions ordonnées par Manassé, qui s’avère être le « Livre de la Loi». Après en avoir écouté la lecture, le roi déchira ses vêtements et décide de revenir à la pureté du culte de YHWH, en supprimant toutes les traces de culte idolâtre. Pour cette raison Josias est particulièrement apprécié soit par l’auteur du Deutéronome, que par le chroniqueur. Le texte dont on parle a été identifié par les biblistes avec la première version du Deutéronome, ou plutôt de sa partie normative central (chapitres 12-26), peut-être ce sont les bénédictions et les malédictions qu’il contient, à susciter la réaction désespérée du roi, bien conscient qu’il s’était éloigné de la Parole de Dieu, et à inspirer sa grande réforme religieuse, décrite avec amplitude de détail au chapitre 23.

Pour sa part, la prophétesse Hulda annonce au roi que la colère de l’Éternel est sur le point de s’abattre sur le peuple de Juda, en dépit de sa réforme tardive, mais, ayant celui-ci engagé de se conformer à ce livre de la loi, il moura en paix, sans voir ces dévastations ( 22:15-20). Mais dans 23:29-30 le même livre raconte une fin tragique de Josias, en contraste avec les paroles de la prophétesse. Josias est en fait le protagoniste malheureux de la tragique bataille légendaire de Megiddo (609 avant JC). Cyaxare roi des Mèdes et le roi de Babylone Nabopolassar en 612 avant J.-C. ils avait conquis Ninive, et ainsi le Pharaon Neco (610-595 BC), désireux de contrer la domination babylonienne de la Mésopotamie, ce qui aurais menacé même l’Égypte part en guerre contre eux.

Pour atteindre la Mésopotamie doit traverser le royaume de Juda, mais Josias lui barre la route avec ses troupes. Le roi de Juda ne sais pas faire des calculs politiques, pour lui, les Assyriens sont et restent les ennemis mortels qui ont détruit Samarie, et les amis de ses ennemis ne peuvent que être ses ennemis. Josias est battu et tué en bataille prés de Megiddo, et ce lieu devient un symbole de la défaite désastreuse pour le Peuple de Dieu, de sorte que dans l’Apocalypse le site de la bataille eschatologique entre le Bien et le Mal est désigné comme « Armageddon », en hébreu, » la montagne de Megiddo ». Avant de poursuivre sa marche, Neco, nomme nouveau roi de Juda Eliakim, fils de Josias, en lui changeant son nom en Joachim: En Orient imposer le nom à quelque chose signifie en affirmer la possession, tout comme Adam qui impose le nom à tous les animaux dans la Genèse 2:19: La Judée passe ainsi de l’orbite assyrienne à celle égyptienne. Necho sera de toute façon vaincu définitivement à Carkemish, en Syrie, par Nabuchodonosor, le fils de Nabopolassar, en 605 avant JC.

La chute du royaume de Juda

Ainsi, nous voyons naître, pour la première fois, un terrible souverain qui marquera tragiquement l’histoire du peuple de l’Alliance, dont on en reparlera que ci-dessous. La dernière partie de l’ouvrage est entièrement consacré à la double invasion du royaume de Juda par le même Nabuchodonosor (son nom signifie «le dieu Nabu protége mon héritier»), qui a régné sur l’empire néo-babylonien 605-562 avant J.C. La première des deux invasions, décrites dans le chapitre 24, a eu lieu en 597 avant JC, et son but est d’apporter la Judée dans l’orbite mésopotamienne, éteignant toute ambition résidu égyptienne. Le roi Joakim est sur son lit de mort, alors que les troupes étrangères assiégent la ville, Nabuchodonosor dépose alors son fils Joachin après seulement trois mois de son règne, et répète la prise de possession accompli par Néchao, en le remplaçant par son Oncle Matthania, auquel a changé son nom en celui de Sédécias: un nom ironique, car cela signifie  » justice » de YHWH, puisque le couteau par le manche était tenu par le roi chaldéen. Une première déportation par Nabuchodonosor porte en Babylone sept mille entre courtisans, nobles et artisans.

Nous sommes donc dans le chapitre 25 qui est le dernier du second livre des Rois, et de l’ensemble du cycle Deutéronomiste. Sédécias ignore malheureusement les avertissements du prophète Jérémie et essayer de former une alliance avec l’Égypte contre les Chaldéens.
Nabuchodonosor ne lui le pardonne pas, et en 587 avant JC attaqué Jérusalem pour la deuxième fois, qui cette fois est conquis et rasé au sol avec le Temple. Tous les affaires et les meubles précieux du Temple sont amenés à Babylone, l’arche de l’alliance disparaît dans le néant (certains affirment que se trouve encore dans une grotte sous l’esplanade du Temple, cachée avant les ruines), et les anciens de la nation juive déportée à Babylone .

Sédécias fait une mauvaise fin: d’abord, il est obligé d’assister à l’exécution de ses fils, puis est aveuglé. Pour les Juifs qui restent dans le pays Nabuchodonosor accorde d’être gouverné par Godolia, un Juif passé au service du nouveau maître, qui cherche à atténuer les souffrances du peuple, mais il est assassiné par des fanatiques juifs à Mitspa, où il avait établi sa résidence. Celle-ci est la fin du glorieux Temple de Salomon et du judaïsme lui-même e tant que entité politique. L’expérience glorieuse qui a commencé avec Saül et David a été fermé pour toujours, et pour les siècles à venir Israël va faire connaissance de une série ininterrompue de domination étrangère.

Succession des rois de Juda dans 2 Rois et dans d’autres livres

Joram (849-843 Av. JC): 2 Rois 8:16-24, 2 Chroniques 21:2-20
Athalie l’usurpateur (843-838 av. JC): 2 Rois 11: 1-20; 2 Chroniques 22:10-15
Joas(838-800 av. JC): 2 Rois 12:1-22; 2 Chroniques 22:16-24, 27

Amaziah (800-783 av. JC): 2 Rois 14:1-22; 2 Chroniques 25:1-28
Azaria (783-742 av. JC): 2 Rois 15:1-7; 2 Chroniques 26: 1-23
Jotham (742-735 av. JC): 2 Rois 15:32-38; 2 Chroniques 27:1-9
Achaz (735-716 av. JC): 2 Rois 16:1-20; 2 Chroniques 28:1-27; Isaïe 7:1-17

Ézéchias (716-687 av. JC): 2 Rois 18:1-36, 20, 1 – 21; 2 Chroniques 29:1 – 32, 33; Esaïe 36:1-39 8
Manassé (687-642 av. JC): 2 Rois 21:1-18; 2 Chroniques 33:1-20
Amon (642-640 av. JC): 2 Rois 21:19-26; 2 Chroniques 33:21-25
Josias (640-609 av. JC): 2 Rois 22:1-23, 30; 2 Chroniques 34:1 à 35

Jehoahaz (609 av. JC): 2 Rois 23:31-33; 2 Chroniques 36:1-4; Jérémie 22:10-12
Joakim (609-598 av. JC): 2 Rois 23:34-24. 7; 2 Chroniques 36:5-8; Jérémie 26:1-24
Joachin (598-597 av. JC): 2 Rois 24:8-17; 2 Chroniques 36:9-10; Jérémie 22, 20-30
Sédécias (597-587 av. JC): 2 Rois 24, 18 – 25, 7; 2 Chroniques 36, 11-21; Jérémie 27:1-39

Succession des rois d’Israël dans 2 Rois

Ahaziah (852-851 av. JC): 1 Rois 22:52; 2 Rois 1:18
Joram (851-843 av. JC): 2 Rois 3:1-27
Jéhu (843-816 av. JC): 2 Rois 9:1 à 10, 36
Joachaz (816-801 av. JC): 2 Rois 13:1-9
Joas (801-786 av. JC): 2 Rois 13:10-13
Jéroboam II (786-746 avant JC): 2 Rois 14:23-29
Zacharie (746 av. JC): 2 Rois 15:8-12
Challoum (746 av. JC): 2 Rois 15:13-16
Menachem (745-737 av. JC): 2 Rois 15:17-22
Pekachia (737-736 av. JC): 2 Rois 15:23-26
Pékakh (736-732 av. JC): 2 Rois 15:27-31
Osée (732-722 av. JC): 2 Rois 17:1-6

Historicité;     Le «Annales des rois de Juda»

C’est celui qui, à première vue, il semblerait le plus correctement «historique» dans le livre, la succession des rois juifs et Israélite, qui est celui qui s’éloigne de «l’historiographie» au sens moderne du terme. En fait, ici, l’auteur Deutéronomiste intervient constamment à ‘’revoir » l’histoire de son peuple, en interprétant les événements en termes religieux. Un souverain est jugé positivement en fonction de trois critères:

la lutte a l’idolâtrie cananéenne;

La fidélité à la pureté du monothéisme biblique;

La promesse de Dieu à la dynastie davidique, et donc la comparaison avec leurs nobles ancêtres.

L’histoire racontée par le Deutéronomiste, sauf pour le conte de la succession au trône de David, est toujours une histoire revisitée à la lumière de la foi monothéiste. Ainsi, la Samarie et Jérusalem ne tombent pas à cause de l’expansionnisme assyrien et babylonien auquel, ils avaient bêtement tenté de s’ en échapper, mais à cause des péchés commis par le peuple et le roi, selon la désormais célèbre «théorie de la rétribution».

Les trois principales dynasties du royaume d’Israël (de Gereoboamo à celle de Achab et de Jéhu) tombent tous pour avoir refusé de prêter le due culte d’adoration à YHWH, en se laissant aller à l’adoration du veau d’or ou des idoles Phéniciens, également dans le royaume du sud quand Josias a mis en place sa grande réforme religieuse, il est trop tard aux yeux de Dieu pour éviter la destruction de la ville sainte. Les prétendue «Annales des rois de Juda», aux quel aurais pris ses sources l’auteur Deutéronomiste sont donc très différent des deux livres des Rois comme nous les connaissons aujourd’hui: nue et crue tractation élogieuse ceci, réflexion profonde sur l’histoire du point de vue de YHWH dans ces dernier. Et c’est ce qui distingue la Bible de tout autre travail historique qui nous est venue de l’Orient ancien.

Baalzebub

Pas tout le monde connaît l’étymologie du nom de Belzébuth, attribué au prince des ténèbres (de sorte que même Dante dans Inf XXXIV, 137). On pense que cela peut être dérivé de Baal- Zébul, le dieu national de la ville phénicienne de Ekron. Habituellement, le nom du dieu Baal (« seigneur », parent de l’El hébreu) est associée à un attribut qui désigne les caractéristiques ou le lieu de culte. Dans Nombres 25:3 est nommé Baal -Por et est mentionné dans Juges 9:4 Baal- Berit («Baal du Pacte»).

Baal Zébul signifie « Baal le Prince ». Mais ce livre dans 2 Rois 1:2 indique le nom de Baal Zebub, littéralement «le seigneur des mouches». C’est certainement une correction faite par le scribe, qui, avec un jeu de mots échappé all’incombenza d’écrire le nom pas aimé de la divinité cananéenne. Mais selon certains Baal Zebub était une mauvaise prononciation habituelle en Israël, parce qu’ils sacrifiaient à Baal animaux dont les carcasses ont été encerclés par les mouches. L’écrivain américain William Golding écrit un roman en 1954 intitulé « Le Seigneur des Mouches », dans lequel il montre que des garçons naufragés sur une île déserte, si essaient de reconstruire une société semblable à celle de la « grande » chute dans l’ensemble de leurs erreurs les plus flagrantes. En d’autres termes: le diable est le maître de tous les royaumes de ce monde …

La «guerre Siro – Éphraïmitique, (Israélienne)

Important, du point de vue historique, est le soi-disant » guerre » syro- Israélienne cité dans 2 Rois 16:5-9, mais aussi dans Esaïe 7:1-17, où est expliqué plus longuement. Aux jours de Jotham, roi de Juda a été formées une ligue anti-assyrienne souhaitée par Pékakh, roi d’Israël, et Retsin, roi de Aram, à savoir de Syrie. Cet ligue était soutenue par l’Égypte, dont il espérait reconquérir l’hégémonie dans la région syro-palestinienne, perdu au profit des Assyriens.

Maintenant, Achaz, roi de Juda, et fils de Jotham, il a refusé de prendre part à cette lègue, et ainsi le roi d’Aram, de Israël et de l’Idumée ont décidé d’unir leurs forces pour conquérir le royaume de Juda et d’imposer un souverain qui leur soit favorable dans la lutte contre les Assyriens détesté. Cette guerre est appelée «syro- Éphraïmitique, parce que le royaume d’Israël était aussi connu comme le royaume d’Éphraïm, du nom de la tribus la plus importantes (Ephraïm était le deuxième fils de Joseph, fils du patriarche Jacob -Israël), et a eu lieu dans les années 734 -732 av.

Achaz, se tourna vers le roi assyrien Tiglatphalasar III, en déclarant être «son fils» et «serviteur», le roi mésopotamien est intervenu rapidement, mis en déroute l’armée des rois coalisés contre Achaz et a reçu l’acte de soumission de ce dernier. Les tablettes de Nimroud confirment l’historicité de cet épisode et contiennent une liste de plusieurs rois qui sont devenu tributaire de Téglath-Phalasar III après la conquête de Damas en 732 av. JC

La campagne de Sennachérib

Même cette operation militaire (2 Rois 18:13-16) a eu lieu en 701 avant JC est confirmée par un prisme de poterie déterré en 1952 et connu sous le nom « prisme de Taylor », du nom de son acheteur. On y lit: «Quant à Ezéchias de Juda, il n’a pas été soumis à mon joug. J’ai mis le siège à quarante-six de ses forteresses entoures de murs. J’ai pris possession même de petits villages qui étaient autour d’eux, au moyen de digues, coup de bélier, les brèches et de travaux de sape. Je en ai fait sortir 200.150 personnes (…) J’ai renfermés Ezéchias lui-même à Jérusalem, sa résidence, comme un oiseau dans une cage. J’ai élevé contre lui un rempart et je fi payer ses méfait à toute personne qui sortait des portes de la ville.

Comme on peut le voir, Sennachérib prétend avoir gagné la guerre, tandis que le second livre des Rois stipule qu’un ange de Dieu, vraisemblablement sous la forme d’une épidémie de peste, libéra Jérusalem de l’état de siège. Mais nous ne devons pas oublier que, dans les temps anciens, les inscriptions royales célébrant tous les exploits du Seigneur comme s’ils étaient des victoires. Même le siège de la forteresse juive de Lakis, décrit dans 2 Rois 18:14), a eu lieu au cours de cette campagne, a été confirmée par l’archéologie moderne, grâce à la découverte des majestueuses bas-reliefs trouvés dans le palais royal de Ninive, ou est racontée la technique de guerre des Assyriens, basée sur des machines de guerre. Lakis a été reportée à la lumière sous l’actuelle Tell ed-Duweir, en position stratégique situé à environ 40 kilomètres de Jérusalem.

Nabuchodonosor

Cette règle est bien documenté en dehors de la Bible, et il était certainement l’un des plus grands souverains qui ont régné sur la Mésopotamie: en 43 ans de son règne, il a fait une série d’expéditions militaires, de l’Iran aux frontières de l’Égypte, souvent accompagnée de grande actes de cruauté témoins dans le second livre des Rois de la profanation du Temple et l’exécution du roi Sédécias. Il est aussi connu pour les œuvres architecturales remarquables érigées à Babylone, une ville si belle et importante que les Juifs déportés ont pu entendre parler pratiquement toutes les langues du monde connu.

Peut-être ce fait, ainsi que l’observation de la ziggourat de Babylone, a donné naissance au conte étiologique de la Tour de Babel (Genèse 12), dont j’ai parlé dans un autre hypertexte. À noter que 2 Rois 25:27-30 dit: «27 La trente-septième année de la captivité de Jojakin, roi de Juda, le vingt-septième jour du douzième mois, Évil Merodac, roi de Babylone, dans la première année de son règne, releva la tête de Jojakin, roi de Juda, et le tira de prison. 28 Il lui parla avec bonté, et il mit son trône au-dessus du trône des rois qui étaient avec lui à Babylone. 29 Il lui fit changer ses vêtements de prison, et Jojakin mangea toujours à sa table tout le temps de sa vie. 30 Le roi pourvut constamment à son entretien journalier tout le temps de sa vie. »

Certains textes cunéiformes datant de l’époque de Nabuchodonosor confirmer l’historicité de ces mots, en parlant de la vie de Joachin, de ses cinq enfants et de huit dignitaires de sa cour soutenue par Nabuchodonosor. Il convient de noter que la survie de Joachin en exil était une garantie de la survie de la dynastie davidique, et donc des espoirs messianiques d’Israël. Ce n’est pas un hasard si l’Évangile de Matthieu (1:12) dit que Zorobabel, auteur de la reconstruction future du temple, c’était juste le fils de Salathiel, fils de Ioiakin.

Même le général Nebouzaradân, celui qui a rasé le Temple et a libéré de prison Jérémie, est mentionné dans une liste d’officiers avec le nom babylonien Nabuzeriddinam («le dieu Nabu accorde une descendance ») Apparemment, il y a un témoignage historique même de Guedalia (« YHWH est grand»), le gouverneur juif de la Palestine occupée par les Chaldéens, si c’est son nom qui se trouve gravé sur un sceau extrait des fouilles de la ville de Lakis. Le texte que on lit est: « Appartenant à Guedalia, qui dirige la maison. »

Israël au Japon?

Avant de terminer, une touche de couleur avec une saveur quasi-fantastique qui nous emmène loin de la Terre Sainte. Les symboles de la monarchie japonaise, qui, selon la tradition, la déesse du soleil Amaterasu a donné à son petit-fils Jimmu Tenno, le premier empereur légendaire dans le VIIe siècle avant J.-C. (Période Jomon), sont une épée de bronze et un miroir. Derrière ce miroir, il y a des signes que les Japonais ont toujours considérés comme des ornements pure et simple.

Un jour, un linguiste japonais a eu l’impression qu’ils ressemblait à des type de signes alphabétiques du Moyen-Orient. En fait, il les a fait examiner par un rabbin, qui les a reconnus comme une forme très archaïque, mais lisible, de l’hébreu. Plus précisément, il serait un verset biblique fondamentale: « Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui est» (Exode 3:14). Selon certains, ce serait la preuve que dans la nuit des temps, certains voyageurs Juifs étaient arrivés dans le pays du Soleil Levant.

Et ce que Ils étaient membres de la légendaire «tribus perdues»? Ce qui est certain, c’est que les territoires occupés par les Japonais pendant la guerre, ont été utilisées comme refuge pour de nombreux juifs (voir le livre « Les Juifs et les Japonais, » Spirales Editeur)

 

 

La spigolatrice di Sapri 10 août, 2013

Classé dans : Diversi Italiano — Sentinelle Chrétienne @ 16:00

Eran trecento, eran giovani e forti, e sono morti!

Me ne andavo al mattino a spigolare,
quando ho visto una barca in mezzo al mare:
era una barca che andava a vapore;
e alzava una bandiera tricolore;
all’isola di Ponza s’è fermata,
è stata un poco e poi si è ritornata;
s’è ritornata ed è venuta a terra;
sceser con l’armi, e a noi non fecer guerra.

Sceser con l’armi, e a noi non fecer guerra,
ma s’inchinaron per baciar la terra,
ad uno ad uno li guardai nel viso;
tutti aveano una lagrima e un sorriso.
Li disser ladri usciti dalle tane,
ma non portaron via nemmeno un pane;
e li sentii mandare un solo grido:
«Siam venuti a morir pel nostro lido».

Con gli occhi azzurri e coi capelli d’oro
un giovin camminava innanzi a loro.
Mi feci ardita, e, presol per la mano,
gli chiesi: «Dove vai, bel capitano?»
Guardommi e mi rispose: «O mia sorella,
vado a morir per la mia patria bella».
Io mi sentii tremare tutto il core,
né potei dirgli: «V’aiuti ‘l Signore!»

Quel giorno mi scordai di spigolare,
e dietro a loro mi misi ad andare.
Due volte si scontrar con li gendarmi,
e l’una e l’altra li spogliar dell’armi;
ma quando fur della Certosa ai muri,
s’udirono a suonar trombe e tamburi;
e tra ‘l fumo e gli spari e le scintille
piombaro loro addosso più di mille.

Eran trecento, e non voller fuggire;
parean tremila e vollero morire;
ma vollero morir col ferro in mano,
e avanti a lor correa sangue il piano:
fin che pugnar vid’io per lor pregai;
ma un tratto venni men, né più guardai;
io non vedeva più fra mezzo a loro
quegli occhi azzurri e quei capelli d’oro.

Eran trecento, eran giovani e forti, e sono morti!

 

Ospite fissa di tutte le antologie scolastiche fino a tempi abbastanza recenti, La spigolatrice di Sapri è tuttora considerata una delle migliori testimonianze della poesia patriottica risorgimentale.

Particolarmente conosciuto – e citato – è il ritornello Eran trecento, eran giovani e forti, e sono morti.

Composta alla fine del 1857, la poesia narra la sfortunata spedizione di Carlo Pisacane nel Regno delle Due Sicilie. Il poeta adotta il punto di vista di una lavoratrice dei campi, intenta alla spigolatura e presente allo sbarco, che incontra Pisacane e se ne invaghisce; la donna parteggia per i trecento ma assiste impotente al loro massacro da parte delle truppe borboniche.

 

 

Adam, Eve et le serpent 6 août, 2013

Classé dans : religion — Sentinelle Chrétienne @ 11:33

 Adam, Eve et le serpent dans religion adameve

Quel est le péché d’Adam dans le jardin d’Eden ?

Cette question m’as été posée sur mon blog Je vais y répondre avec l’aide de Dieu tout en essayant de ne pas être trop long en prenant comme base le premier le livre de la Genèse.

Quand Dieu déclara que tout ce qu’il avait fait était très bon (Genèse 1:31) l’homme participa à cette approbation. Adam, le premier homme, fut placé avec Ève dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le tenir en ordre. Un commandement, un seul, une sorte de pacte pour la vie ou la mort lui fut imposé (Genèse 2:16-17 ‘’16. L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras‘’. Il le transgressa, et la sentence de mort fut prononcée. Le travail devint pénible et parfois infructueux. Adam fut chassé du jardin. Voyons par étapes. (Genèse 3:1-24) 1. Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin?

Nous ne devons pas centrer notre enterais sur la nature de l’animal (le serpent) mais sur ses paroles.

Il commence son discours – qui est un chef d’œuvre de finesse psychologique – avec une question, qui depuis le début, donne l’occasion à la femme de défendre Dieu, presque de combattre en faveur de Dieu. « Dieu a-t-il réellement dit ? », la femme sans soupçonner la distorsion diabolique, répond: 2 La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. 3 Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.

Le serpent il contenue, il n’interroge plus, mais il affirme que ce que Dieu as dit ce n’est pas la vérité. 4 Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; La le diable déclare de connaître Dieu mieux que la femme et la pousse à la rébellion puisque selon le diable Dieu est jaloux. C’est une vielle illusion de l’homme celle de prétendre de comprendre mieux que Dieu les choses qui le concernent. De son point de vue l’homme est libéré des préjugés en se faisant sa propre idée sur Dieu.

Bonhoeffer écrit: « L’homme prend des attitudes de patron de Dieu quand, avec l’arme d’un principe et d’une idée sur Dieu contexte la concrète parole de Dieu » .

5 « mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ».L’insinuation probablement ne veut pas dire que les hommes pourrons devenir comme Dieu il est, mais avec des similitudes de Dieu pour ce qui est bon et salutaire en contre apposition du mauvais qui cause des dommages à l’homme. 

Ce que le serpent fait miroiter comme espoir pour l’homme, c’est une autonomie de jugement qui lui permet de décider par soi même ce que lui est utile et bon ou causant des dommages en se soustrayant de la tutelle de Dieu qui l’implique entièrement en lui donnant sûreté. 

De maintenant il va décider par lui-même, seul juge de soi même, et pourtant cette autonomie de Dieu va être pour l’homme le plus lourd poids a porter en toute sa vie, en toute son histoire.

L’insinuation du serpent prospecte la possibilité d’une ‘’dilatation’’ de l’être humain outres les limites décidés par Dieu quand il l’as crée ce qui as pour conséquence la déchéance de l’homme, sa séparation effective de Dieu, sa mort (puisque mort = séparation).

Au fait le serpent n’as pas menti complètement mais il n’as pas non plus dit tout à fait vraiment la vérité. Avec ses demi vérité et les double sens il porte l’homme à se séparer de Dieu.  6. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

La conversation maintenant va se terminer: le serpent va se soustraire provisoirement au regard du lecteur. Maintenant la femme elle est seule avec son mari, l’homme se tais devant l’affirmation que une transgression du commandement de Dieu ne le porterais pas à la mort mais à être égal à Dieu, il permet que on lui énonce cette thèse.

Cela commence à devenir claire que pour lui il serait mieux l’indépendance, plutôt que l’obéissance à Dieu. ‘’bon à manger ‘’ grossière stimulation des sens; ’’agréable à la vue’’ l’attraction plus fine, celle de l’esthétique; ‘’précieux pour ouvrir l’intelligence’’ allèchement suprême insinuant. (Concupiscence de la chaire, la concupiscence des yeux et la superbe de la vie). 7 Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.

Les paroles du serpent se réalisent: vraiment il commence pour eux quelques chose de nouveaux, mais ils ne sont pas devenus comme Dieu. A la perte de l’innocence les hommes réagissent, non pas avec un sens de spirituelle faute, mais en ayant horreur de leur nudité. 8 Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.

Il y a à souligner que Dieu ne descend pas du ciel, il habite encore sur la terre conformément à la relation établie dé le commencement, mais l’homme ne peut rester caché de Dieu. La peur et la honte seront désormais les stigmates inguérissables de

la déchéance de l’homme.

9. Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit: Où es-tu? 10 Il répondit: J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. 11. Et l’Éternel Dieu dit: Qui t’a appris que tu es nu? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger? Adam, à la question de Dieu, au lieu de reconnaître son péché, porte une accusation contre Dieu lui-même, en le rendant responsable de lui avoir donné la femme que l’avait fait transgresser 12 L’homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.

L’homme accuse la femme que Dieu lui as donné, le péché qui pourtant a été commis ensemble au lieu de les unir les a isolés entre eux, car même la femme ne reconnais pas sa faute devant à Dieu, (il y a dans sa réponse la, aussi comme Adam, une accusation en vers Dieu du fait que c’est le serpent le séducteur ! 13 Et l’Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit: Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. Le serpent est maudit par Dieu, l’homme et la femme ne le sont vraiment pas, mais dé ce moment de graves angoisses et souffrances vont faire partie de la vie de la femme. L’homme est touché dans son corps, dans la vie de travail pour se procurer même la nourriture pour vivre et pour faire vivre sa famille.

Quel est donc le péché d’Adam dans le jardin d’Eden ?

1) Il ne faut pas séparer le péché d’Adam de celui de Ève le couple a une solidarité indiscutable, puisque Adam il participe (en silence) à la discussion de sa femme avec le serpent: « elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.» 2) L’homme préféré se taire, parce que cela lui convient, devant l’affirmation que une transgression du commandement de Dieu ne le porterais pas à la mort mais à être égal à Dieu, c’est claire que pour lui il serait mieux l’indépendance, plutôt que l’obéissance à Dieu.

3) Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent ……. et l’homme et sa femme se cachèrent …… La peur et la honte seront désormais les stigmates inguérissables de la déchéance de l’homme. 4) Adam, au lieu de reconnaître son péché, porte une accusation contre Dieu lui-même, de même la femme que ne reconnais pas sa faute devant à Dieu

5) Adam pèche du même péché que sa femme, il pèche d’orgueil en voulant être égal à Dieu, il pèche en accusant Dieu, à aucun moment il ne reconnaît ni confesse son péché à Dieu, donc son péché n’est pas seulement celui de ‘’croquer une pomme, ou n’importe quel fruit’’ !!!

J’espère que cela répond à ta question, que Dieu te bénisse, salvatore

 

 

Adamo, Eva ed il serpente nel giardino dell’Eden

Classé dans : Religione — Sentinelle Chrétienne @ 10:53

Adamo, Eva ed il serpente nel giardino dell'Eden dans Religione adameve1 

Qual è il peccato di Adamo nel giardino dell’Eden?

Questa domanda mi fu posta nel mio blog, ti rispondo con l’aiuto di Dio, pur cercando di non essere troppo lungo, prendendo come base il primo libro della Bibbia, La Genesi.

Quando Dio ha detto che tutto quello che aveva fatto era molto buono (Genesi 1:31) l’uomo era coinvolto in questa approvazione. Adamo, il primo uomo, è stato posto con Eva nel giardino di Eden perché lo coltivasse e per tenerlo in ordine. Con un comandamento, uno solo, una sorta di patto per la vita o la morte che è stato imposto a lui ed a sua moglie, (Genesi 2:16-17).

  »16. E l’Eterno Iddio diede all’uomo questo comandamento: Mangia pure liberamente del frutto d’ogni albero del giardino; 17 ma del frutto dell’albero della conoscenza de bene e del male non ne mangiare; perché, nel giorno che tu ne mangerai, per certo morrai » L’uomo ha trasgredito, e la condanna a morte è stata pronunciata. Il lavoro per lui è diventato faticante e doloroso e talvolta inutile. Adamo fu cacciato dal giardino.

 Vediamo ora quale furono le tappe.

(Genesi 3:) 1. Or il serpente era il più astuto di tutti gli animali dei campi che l’Eterno Iddio aveva fatti. Ed esso disse alla donna: « Come! Iddio v’ha detto: “Non mangiate del frutto di tutti gli alberi del giardino? Non dobbiamo incentrare tutto il nostro interesse sulla natura dell’animale (il serpente), ma sulle sue parole. 

Egli inizia il suo discorso – che è un capolavoro di sfumature, di finezza, di introspezione psicologica – una domanda che sin dall’inizio, da l’opportunità alla donna di avere ragione, di difendere Dio, quasi a combattere in favore di Dio. « Dio ha detto veramente? » La donna senza sospettare la distorsione diabolica, nel suo zelo fa un piccolo passo ch’è di troprispose: 2 E la donna rispose al serpente: Del frutto degli alberi del giardino ne possiamo mangiare; 3 ma del frutto dell’albero ch’è in mezzo al giardino, Iddio ha detto: Non ne mangiate e non lo toccate, che non abbiate a morire.

Certo, Dio ha messo il ‘veto’ soltanto su un albero, ma che esso non possa essere ‘toccato’ Dio non l’ha detto.

Ormai il serpente può lasciar cadere la sua maschera, ora non interroga più, ma egli afferma con una strana enfasi che ciò che Dio ha detto non è affatto la verità. 4 E il serpente disse alla donna: « No, non morirete affatto; Con questa affermazione il diavolo dichiara di conoscere Dio meglio che la donna e la spinge verso la ribellione, perché secondo il diavolo Dio è geloso. È una vecchia illusione dell’uomo, quella di pretendere di conoscere meglio Dio le cose che lo concernono, che lo riguardano personalmente. Dal suo punto di vista l’uomo è liberato dai pregiudizi facendosi una sua propria idea su Dio.

Bonhoeffer scrive: « L’uomo si atteggia a padrone di Dio allorché, con l’arma di un principio e di un’idea su Dio, contesta la concreta parola di Dio ».

« ma Iddio sa che nel giorno che ne mangerete, gli occhi vostri s‘apriranno, e sarete come Dio, avendo la conoscenza del bene e del male ». L’insinuazione probabilmente non significa che gli uomini possono diventare come Dio è, ma ’divini’ cioè con analogie a Dio per ciò che è buono e sano in apposizione a ciò che è il male che provoca danni agli esseri umani. Ciò che il serpente fa sperare per l’uomo non è tanto il potenziamento della facoltà conoscitiva quanto quell’autonomia di giudizio, che gli permette di decidere da se ciò che è utile e buono o dannoso con cui l’uomo si sottrae alla provvidente tutela di Dio, che completamente tutto lo avvolge.

Ora invece deciderà da se stesso, si deciderà da solo l’unico giudice di se stesso, e tuttavia tale autonomia da Dio sarà per l’uomo il fardello più pesante da indossare per tutta la vita, in tutta la sua storia. L’insinuazione del serpente prospetta la possibilità di una dilatazione dell’essere umano oltre i limiti stabiliti da Dio nel crearlo. Una delle testimonianze più importanti di questo racconto è che esso vede la caduta dell’uomo, la sua effettiva separazione da Dio, la sua morte (perché separazione = morte).

In realtà il serpente non ha nè mentito né detto il vero. Con mezze verità e doppi sensi fa si che il suo ingenuo interlocutore si presti al gioco e faccia la parte che egli vuole. 6. E la donna vide che il frutto dell’albero era buono a mangiarsi, ch’era bello a vedere, e che l’albero era desiderabile per diventare intelligente; prese del frutto, ne mangiò, e ne dette anche al suo marito, ch’era con lei, ed egli ne mangiò.

Ora il colloquio volge alla fine: il serpente si sottrae provvisoriamente al lettore. Ora la donna è sola con suo marito, l’uomo tace d’avanti all’affermazione che una trasgressione del comandamento, lungi dal trascinarlo alla morte, lo porterebbe ad essere pari a Dio, egli permette che gli si enunci simile tesi. È ormai chiaro che per lui sarebbe meglio l’indipendenza, piuttosto che l’obbedienza a Dio.

La donna sta pensierosa d’avanti all’albero, ch’è “Appetibile da mangiarsi”:

Lo stimolo dei sensi; “Seducente per gli occhi”: l’attrazione più fine, quella estetica; “Desiderabile per acquistare conoscenza”: L’allettamento supremo e più insinuante: “La concupiscenza della carne, la concupiscenza degli occhi e la superbia della vita“. Poi il frutto viene staccato e mangiato concordemente da Adamo e da Eva. 7 Allora si apersero gli occhi di ambedue, e s’accorsero che erano ignudi; e cucirono delle foglie di fico, e se ne fecero delle cinture. Le parole del serpente si realizzano; davvero comincia per loro qualcosa di nuovo, ma essi non sono diventati come Dio.

Alla perdita dell’innocenza gli uomini reagiscono noncon un senso di spirituale colpa, ma avendo orrore della loro nudità. 8 E udirono la voce dell’Eterno Iddio, il quale camminava nel giardino sul far della sera; e l’uomo e sua moglie si nascosero dalla presenza dell’Eterno Iddio, fra gli alberi del giardino. L’azione di nascondersi si rivela peccato nell’incontro con Dio, il rumore dei passi di Dio basta per togliere all’uomo ogni velleità di titanismo. L’uomo non può restare nascosto a Dio.

Dio non scende dal cielo, vive ancora sulla terra secondo la relazione paradisiaca stabilita da Dio con l’uomo. La paura e la vergogna sono oggi le cicatrici incurabili della caduta dell’uomo. 9. E l’Eterno Iddio chiamò l‘uomo e gli disse: Dove sei ? E quegli rispose:
10 Ho udito la tua voce nel giardino, e ho avuto paura, perché ero ignudo, e mi sono nascosto. 11. E Dio disse: « Chi t’ha mostrato ch’eri ignudo? Ai tu mangiato del frutto dell’albero del quale io t’avevo comandato di non mangiare? L’uomo viene a un confronto con la propria colpa ed ha l’audacia di stornarla da se cercando di gettarla verso Dio che gli ha dato una compagna: “La donna che mi hai messo a fianco” suona come accusa verso Dio.

12 L’uomo disse: La donna che hai messo qui con me mi ha dato dell’albero e io ne ho mangiato. L’uomo accusa la donna che Dio gli ha dato, il peccato pur commesso insieme, lungi dall’unire tra di loro gli uomini, li ha isolati. Neppure la donna vuole assumere la sua responsabilità davanti a Dio, « il serpente è il seduttore! » 13 E l’Eterno Iddio disse alla donna: « Perchè hai fatto questo? La donna rispose: « Il serpente mi ha sedotta ed io ne ho mangiato. Il serpente è maledetto da Dio, l’uomo e la donna in realtà non lo sono.

Allora, qual è il peccato di Adamo nel giardino dell’Eden?

 1) Non si deve separare il peccato di Adamo e di Eva perchè la coppia è indiscutibilmente solidale. Adamo ha partecipato (silenziosamente) alla discussione della moglie con il serpente, « prese del suo frutto, e lo mangiò e ne diede anche al marito, che era con lei, ed egli ne mangiò « . 2) L’uomo ha preferito rimanere in silenzio, perché gli fa comodo, davanti a l’affermazione che una trasgressione del comandamento di Dio non lo porterebbe a la morte, ma a essere uguale a Dio, è chiaro che per lui sarebbe meglio l’indipendenza, piuttosto che l’obbedienza a Dio. 3) Gli occhi dei nostri due proto genitori si aprono … …. e l’uomo e sua moglie si nascosero … …

La paura e la vergogna sono ormai le stigmate inguaribili della depravazione umana. 4) Adamo, invece di riconoscere il suo peccato, porta una grave accusa contro Dio stesso, così pure la donna, essa non riconosce la sua colpa davanti a Dio. 5) Adamo pecca lo stesso peccato della moglie, egli pecca di orgoglio nel voler essere uguale a Dio, pecca accusando Dio come responsabile del peccato che ha commesso. Nemmeno per un solo momento egli riconosce e confessa il suo peccato a Dio.

Quindi il suo peccato è non solo quello di aver mangiato un frutto proibito, ma quello di essersi messo in testa di non avere più bisogno di Dio perché lui stesso sarebbe come Dio.

PURTROPPO ANCORA OGGI E’ QUESTO IL GRAVE PECCATO

Spero che questo possa risponde alla tua domanda, che Dio ti benedica, Salvatore Comisi.

 

 
 

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