SENTINELLE CHRETIENNE

Bienvenue sur mon blog: Homme 76 ans Retraité, Chrétien Évangélique, poète et écrivain publie sur blogs, n’aime pas la polémique ni la vulgarité, aime beaucoup les bonnes fructueuses échanges d’opinions. J’ai besoin de vos commentaires d’encouragement.

 
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Déclin et renaissance de Sumer ( 8 ) 31 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 18:58

Grâce à l’écriture, les chefs des cités sumériennes transmettent plus facilement leurs ordres à leurs soldats et à leurs adjoints. Personne ne peut faire mine d’ignorer ces ordres. L’autorité des chefs s’accroît et conduit à la naissance de véritables États avec une administration efficace et des sujets obéissants.

Pendant le IIIe millénaire avant JC, les cités -États de Sumer ne cessent de se combattre entre elles un peu comme les républiques urbaines de l’Italie de la Renaissance. Ces rivalités vont causer leur chute.

Vers 2300 avant JC, la région de Sumer est soumise par un conquérant venu du pays d’Akkad, au nord de la Mésopotamie. Il s’agit de Sargon 1er, roi d’Agadé. Les nouveaux maîtres, les Akkadiens, semblent être des Sémites venus de la péninsule arabe. Leur langue est parente de l’arabe comme de l’hébreu. Ils tirent leur supériorité militaire de la maîtrise de l’arc.

Le déclin rapide de la dynastie akkadienne entraîne une renaissance des cités sumériennes, à commencer par Our. L’une des principales rivales d’Our est Lagash, dont le prince le plus célèbre est Goudéa. Nous en avons gardé de nombreuses et belles représentations en calcite.
Au tournant du IIIe millénaire au IIe millénaire, après l’an 2000 avant JC, les cités sumériennes vont laisser place à une cité de Mésopotamie centrale promise à la plus glorieuse des destinées :

Babylone De la ziggourat à la tour de Babel

Vers 5000 avant JC apparaissent en Mésopotamie des temples à plateforme. Ils vont donner naissance au fil du temps à un modèle architectural appelé à faire date : la ziggourat. Il s’agit d’un temple édifié sur une pyramide à étages, à base carrée. L’ensemble est construit en briques, comme tous les édifices de la région.
Les premières ziggourats sont bâties à Our, Ourouk et Nippur vers 2100 avant JC, par le roi Our -Nammou. À Ourouk, la ziggourat se tient au cœur d’un sanctuaire appelé Eanna, voué à la déesse Inanna (ou Innin).

Au fil du temps, les ziggourats vont se multiplier en Mésopotamie du sud. En briques, elles se feront de plus en plus élevées, par addition d’étages, jusqu’à atteindre la hauteur de 90 mètres pour celle de Babylone, Etemenanki (Temple des fondations du ciel et de la terre), dédiée au dieu Mardouk.

La ziggourat de Babylone est à l’origine du mythe biblique de la tour de Babel (les premiers hommes auraient élevé cette tour pour atteindre le ciel et défier Dieu ; celui-ci les aurait punis de leur arrogance en détruisant la tour et en leur faisant parler des langues différentes de façon à les diviser à jamais). Le minaret de l’ancienne mosquée de Samarra (Irak), construit au IXe siècle, a inspiré les représentations modernes de la tour de Babel.

Bibliographie

On peut lire sur la Mésopotamie ancienne l’ouvrage -culte de Samuel Noah Kramer : L’Histoire commence à Sumer (Arthaud). Je recommande aussi l’Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient ancien (Michael Roaf, Brepols, 1991), clair et riche en documents.
Alban Dignat.

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2600 ans avant JC Gilgamesh raconte le déluge ( 9 ) 30 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 10:17

Le 3 décembre 1872, George Smith fait le récit du Déluge d’après un texte mésopotamien antérieur de plusieurs siècles au texte biblique ! Ce graveur de 32 ans, devenu spécialiste en assyriologie au British Museum, a appris seul ou presque à déchiffrer les caractères cunéiformes, la plus ancienne écriture connue.
Ce jour-là, il lit devant les membres attentifs de la Société d’Archéologie Biblique de Londres le texte figurant sur une douzaine de tablettes d’argile originaires de Chaldée.

Gilgamesh, un héros mésopotamien

Les tablettes remontent aux environs du XIIIe siècle avant JC. Elles racontent en 3000 vers l’épopée d’un roi en quête d’immortalité, Gilgamesh. Celui-ci aurait régné vers 2600 avant JC sur la cité d’Ourouk (ou Uruk). Ses sujets se plaignant de sa brutalité, les divinités lui opposent une brute forcenée, Enkidu. Les deux hommes se combattent avant de se lier d’amitié et d’accomplir ensemble des exploits. Mais Enkidu tombe malade et meurt. Inconsolable, Gilgamesh tente l’impossible pour le faire revivre avant de se résigner à regagner Uruk.

Plus vieux que la Bible !

Le récit du déluge figure sur la onzième tablette. Il est fait par un homme, Utanapishtim, qui dit avoir été informé par le dieu de la Sagesse que l’assemblée des divinités a décidé de détruire l’humanité…
Et le dieu de donner ce conseil à Utanapishtim : «Démolis ta maison pour te faire un bateau ! Renonce à tes richesses pour sauver ta vie ! Détourne-toi de tes biens pour te garder sain et sauf ! Mais embarque avec toi des spécimens de tous les animaux (…).
Six jours et sept nuits durant, bourrasques, pluies battantes, ouragans et déluge continuèrent de saccager la terre».

Les similitudes avec le texte biblique sont frappantes : ainsi, comme Noé dans la Bible, Utanapishtim lâche une colombe afin de repérer une terre émergée et finit par accoster sur une montagne.
La traduction de George Smith, validée par un grand orientaliste, démontre que le mythe du déluge est antérieur à la Bible, elle-même écrite par étapes à la fin du 1er millénaire avant JC…

Dans l’un et l’autre cas, l’inondation sert de prétexte pour montrer ce qu’il en coûte à l’humanité de déplaire à la divinité. Ce mythe d’une humanité régénérée par le Déluge a été réactualisé au cinéma dans le film catastrophe 2012.

Jean-François Zilbermann. Hypothèses diluviennes

D’après le scientifique Jacques Labeyrie (L’homme et le climat, Seuil), le mythe du déluge, dans l’épopée de Gilgamesh comme dans la Bible, pourrait résulter du lointain souvenir d’un cataclysme qui s’est produit il y a 7.500 ans, quand la Méditerranée s’est déversée par le détroit des Dardanelles dans un lac qui est aujourd’hui la mer Noire, avec un niveau de 100 mètres plus élevé qu’auparavant.

D’autres climatologues y voient le souvenir très flou d’une submersion marine dans le golfe Persique et en Mésopotamie, où un accident climatique aurait provoqué une hausse de plusieurs mètres du niveau de la mer.

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Antiquité: D’une écriture à l’autre ( 10 ) 29 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 10:10

Depuis Champollion, le déchiffrement des langues anciennes excite les passions. Si l’égyptien des pharaons ou encore l’akkadien d’Abraham ont rendu les armes, beaucoup d’autres langues conservent leurs secrets.
Des signes sur une tablette d’argile

Ourouk, l’une des cités de la région de Sumer, au sud de la Mésopotamie (Irak actuel), est à l’origine de la première écriture de l’histoire humaine.
Cette écriture est apparue vers 3300 avant Jésus-Christ. Il s’agit de signes gravés avec la pointe d’un roseau sur des tablettes d’argile humides. Après séchage au soleil ou cuisson au four, ces tablettes deviennent très résistantes.

Au début, les signes sont de simples dessins ou pictogrammes qui représentent les êtres et les biens (troupeaux, esclaves, maisons, outils,…). Au fil du temps, les scribes simplifient ces signes et les réduisent à des symboles afin d’écrire plus vite. Ils ajoutent aussi des signes qui représentent des sons pour élargir leur vocabulaire.

De cette combinaison de plus en plus savante de pictogrammes et de symboles phonétique est issue l’écriture des Sumériens. Les signes sont en forme de clous ou de coins d’où le qualificatif de cunéiforme donné à cette première écriture (d’après le latin cuneus, qui signifie coin).
Notons que l’écriture cunéiforme, sur tablettes d’argile, demeurera en usage jusqu’au premier siècle de notre ère dans les temples de Babylonie !

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Evolution de l’homme: De l’image au signe ( 11 ) 28 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 9:58

Longtemps a prévalu chez les chercheurs la conviction que l’écriture était née du besoin de compter les troupeaux. Elle devait permettre aux riches propriétaires de la cité de tenir les comptes de leurs richesses.

Cette vision utilitaire de l’histoire; imprégnée de marxisme, a été remise en cause à la fin du XXe siècle par le préhistorien Jacques Cauvin. Pour ce dernier, l’écriture est née de l’image, instrument de communication avec les forces mystérieuses. Ses racines sont religieuses (Naissance des divinités, naissance de l’agriculture).

Hiéroglyphes égyptiens

À peu près en même temps que les Sumériens, vers 3100 avant JC ou même plus tôt, vers 3300 avant JC (si l’on en croit les découvertes de l’archéologue Günter Dreyer à Abydos, en 1998), les Égyptiens mettent au point leur propre système d’écriture. Il est composé d’environ 5.000 signes à base d’idéogrammes (dessins évocateurs d’une idée ou d’une chose).

Beaucoup plus tard, les Grecs de l’époque classique, contemporains de l’historien Hérodote, les ont appelés hiéroglyphes (d’après les mots hieros, sacré, et gluphein, graver), car ils croyaient que ces caractères, pour eux mystérieux, étaient exclusivement dédiés à un usage sacré. C’est seulement en 1822 de notre ère que les anciens hiéroglyphes ont perdu leur mystère. Le mérite en revient à un jeune Français de génie, Jean-François Champollion.

Alphabet phénicien

Vers 1200 avant JC, les Phéniciens, un peuple commerçant de langue sémitique qui habite l’actuel Liban, mettent au point un système d’écriture novateur, réduit à une vingtaine seulement de signes phonétiques, l’alphabet.

Les Phéniciens ont transmis ce système révolutionnaire aux Grecs. L’alphabet tire son nom des deux premières lettres de sa version grecque : alpha et bêta. Avec un peu d’imagination, on peut reconnaître dans alpha (notre A) l’image d’une bête à corne car à l’origine, cette lettre représentait le boeuf. Quant à bêta, c’est le signe phonétique inspiré du mot maison. Maison se dit en effet beth dans les langues sémitiques (comme dans Bethléem, lieu de naissance de Jésus-Christ).

Alphabets grec et latin

Les Grecs ont adopté l’alphabet phénicien avec des variantes d’une cité à l’autre.
En 405 avant Jésus-Christ, un archonte (dirigeant) du nom d’Euclide (rien à voir avec le mathématicien) introduit à Athènes la variante milésienne (du nom de Milet, une cité d’Asie mineure), avec ses 24 lettres. Du fait du rayonnement intellectuel d’Athènes, la réforme euclidienne ne tarde pas à se généraliser à l’ensemble de la Grèce continentale. Mais en Grande Grèce, autrement dit dans les colonies de la péninsule italienne, on en reste à d’autres variantes.

Lorsque Rome, une cité latine en plein essor, adopte à son tour un alphabet, elle choisit celui de Neapolis (aujourd’hui Naples), une colonie fondée par les habitants de Chalcis, une cité de l’île d’Eubée, en mer Egée. C’est ainsi que les Grecs continuent aujourd’hui d’utiliser l’alphabet athénien, avec quelques modifications mineures, tandis que les lointains héritiers des Romains (les Européens de l’Ouest) utilisent l’alphabet chalcidien. Voilà l’origine des principales différences entre les alphabets grec et latin (par exemple le P grec qui s’écrit R en latin)
Jean-François Zilbermann.

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3100 à 30 avant JC ( 12 ) L’Égypte … un don du Nil 27 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 15:01

L’Égypte des pharaons a prospéré pendant près de 3 millénaires. Aucun autre État ni aucune autre civilisation ne peut en dire autant… Elle doit en bonne partie sa longévité et sa grandeur à son environnement géographique : une vallée fertile isolée par le désert.

«L’Égypte est un don du Nil»

Vers 6500 avant JC, le Sahara précédemment fertile se transforme en désert. Ses habitants cherchent leur survie en se regroupant sur les bords du Nil.
Né au sud, dans les montagnes d’Éthiopie, le fleuve coule vers la Méditerranée, au nord, en traversant le désert sur plus de mille kilomètres. Tous les ans, en septembre, gonflé par la fonte des neiges d’Éthiopie, il sort de son lit et inonde sa vallée. En se retirant, au mois de décembre, il laisse dans la vallée un limon très fertile. Il s’agit de la terre arrachée aux hauts plateaux d’Éthiopie.

Les paysans de la vallée arrivent très vite à tirer le meilleur parti des crues du fleuve. Grâce au limon, ils obtiennent en un temps record d’abondantes récoltes de céréales. Ces résultats sont rendus possibles grâce à une mise en commun des efforts de tous et à des règles strictes pour le partage des terres et l’entretien des canaux d’irrigation et de drainage.

Le roi du pays (désigné sous le terme de pharaon) devient le garant de l’ordre social indispensable à la gestion des crues. Il est assisté par de nombreux fonctionnaires et des scribes sélectionnés pour leur maîtrise de l’écriture. Certains archéologues pensent que les besoins administratifs sont à l’origine de l’écriture égyptienne, à base d’hiéroglyphes (idéogrammes), à peu près contemporaine de l’écriture cunéiforme de Mésopotamie (ou même antérieure).

La redéfinition des champs après chaque crue donne l’occasion de développer la géométrie et les techniques d’arpentage.
Comme les hommes de cette lointaine époque ignorent la monnaie, c’est en nature (blé, bétail,…) que les fonctionnaires collectent les impôts auprès des paysans pour développer les infrastructures.

Pendant la crue du fleuve, quand il est impossible de travailler dans la vallée, les paysans se mettent au service de l’administration royale et construisent des canaux d’irrigation, des digues mais aussi des temples, des palais et des tombeaux. Ainsi naît le premier État de l’Histoire. Le voyageur grec Hérodote, découvrant le royaume des pharaons sur son déclin, a pu écrire avec justesse : «L’Égypte est un don du Nil».

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L’Égypte des pharaons ( 13 ) 26 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 13:49

L’Égypte, premier État historique, est né du regroupement des hommes sur les bords du Nil, à l’abri du désert environnant et de la nécessité de gérer collectivement les crues du fleuve pour en tirer le meilleur parti… Une exceptionnelle stabilité

La vallée du Nil est unifiée sous l’autorité d’un roi unique, le pharaon, vers l’an 3100 avant JC, peut-être même vers l’an 3300 avant JC si l’on en croit l’archéologue Günter Dreyer, qui a fouillé en 1998 le site d’Abydos, en Haute -Égypte, entre Louqsor et Assiout, et découvert des poteries décorées d’hiéroglyphes archaïques.
On estime que la vallée est alors peuplée d’environ 1,5 à 5 millions d’habitants, ce qui est beaucoup au regard des techniques disponibles (aujourd’hui, le pays compte environ 70 millions d’habitants).

Protégée par son isolement, entre le désert et la mer, l’Égypte des pharaons perdure comme État indépendant pendant 25 siècles, en cultivant peu ou prônent les mêmes coutumes, les mêmes croyances et la même langue. Aucun autre État n’a encore réussi semblable performance !
La fertilité de la vallée du Nil assure à l’Égypte une relative prospérité, du moins pendant les périodes de stabilité politique.

Dans le delta du Nil, encore en grande partie sauvage, les Égyptiens pratiquent la chasse et la pêche. Ils récoltent aussi le papyrus, un roseau avec les fibres duquel ils fabriquent des feuilles souples qui leur servent de support d’écriture. C’est l’ancêtre du papier (le mot papier vient d’ailleurs de papyrus).

La prospérité générale profite à la minorité privilégiée (fonctionnaires, clergé, entourage du pharaon). Elle conduit aussi au développement d’une civilisation aimable dont les fresques des tombeaux royaux ne nous donnent qu’une imparfaite image. Excellents jardiniers et observateurs de la Nature, les Égyptiens sont à l’origine de notre calendrier solaire. Ils développent aussi une médecine et une chirurgie remarquables. Leurs praticiens se montrent habiles dans la trépanation du cerveau comme dans les opérations de l’oeil.

La paysannerie est essentiellement composée de paysans libres. L’esclavage, au moins dans les premiers temps, semble limité aux exploitations minières du Sinaï où travaillent des captifs de guerre. Cette situation sociale va toutefois se dégrader au cours du dernier millénaire avant JC, du fait des troubles et de l’influence des Grecs, moins regardants sur l’esclavage.

Les femmes elles-mêmes semblent bénéficier d’un statut honorable dans la société pharaonique. Ainsi sont-elles généralement représentées au côté de leur époux (haut fonctionnaire ou pharaon), à la même taille que celui-ci

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En Egypte: La religion, ciment social ( 14 ) 25 octobre, 2009

Classé dans : Prèhistoire/Histoire — Sentinelle Chrétienne @ 13:37

Le ciment de l’Égypte ancienne est la religion. Hérodote l’a bien compris en présentant les Égyptiens comme «les plus religieux de tous les hommes». À l’origine, chaque cité avait ses propres divinités, souvent des dieux à corps humain et tête d’animal.
Avec l’émergence d’un État centralisé, ces divinités sont réunies dans une cosmogonie commune. Tous les habitants partagent la même vision de la création du monde, avec une place privilégiée pour Rê (plus tard appelé Amon).

C’est le dieu -Soleil, qui dispense la vie sur la Terre. Sa domination sur les autres dieux du panthéon égyptien fait dire à certains historiens que la religion des pharaons était somme toute plus proche du monothéisme que du polythéisme.

Le mythe d’Osiris

Le mythe d’Osiris est au coeur de la religion pharaonique. Ce récit forgé dans les temps les plus anciens nous a été rapporté par un écrivain grec, Plutarque.
Il raconte que le pharaon Osiris avait enseigné aux Égyptiens l’agriculture, le droit et l’architecture. Jaloux, son frère Seth l’avait enfermé dans un sarcophage et jeté dans le Nil. Isis, épouse – et soeur – d’Osiris, retrouve le sarcophage et le cache dans les marais. Mais Seth découpe le cadavre de sa victime en 14 morceaux pour éviter qu’elle ne ressuscite. Isis, sans se décourager, retrouve les morceaux et les entoure de bandelettes avec l’aide du dieu -chacal Anubis.

Rendu à la vie, Osiris gagne le monde des morts dont il devient dès lors le roi, cependant que son fils Horus chasse Seth du pouvoir et ceint la double couronne d’Égypte. Depuis lors, les morts, au terme d’un long voyage et sous réserve qu’ils aient été momifiés, passent devant le tribunal d’Osiris et ce dernier accorde la vie éternelle aux plus méritants. Notons que la momification reste le privilège des pharaons et de l’aristocratie ; les gens du peuple sont inhumés sans façon après leur mort.

Les rites religieux égyptiens sont organisés par un clergé nombreux et puissant auquel les offrandes des fidèles assurent richesse et influence. Les prêtres gèrent les temples somptueux et les sanctuaires où sont abritées les statues des divinités. Ils président aussi aux cérémonies funéraires et à l’embaumement des défunts.

Sous l’Ancien Empire, les Égyptiens tendent à penser que seuls les pharaons et leur entourage méritent d’être momifiés et d’accéder à la vie éternelle. D’où les énormes tombeaux en pierre que se font construire les premiers pharaons dans l’espoir que leur cadavre y soit conservé à l’abri des pillages et de la putréfaction.
Au fil des siècles, les Égyptiens accèdent à l’idée plus réconfortante que la résurrection est accessible à tout un chacun.
Fabienne Manière

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ORIGINE ET HISTOIRE DU POEUPLE JUIF ( 7 articles ) 24 octobre, 2009

Classé dans : Histoire d’Israël — Sentinelle Chrétienne @ 21:01

 

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L’ORIGINE DU PEUPLE JUIF ET SON HISTOIRE ( 1 ) 23 octobre, 2009

Classé dans : Histoire d’Israël — Sentinelle Chrétienne @ 19:35

           L’origine du peuple Juif et son Histoire
Le monde repose sur trois choses :
la justice, la vérité et la paix.
« Michna Avoth »

Pour comprendre le présent drame israélo-palestinien, il faut se référer aux sources mêmes de l’origine du peuple Juif. Autrement c’est l’incompréhension, la dérive totale avec les conséquences qu’on connaît présentement au Proche-Orient. Remontons le temps ensemble, et essayons de comprendre.
L’origine du peuple Juif est inscrite dans la Bible, ce livre unique dont les sources remontent au Xe siècle avant J.C., et qui désigne les patriarches Abraham, Isaac et Jacob comme les ancêtres du peuple Juif. Ces derniers vécurent aux environs du 19e siècle avant J.C. et appartenaient à un clan de bergers nomades originaires de Mésopotamie, une région de l’Asie entre le Tigre et l’Euphrate.
Il est écrit dans la Bible qu’ils croyaient en un dieu unique, et que Dieu contracta une alliance avec les patriarches et promit la terre d’Israël en héritage à son peuple. Dieu dit à Jacob : « on ne t’appellera plus Jacob mais Israël car tu as été fort contre Dieu et contre les hommes tu l’emporteras ». Plus tard, le nom d’Israël fut donné au pays.
Les douze tribus d’Israël
Selon la Bible, les douze fils de Jacob seraient les ancêtres des douze tribus ou enfants d’Israël.
Dans la conscience collective du peuple Juif, la constitution des tribus d’Israël en une nation il y a 3 200 ans fut le commencement de l’histoire nationale juive, liée à l’Exode d’Égypte, qui mettait fin à l’exil et au retour du peuple libéré de l’oppression étrangère dans la Terre Promise où il conquit l’indépendance nationale.
C’est à cette époque que la première partie de la bible fut écrite, la Thorah (Loi) qui comporte cinq livres : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome (le Pentateuque).
Selon la croyance juive, la Torah fut donnée à Moïse sur le mont Sinaï. La Torah constitue la Loi écrite, par opposition à la Loi orale.

Au 12e siècle avant notre ère, les tribus d’Israël s’installèrent sur les deux rives du Jourdain. Commença alors la période des juges qui dura deux siècles. La fonction du gouvernement était fondée sur le principe de l’autonomie tribale qui accordait aux chefs, au niveau tribal et même national, le rôle essentiel de l’exercice du pouvoir judiciaire. Déborah, Gédéon et Samson sont parmi les juges les plus célèbres.
C’est ainsi qu’on serait en droit de considérer la prise en possession de Canaan par les tribus hébraïques, éveillées à la conscience spontanée de leur unité et de leur destinée commune, comme la première immigration du Peuple Juif en Terre d’Israël, menant à la création d’un État Juif.
Au 11e siècle avant notre ère, le premier roi d’Israël fut Saul (1020-1004 avant J. C.), suivi de David, qui fonda la dynastie royale d’Israël qui devait régner quatre siècles, jusqu’à la conquête babylonienne. David consolida les bases du royaume d’Israël et fit de Jérusalem sa capitale, 1 000 ans avant J.C. La construction du premier Temple de Jérusalem est entreprise par Salomon en 960 avant J.C.
Conquête par Babylone
En 597, Nabuchodonosor, roi de Babylone, fait la conquête du royaume de Juda. le Temple est brûlé et la majorité du peuple juif déportée.
Conquête par les Perses

Après la défaite de l’empire babylonien par les Perses en 539 avant J.C., la Terre d’Israël tomba sous domination perse. Cyrus II, roi de Perse (558-528 avant J.C.) accorde aux Juifs en 538 le droit de retourner en Terre d’Israël et d’y reconstruire le deuxième Temple de Jérusalem. Durant quatre siècles, le peuple Juif vécu de manière autonome sur la Terre d’Israël, sous tutelle perse d’abord et, à partir de 332 avant J.C., sous tutelle hellène, après la victoire d’Alexandre le Grand sur l’armée perse.
En 168 avant J.C., le souverain hellène de Syrie, Antiochus Épiphane IV, fit quelques tentatives en vue de limiter l’autonomie juive et substituer l’idolâtrie à la foi monothéiste. Les Juifs levèrent l’étendard de la révolte, menée par la famille des Asmonéens, et recouvrèrent une indépendance totale pour Israël.

Conquête romaine

En 168 avant J.C., le royaume d’Israël fut gouverné par les dynasties asmonéenne et hérodienne, jusqu’à la conquête romaine en 63 avant J.C., avec une brève période asmonéenne de 40 à 37 avant J.C. ; Hérode I le Grand fut roi des Juifs de 40 à 5 avant J.C, suivi d’Hérode Antipas de 4 avant J.C. à 39 après J.C., d’Hérode Agrippa I de 41 à 44 après J. C., et d’Hérode Agrippa II de 50 à 93 après J. C. Ce dernier assista les romains à la prise de Jérusalem par Titus en 70 après J. C.
Destruction du second temple de Jérusalem
C’est en l’an 70 de notre ère que l’historien juif Flavius Josèphe, né à Jérusalem (37 à 100 après J. C.), auteur des « Antiquités judaïques et des guerres des Juifs », livre VI : 10 :1, situe la chute de Jérusalem et la destruction du second Temple par Titus, fils de l’empereur Vespasien. Le second Temple est brûlé, tous les objets du culte sont amenés à Rome, accompagnés du peuple Juif captif, portant la menorah et les objets du Temple, comme on peut encore le voir aujourd’hui à Rome sur l’Arc de Triomphe de Titus.
Rome décida d’exiler en Hispanie (Espagne) les captifs Juifs amenés à Rome par Titus,
Lorsque les captifs juifs arrivèrent de Rome en Hispanie, ils furent accueillis par leurs frères déjà installés dans le pays depuis la destruction du premier Temple (En 597), qui s’empressèrent de les libérer du joug de l’esclavage romain auquel ils étaient soumis.

http://www.amitiesquebec-israel.org/textes/histoire.htm

 

 
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Les Juifs en Espagne mille ans avant Jésus Christ ( 2 ) 22 octobre, 2009

Classé dans : Histoire d’Israël — Sentinelle Chrétienne @ 19:32

                 Tarshish (Hispanie) mille ans avant J.C.

Les Juifs déjà installés dans la péninsule Ibérique depuis mille ans avant Jésus Christ étaient sans doute venus dans le pays avec les Phéniciens bien avant la destruction du premier Temple. D’ailleurs, encore aujourd’hui, les noms de quelques villes d’Espagne indiquent clairement une origine juive. Il s’agit de Toledo, Maqueda, Escalona, Joppes et Aceca. Tous ces noms sont à consonances hébraïques. Toledo vient de Toledoth, c’est-à-dire la ville des générations. Le guide officiel actuel de la ville de Tolède mentionne toujours cette origine hébraïque de la ville.
On pense que les membres des tribus d’Israël s’étaient établis dans l’actuelle province de Tolède bien avant l’époque de la destruction du Premier Temple. Aceca dérive de Azeca (1) en Israël ; Escalona dérive d’Ascalon en Israël, la tribu de Siméon ; Maqueda provient de Maceda, la tribu de Juda ; Joppes de Joppe (Jaffa), la tribu de Dan. Une série d’autres noms de villes, tels que Layos et Noves, sont aussi probablement d’origine juive. Ils furent sans doute donnés en souvenir des anciennes cités d’Israël. Toutes ces villes de l’Espagne actuelle, ont été fondées par les membres des tribus d’Israël.
(1) En 1935, on a trouvé dans les ruines de la ville biblique de Lakihs, en Palestine, une collection de lettres écrites sur des tablettes d’argile, dont l’écriture remonte autour de 588 avant J.C., rédigées par le commandant militaire de la ville forteresse de Lakihs en Judée. Ces lettres confirment des évènements qui se sont déroulés durant le court règne du roi Joachim I, 18e roi de Judée. Ces écritures nomment plusieurs personnages bibliques, entre autres le prophète Jérémie. Dans la quatrième lettre, on raconte que les villes de Lakihs et Azeca, deux villes fortifiées de Judée, étaient assiégées par les troupes de Nabuchodonosor, et que la ville de Azeca était déjà tombée dans ses mains. Ces faits historiques confirment le récit biblique du prophète Jérémie 34 : 6-7.
Salomon, fils et successeur de David, roi d’Israël de 970 à 931 avant J.C., avait fait construire une flotte de navires avec lesquels il faisait le commerce avec tous les pays connus dans l’antiquité, y compris Tarshish (Hispanie) où des membres des tribus d’Israël étaient déjà installés, et où le roi Salomon envoyait ses représentants collecter les impôts.
Ces faits sont confirmés au tout début du Judéo – christianisme par les juifs d’Hispanie qui se rendaient encore régulièrement à Jérusalem en pèlerinage.
À l’époque de l’apôtre Paul, entre 5 et 15-67 de notre ère, lorsqu’il allait de synagogue en synagogue pour prêcher la nouvelle religion de Jésus, il souligna dans ses écrits la nécessité d’aller évangéliser les Juifs d’Hispanie, nommés Sefardim. Ce nom vient de Sefarad, mot par lequel la Bible désigne le pays à l’Ouest de la Méditerranée : aujourd’hui l’Espagne. Le prophète Obadia parle lui aussi de cette partie de l’Empire romain sous ce nom d’Hispanie.
Les Wisigoths, des vandales et beaucoup d’autres peuples arrivèrent en Espagne bien après les Juifs et les romains. Les Israélites survécurent à tous les envahisseurs de l’Espagne car ces derniers se mélangèrent bientôt à la population locale et se fondirent en elle.
Les Juifs souffrirent, furent persécutés, composèrent avec les conquérants et, à l’époque des premiers documents officiels, ils sont là. Ils vivent parmi les Maures musulmans et les Espagnols catholiques, divisés en plusieurs royaumes. Des historiens arabes du 9e siècle appellent Grenade et Tarragone des « villes juives ». L’Espagne musulmane avait alors la plus forte population juive d’Europe.
Malgré la persécution des Juifs espagnols commencée en 612 sous le roi wisigoth Sisebut, l’Espagne abrita jusqu’en 1492 la plus importante population juive d’Europe. Même de nos jours, il demeure que l’Espagne est un pays pour lequel il est difficile de parler du caractère autochtone, de «l’aborigénéité » de groupes ethniques, car tout dépend de la date que l’on prend comme point de départ. Quelle que soit celle que l’on choisit, ce sont les Juifs qui sont autochtones en Espagne.
Comme on vient de le voir, ce qualificatif d’autochtone, que les antisémites des temps modernes se décernent si volontiers afin de pouvoir étiqueter les juifs comme des étrangers, ne s’applique pas aux Espagnols.

Révolte de Bar Kokhba ; Israël rebaptisée Palaestina par les romains

Mais les Juifs d’Israël n’avaient pas tous été exilés en 70 de notre ère. Ceux qui restaient tentèrent une ultime révolte contre l’agresseur romain afin de retrouver la liberté. C’est la révolte de Bar Kokhba (132-135), qui fut étouffée cruellement sous Hadrien. Les Juifs furent obligés de se soumettre de nouveau à Rome. Mais cette fois les romains voulurent mettre fin à jamais à toute velléité de renaissance juive en Terre d’Israël. Ils rebaptisèrent la Terre d’Israël d’un nom nouveau : Palaestina ou Falastina (Palestine), et détruisirent complètement les murailles de Jérusalem ainsi que toute la ville. En place et lieu, ils construisirent un petit bourg carré qu’ils appelèrent Aelia Capitolina. Puis Hadrien compléta son œuvre en faisant construire un temple à Jupiter sur l’emplacement du second Temple.
À la suite de cette révolte, la Judée est cette fois-ci pratiquement vidée de ses habitants, et la province de Judée sera connue sous le nom de « Syrie Palestine ». À la suite de ces changements, les Juifs se concentrent en Galilée, autour de rabbins et de savants établis à Safed, Tibériade et Zippori, où ils poursuivent la rédaction du Talmud et de la Mishna.
Ce fut le creux de la vague pour Jérusalem durant les deux siècles qui allaient suivre. Le nom de Jérusalem demeura effacé jusqu’en l’an 326 de notre ère, lorsque l’empereur Constantin et sa mère Hélène vinrent en pèlerinage en Terre Sainte. Ils redonnèrent le nom biblique à la ville de Jérusalem et érigèrent des autels commémorant des événements de la vie de Jésus. On construisit de nombreuses églises à Jérusalem, et Jérusalem devint le centre de pèlerinage des chrétiens. La ville de David devient la ville de Jésus.
En 351 de notre ère, les Juifs font une nouvelle tentative de révolte pour retrouver leur liberté.

Domination de Byzance sur la Terre d’Israël (395-636)

Durant cette période d’occupation de la Terre d’Israël, les Juifs étaient présents à Jérusalem et sur tout l’ensemble du territoire de la Palestine. La population juive était redevenue particulièrement dense en Galilée, dans certaines partie de la plaine côtière et en Judée.
Selon le Talmud, rédigé à cette époque, plus de quatre cents localités juives, des villages pour la plupart, sont dénombrés sut la Terre d’Israël. La communauté juive vivait surtout d’agriculture alors que ses chefs élaboraient et consolidaient le mode de vie juive par l’éducation, l’enseignements général et universitaire.
Les œuvres majeures de cette époque furent la rédaction de la Michna (l’enseignement) achevée au 2e siècle, ainsi que le Talmud (ensemble de leçons incluant les commentaires et les discussions des amoraïms (1) sur la Michna) de Jérusalem, achevé entre le 4e et le 5e siècle de notre ère.
(1) Amoraïm : du mot araméen omer, celui qui explique, qui parle en public. À l’origine, le terme désignait celui qui présentait ou traduisait pour le public les paroles d’un Sage.

 http://www.amitiesquebec-israel.org/textes/histoire.htm

 

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